Bilan des joueurs italiens : Marco Verratti

Par Grégory Canale publié le 24 Mar 2020

La Serie A et l’ensemble du football européen sont à l’arrêt, en raison de la pandémie de coronavirus. Pendant cette période, la rédaction de Calciomio vous propose de dresser les bilans individuels des internationaux italiens cette saison. Après Sensi, place maintenant à un autre milieu de terrain : Marco Verratti.

Ce qu’on attendait de lui avant le début de saison

« Petit hibou » s’apprête à disputer sa huitième saison au Paris Saint-Germain. Dans le club de la capitale, l’Italien est le patron du milieu de terrain. Il touche en moyenne 100 ballons par match. Sa qualité de passe et sa vision du jeu pourront être une nouvelle fois précieuses pour le collectif, en quête d’un neuvième titre national et d’une bonne campagne européenne. Le PSG collectionne d’ailleurs les déconvenues en Champions League, où le joueur transalpin ne démérite pourtant pas.

Leader, Marco Verratti l’est également depuis plusieurs mois en équipe nationale. Longtemps critiqué pour ses prestations décevantes avec les Azzurri, il a enfin trouvé son rythme de croisière. Au milieu, le Pescarese forme un trio convaincant avec Jorginho et Barella. Et avec des cadres comme Chiellini et Bonucci, Verratti est sur la bonne voie pour ramener l’Italie sur la scène internationale du football. Après une Coupe du monde ratée, la Nazionale n’est pas loin d’une qualification pour l’Euro 2020.

À l’aube de la saison 2019/2020, l’Italien est donc un joueur confirmé, mais pas encore un fuoriclasse. Toujours à la limite dans les fautes commises, il a une fâcheuse tendance à contester les décisions arbitrales. Résultat : 15 cartons jaunes glanés la saison précédente. Et Marco n’est encore que trop peu décisif face au but, avec seulement neuf réalisations en sept saisons au PSG. Pas assez pour un milieu de terrain moderne. Mais ses deux buts en trois matches avec l’Italie, face à la Bosnie-Herzégovine et au Liechtenstein, sont un signe encourageant.

La situation aujourd’hui

Contrat rempli avec la Squadra Azzurra. Marco Verratti est l’un des principaux artisans de la qualification à l’Euro 2020. Il fait partie des joueurs forts autour desquels Mancini a construit sa sélection. Calciomio lui a d’ailleurs attribué la note de 7 deux fois de suite, pour ses excellentes prestations contre la Grèce à domicile et au Liechtenstein. Le milieu donne le tempo du jeu de son équipe et son absence se fait ressentir quand il n’est pas sur le terrain.

Marco Verratti a effectivement loupé trois des six matches de la Nazionale cette saison. Soit en raison de ses petites blessures récurrentes, soit pour assurer le turnover ou à cause d’une suspension. Lors de la première sortie de la saison internationale face à l’Arménie, le Transalpin a pris un troisième carton jaune en cinq rencontres. En conséquence, il n’a pas pu prendre part au duel ô combien important contre la Finlande. Fort heureusement sans conséquence pour l’Italie.

Le joueur n’a pas calmé ses ardeurs avec le Paris Saint-Germain. Des fautes et beaucoup de contestations, qui lui ont valu de prendre neuf cartons jaunes cette saison. Le tout avec zéro but au compteur. Marco a craqué une nouvelle fois lors du huitième de finale aller de la Champions League, face à Dortmund, et a été privé du match retour. Rencontre où pourtant ses coéquipiers sont allés chercher une qualification pour les quarts, sans leur « Petit hibou ». Son hygiène de vie a été également plus d’une fois montrée du doigt.

Note d’indispensabilité en Nazionale

7/10 : les saisons passent mais se ressemblent pour Verratti. Le milieu de terrain de 27 ans retombe trop souvent dans ses travers et ne semble pas progresser en club. Au contraire, Marco a passé un cap en équipe nationale. Homme fort de Mancini, il n’est pas imaginable de voir l’Italie évoluer sans lui. Le jeu des Azzurri est d’ailleurs moins fringant en son absence.

« Je préfère prendre un but que de balancer le ballon sans savoir où je le dégage », a-t-il dit à son propos. Une déclaration à son image : joueur déroutant, mais tellement attachant.

Grégory Canale

Rédacteur



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