Bologna, entre rêve et réalité

Par Gilbert Simonutti publié le 18 Oct 2015
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« Bologne peut devenir le Manchester City italien. » Si cette phrase peut faire sourire, elle sort tout droit de la réflexion de Beppe Marotta qui est loin d’être le premier venu dans le calcio. Comme le directeur de la Juve, beaucoup de dirigeants du football italien pensent que les rossoblu peuvent devenir un club qui compte dans les années à venir. Le problème est qu’il faut vivre aussi au présent, et là, les choses se corsent.

SAPUTO SEUL MAITRE A BORD

Le rêve américain voulu par Joe Tacopina lors de son arrivé s’est transformé au fil du temps en rêve canadien. Actionnaire minoritaire au début, Joey Saputo est devenu en quelques mois l’homme fort du club émilien. Son compère américain n’ayant pas les fonds et les soutiens nécessaires au projet Bologna, c’est l’Italo-canadien, déjà propriétaire des Montreal Impacts, qui a pris le relais, non sans une guerre par médias interposé entre les deux hommes. Saputo a d’ailleurs fini, à force de recapitalisation et d’un généreux bon de sortie, par mettre Tacopina définitivement hors-jeu tout en s’épargnant un possible procès. Un affrontement qui a laissé des traces et participé indirectement à la difficile transition du club entre la Serie B et la Serie A. Seul maître à bord, Joey Saputo pourra maintenant investir ses importants deniers en toute liberté. Les finances sont déjà assainies et le stade sera modernisé à hauteur de 33 millions d’euros.

DES DÉBUTS LABORIEUX

Si la situation se stabilise dans l’organigramme, ce n’est pas la joie sportivement. Après sept journées, Bologne pointe à la dernière place du classement avec une seule victoire au compteur (contre Frosinone) et six défaites qui font de l’entraîneur Delio Rossi le favori des bookmakers pour devenir le deuxième coach de Serie A à se faire virer cette saison. Le travail de Corvino sur le marché des transferts n’a pas porté ses fruits et l’équipe semble un peu tendre pour le très haut niveau. Les Pulgar, Ferrari, Masina, Donsah et autre Crisetig sont des éléments en devenir mais encore acerbes et la recrue phare de l’été Mattia Destro (aucun but inscrit) ne s’est pas encore calé dans la réalité rossoblu. Si vous ajoutez à cela les blessures de deux pièces maîtresses comme Giaccherini et Gastaldello vous comprendrez les difficultés de la bande à Delio Rossi.

UN AVENIR RADIEUX ?

Même si la situation est difficile, les dirigeants de Bologna gardent leur calme. Le coach jouera certainement sa place dimanche contre Palermo mais le projet continue. Les choix de Corvino de miser sur des jeunes joueurs d’avenir devrait finir par payer un fois l’amalgame réussi. Anthony Mounier est la révélation de ce début de championnat et il pourrait entraîner Destro dans son sillage. Au delà de ça, les 80 millions que Saputo a promis d’investir dans le club sur les trois prochaines saisons laissent également présager d’un avenir plus radieux. L’objectif final est le Scudetto d’ici à 10 ans. De son coté Corvino attend le mercato de janvier avec impatience afin de renforcer l’équipe et montrer que Bologna peut de nouveau frapper un grand coup sur le marché des transferts avant, peut être, de refaire trembler le monde comme dans les années trente.




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Gilbert Simonutti

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