Bilan des joueurs italiens : Leonardo Spinazzola

Par Christophe Mazzier publié le 29 Mar 2020

La Serie A est momentanément suspendue, pour cause de crise sanitaire liée au Covid-19. En attendant le retour du championnat, Calciomio vous propose de dresser les bilans individuels des internationaux italiens cette saison. Focus sur le latéral gauche de l’AS Roma : Leonardo Spinazzola.

Ce qu’on attendait de lui avant le début de saison

En ce début de saison, tous les amateurs de Calcio ont en tête sa prestation XXL lors du match retour face à l’Atletico. Technique, vif, puissant, rapide, il avait marqué de toute sa classe cette rencontre au sommet, un des matchs mythiques de la Champions League. Toutefois, cette prestation aura été la seule à ce niveau, et à la fin de la saison, le staff turinois a décidé de se séparer de son joyau en devenir, lassé par les blessures à répétition du joueur de 27 ans. Ainsi tous les médias et les tifosi giallorossi voient d’un excellent œil l’arrivée sur le bord du Tibre d’un grand espoir (malgré son âge) du football italien. Equipe offensive et joueuse qui n’hésite pas à lui accorder toute sa confiance en levant les fonds nécessaires pour s’accaparer l’international.

A l’intersaison, Spinazzola va se retrouver au sein d’une transaction entre l’AS Roma et la Juventus qui va envoyer Luca Pellegrini à Turin plus 7,5 M€ dans les caisses bianconere. Le latéral gauche est recruté pour entrer dans la rotation avec Kolarov et doit progressivement prendre la place du Serbe, vieillissant. Malgré les 10 « petits » matchs de Serie A effectués la saison dernière, il est fréquemment appelé par Mancini en sélection quand il n’est pas blessé. Sur les 10 rencontres de la Squadra Azzurra en 2019 lors des éliminatoires de l’Euro, il a été convoqué quatre fois. Il n’a pas pu participer à 6 d’entre elles pour cause de problèmes musculaires, et il a joué deux matchs comme titulaire face au Liechtenstein et à la Grèce. On peut dire que Spinazzola a toute la confiance de Mancini.

La situation aujourd’hui

Cette saison, la vilaine blessure contractée en mai 2018 semble être un lointain souvenir. Même si le niveau qu’il avait alors à l’Atalanta, et qui faisait se frotter les mains aux dirigeants juventini, n’a toujours pas été atteint depuis. Malgré quelques petits pépins physiques cette saison, qui lui ont fait rater des matchs, le numéro 37 giallorosso a participé à 22 rencontres cette saison, toutes compétitions confondues, dont 15 en championnat. Dans la majorité des cas, il a dépanné à droite à cause des blessures successives de Florenzi, Santon et Zappacosta. Les statistiques sont assez faibles. Aujourd’hui, « Spina » c’est un but en League Europa et une passe décisive en Serie A.

La rotation avec Kolarov n’a pas eu lieu, entraînant d’ailleurs une fatigue du Serbe qui a entaché ses prestations. Pour pallier l’hécatombe à droite, les dirigeants romains, qui se sont séparés de Florenzi, ont même rappelé leur ancien joueur Bruno Peres au mercato hivernal. L’international italien semble même avoir perdu la confiance de Fonseca lui préférant le brésilien à gauche, et l’indispensable Kolarov à droite. Son entraîneur souhaitait même ardemment se séparer de son défenseur pour l’échanger avec Politano pendant ce même mercato. Un renfort obligatoire pour le coach suite à la blessure de Zaniolo.

Les chiffres sont accablants pour l’international italien et parlent d’eux même. Sur les 4 derniers matchs, Spinazzola a été trois fois sur le banc. L’histoire d’amour entre le coach et le joueur s’est bel et bien rompue.

Note d’indispensabilité en Nazionale

6/10 : L’horizon pour le natif de Foligno s’obscurcit. Toutefois, il représente encore l’alternative privilégiée par Mancini au titulaire, Emerson Palmieri. Le peu de concurrence à ce poste pourrait être une aubaine pour le joueur de la Louve. Mis en concurrence avec Biraghi, Luca Pellegrini et De Sciglio, la polyvalence et ses qualités offensives font de lui la doublure privilégiée. En espérant sa résurgence à l’AS Roma et la non éclosion exponentielle de Pellegrini, qui gravit les échelons petit à petit…

Christophe Mazzier



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