Bilan mi-saison – Top 5 – les meilleurs clubs de la première partie de saison

Par Teo Contu publié le 26 Déc 2021
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Après 19 journées, la Serie A édition 2021/2022 livre ses premiers états d’âmes. Pour Calciomio, retour sur les cinq écuries italiennes qui ont marqué cette première partie de saison.

5) Fiorentina : Italiano, le chef d’orchestre

Montella, Iachini, Prandelli. Ils sont 3 à s’être succédés dans cette Fiorentina présidée par Rocco Commisso. L’Italo-américain n’avait pas encore trouvé la bonne équation entre joueurs et coach. Mais la nomination de Vincenzo Italiano est en passe de tout changer.

Le tacticien italien a créé un solide 4-3-3. En proie au doute après des échecs à l’Atletico et Arsenal, Torreira revit dans l’entrejeu de la Viola. Devant, Sottil, évolue avec les expérimentés Saponara et Callejon. Et puis, il y a ce duo serbe Milenković-Vlahović de feu, qui jouent sûrement leur dernière saison au club. Le premier performe en défense et le second empile les buts. C’est d’ailleurs meilleur buteur de la phase aller (16 réalisations).

Après 3 entraîneurs moroses, l’histoire serait belle pour la Fiorentina, de la voir enfin accrocher l’Europe. Et à égalité avec l’AS Roma, 6ᵉ, tout est possible.

4) Hellas : Les hommes partent, les idées restent

« Vivre dans l’inquiétude du résultat signifie vivre peu et mal. Tu passes 2 h/jour à l’entraînement à te tuer. Que reste-t-il si tu ne te souviens pas que tu fais ça par amour ? » Quand le meilleur buteur de votre équipe (Giovanni Simeone, 12 buts) véhicule ses pensées, cela en dit long sur vos intentions de jeu.

Portée par les idées novatrices d’Ivan Jurić pendant 2 ans, l’Hellas a vu son coach fétiche voler au secours du Torino. C’est Igor Tudor qui est venu reprendre le flambeau (après le licenciement de Di Francesco au bout de trois matchs). Et l’ancien adjoint de Pirlo continue de perpétuer les préceptes qui ont fait grandir l’Hellas. Dans un groupe qui a certes perdu des joueurs clés (Zaccagni, Lovato, Silvestri), l’équipe performe toujours.

13ᵉ sur cette phase aller, en ayant fait chuter la Lazio, la Juventus ou l’AS Roma, voir l’Hellas finir dans la 1ère partie de tableau à l’issue de la saison serait une belle récompense du travail fourni par ce groupe.

3) Empoli :  »Papi » Andreazzoli fait de la résistance

« Les joueurs ont commencé à m’appeler « Papi » pour plaisanter, mais j’aime ça. Les grands-pères sont aimés et respectés ». Doyen des entraîneurs en Serie A du haut de ses 68 ans, Aurelio Andreazolli a pourtant réussi à apporter un vent de fraîcheur dans le groupe d’Empoli, qui ne se la joue pas petits bras cette saison.

Dans un 4-3-1-2 porté vers l’offensif, se dégagent plusieurs hommes forts. À commencer par le portier, Vicario, héroïque sur de nombreux matchs. La charnière Luperto-Romagnoli apporte satisfaction, le créateur venu du pays des aigles, Bajrami, est aussi en place. Sans oublier devant, la doublette Pinamonti-Cutrone.

9ᵉ du classement à l’issue de la phase aller, voir Empoli dans la première partie de tableau à l’issue de la saison n’est pas démérité.

2) Napoli : Spalletti redonne des couleurs aux Partenopei

Gattuso ayant échoué à sa mission top 4 l’an passé, le Napoli a fait confiance à Spalletti pour retrouver au plus vite la Champions. Un objectif virtuellement atteint, en étant actuellement sur le podium, à 7 points du leader intériste. Et dans ce Napoli édition Spalletti, on a surtout vu des leaders solides à chaque ligne.

À commencer par Zambo Anguissa. Le Camerounais est devenu une référence dans l’entre-jeu. Sa blessure survenue mi-novembre coïncide d’ailleurs avec le coup d’arrêt du Napoli. Devant, Osihmen apportait pleine satisfaction jusqu’à ce choc frontal avec Skriniar en novembre. Six plaques et 18 vis en titane plus tard, le serial buteur reviendra (masqué) pour la CAN. Pour sa deuxième saison à Naples, Rrahmani tient la baraque derrière, encore plus depuis la blessure de Koubibaly et le départ de Manolas.

Véritable dynamiteur du début de saison, le Napoli trouvera-t-il les ressources pour enchaîner en 2022 ? L’objectif LDC devrait les motiver.

1) Inter : Le mariage parfait avec Inzaghi

Orphelins de ses hommes forts du Scudetto de 2020, la mission de Simone Inzaghi à l’Inter s’annonçait corsée. Et pourtant, l’ancien tacticien de la Lazio a su reprendre le flambeau. Notamment grâce à l’intégration réussie des recrues.

Hakan Calhanoglu semble marcher sur l’eau (6 buts et 7 passes décisives en 17 matchs, joueur du mois de novembre). Buteur sur la moitié des matchs du mois de décembre, Denzel Dumfries prend aussi de l’ampleur sur son couloir droit. Enfin, l’éternel Edin Dzeko est en train de réussir sa mue, avec déjà 8 buts.

Champion d’hiver devant le Milan AC, tout laisse à penser que l’Inter ira chercher son 20ᵉ Scudetto en mai prochain. À moins que ses rivaux n’aient un sursaut d’orgueil.

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Teo Contu

Étudiant en L3 Info-Com. Passionné de foot depuis le berceau et supporter du Milan AC



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