Brahim Diaz, futur prince andalou en Lombardie ?

Par Aurélien Bayard publié le 15 Sep 2020

L’année dernière, la connexion entre le Real Madrid et le Milan AC avait permis à un Theo Hernandez sur la pente descendante de rallier la Lombardie. Depuis, le Français est devenu indéboulonnable sur le côté gauche de la défense milanaise. Après cette franche réussite, les dirigeants ont voulu retenter le coup avec un autre joueur de la Casa Blanca en perdition, Brahim Diaz.

Le Messi de Malaga

Depuis qu’il a l’âge de taquiner la gonfle, Brahim Diaz étonne tous les observateurs. Son toucher de balle est tel que les hautes sphères du football lui semblent déjà promise. Jaime, ex-joueur de Malaga dans les années 90 et fidèle ami du père de Brahim, remue ciel et terre pour le placer dans le meilleur centre de formation du pays, la Fabrica du Real Madrid. Malheureusement, l’entreprise est vaine. Malgré quelques rencontres avec les formateurs, Brahim reste à quai.

Cependant, ceux du Malaga CF font moins la fine bouche et l’accueillent les bras ouverts. Manel Casanova, entraîneur des équipes jeunes boquerones, tombe rapidement sous le charme. « C’était un enfant différent, un joueur avec une telle vision du jeu qu’Il avait déjà trois coups d’avance sur les autres lorsqu’il recevait le ballon » se remémore-t-il pour Goal.com en 2019. Plus les années passent, plus les superlatifs et les comparaisons pesantes lui collent à la peau. A 13 ans, le Real se rend compte de son erreur et finit par s’intéresser à lui. Sauf qu’entre-temps, son meilleur ennemi, le FC Barcelone, vient également sonder le jeune espoir.

Le futur de l’Espagne

Les sentiments se bousculent dans la tête du jeune homme. Il s’accorde donc un délai de réflexion pour étudier les deux offres… mais finit par toutes les refuser ! Néanmoins, Malaga ne profitera pas pour autant de sa pépite. 3 ans plus tard, Pep Guardiola appelle en personne le milieu offensif pour qu’il le rejoigne dans le Nord de l’Angleterre. La tentation est cette fois-ci beaucoup trop forte. Pour 350 000 €, Diaz plie bagage et débarque chez les Citizens.

L’entraîneur catalan annonce directement la couleur, le milieu offensif doit apprendre auprès de David Silva pour devenir ni plus ni moins son remplaçant. Le futur pygmalion va même plus loin en déclarant qu’il sera le futur taulier de la Furia Roja. Mais l’effectif pléthorique de Manchester City contrecarre les plans des deux Espagnols.

Nonobstant le fait qu’il participe à des matchs çà et là, l’avenir de Brahim est clairement bouché. Alors comme son contrat arrive bientôt à échéance, il ne cherche pas à le renouveler. Lors du mercato hivernal de 2019, les dirigeants Sky Blues reçoivent une offre de 17 millions d’euros de la part du Real Madrid. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Diaz rallie la capitale espagnole.

Se relancer en Lombardie

Enfin ! Après deux tentatives infructueuses, la 3ème est la bonne. Alors qu’il avait été plutôt silencieux auparavant, il avoue que la Casa Blanca a toujours été son rêve d’enfant, et ce, même si quelques vidéos prouvent le contraire. Alors qu’ils se sont cherchés pendant de nombreuses années, l’idylle ne prend malheureusement pas. Le dispositif du Real Madrid ne lui sied guerre – Zidane n’utilise pas de numéro 10 – et ses prestations sur les ailes sont clairement insuffisantes. Diaz démontre qu’il lui reste encore une marche à gravir avant d’atteindre le très haut niveau.

Et l’air lombard peut l’aider à grandir. Pioli, à l’inverse de l’ancien capitaine des Bleus, utilise un système qui lui convient parfaitement, le 4-2-3-1. Brahim deviendrait alors le vice-Calhanoglu, un rôle que peut aussi tenir Paqueta, mais l’incertitude règne sur sa présence ou non pour la saison prochaine. Le milieu espagnol pourrait également dépanner en tant qu’ailier, bien que les actuels titulaires donnent satisfaction. Enfin, ses conditions d’arrivées – seulement en prêt sans option d’achat – font qu’il débarque sans pression. Brahim Diaz a donc toutes les cartes en main pour reprendre le cours d’une carrière qui commence à battre de l’aile…

Aurélien Bayard



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