Bilan des joueurs italiens : Lorenzo Insigne

Par Rémi Falvo publié le 01 Avr 2020

Focus sur la saison de l’ailier du Napoli et de la Nazionale, Lorenzo Insigne. Des moments difficiles, des périodes de doutes, des joies démesurées, cette saison le joueur est passé par tous les états. Décryptage et bilan pour le petit napolitain.

Ce qu’on attendait de lui avant le début de saison

Au terme d’une saison 2018/2019 en dents de scie, les attentes concernant Lorenzo Insigne sont très grandes. La plupart des tifosi souhaitent simplement qu’il retrouve son meilleur niveau, les temps où la « spéciale Insigne » faisait mouche une fois sur deux. Les attentes autours du Napolitain, c’est qu’il franchisse un cap, qu’il soit un capitaine exemplaire, et qu’il porte son équipe jusqu’au titre de champion d’Italie. Oui, le peuple Napolitain n’est pas le plus mesuré, et la notion de lucidité et de réalisme ne fait pas partie des principaux attributs d’un supporter en général. Les attentes sont là. Pour ce qui est de la Nazionale, c’est autre chose encore. Jamais Insigne n’a atteint son meilleur niveau avec la Squadra Azzurra, où il n’a que trop rarement brillé. Cette saison 2019/2020 devait servir d’antidote, avec l’Euro comme principal remède, à cette petite faiblesse. Du temps de Ventura, il était considéré comme l’avenir, le talent de l’équipe. Les saisons passent, mais la situation ne change pas, du moins pas assez. Et c’est dans cet exercice qu’était attendu au tournant Lorenzo Insigne.

La situation aujourd’hui

Sa saison au Napoli, est très compliquée. Tant sur le terrain qu’en dehors. Sa pire période était le début du championnat. Après avoir mis un doublé face à la Fiorentina,  il joue 20 matchs et n’y marque qu’un seul but. Période durant laquelle l’équipe entière se cherche, où les Ultras ne viennent plus au stade, où le président De Laurentiis augmente les prix des billets, et menace de vendre la moitié de l’équipe. Dont Insigne. Attaquant à la recherche de la confiance, ce n’est pas le genre de chose qui font paisir d’entendre. Ou de sentir. Cette hostilité a déteint sur ses performances. Mais, le 21 janvier, le match de Coppa Italia face à la Lazio au San Paolo va tout changer. Les Azzurri s’imposent 1-0, sur un but de leur icône Lorenzo Insigne, lequel fonce en bas de la Curva pur célébrer la victoire avec les Ultras qui avaient justement mis fin à leur boycott ce jour-là. Efficacité retrouvée, ambiance retrouvée, le Napoli retrouve également son Insigne, son capitano. Et à peine cinq jours plus tard, il marque face à la Juve et contribue grandement à la plus belle victoire de son équipe au cours de cette saison.

Pour lui, la Nazionale a été sa bouffée d’oxygène. Car c’est au moment où le club est dans sa pire crise depuis 2004 qu’il y est appelé pour disputer des matchs d’éliminaoires pour l’Euro 2020. Loin du climat hostile de Naples, il joue plus libéré, et marque même face à la Bosnie le 15 novembre. Peut-être cette coupure l’a-t-elle empêché de sombrer totalement au cours de sa saison.

Note d’inspensabilité en Nazionale

6,5/10. Lorenzo Insigne n’a pas été indispensable à l’équipe d’Italie, puisque la force des azzurri était constante, bien que Mancini y ait opéré un turnover constant. Avec ou sans lui, l’équipe gagne. Sauf qu’avec lui, elle gagne, et elle séduit. La Squadra Azzurra qui a retrouvé des couleurs, qui joue bien, et qui gagne, c’est la Squadra Azzurra d’Insigne. Notamment contre la Grèce et la Bosnie, il enflamme littéralement ces deux matchs. Et là, on se dit que c’est peut-être de cet Insigne-là que la Nazionale a besoin. Peut-être qu’enfin, le Napolitain sera prophète en son pays.

Rémi Falvo

Rédacteur



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