Bilan des joueurs italiens : Federico Bernardeschi

Par Boris Abbate publié le 19 Mar 2020
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Si le championnat est officiellement arrêté à cause de la situation sanitaire alarmante en Italie, la rédaction de Calciomio vous propose de dresser les bilans individuels des internationaux italiens cette saison. Et après Armando Izzo ou encore Salvatore Sirigu hier, on s’intéresse maintenant à Federico Bernardeschi.

Ce qu’on attendait de lui avant le début de saison

La saison passée, alors que la Juventus était encore sous les commandes de Max Allegri, Ferderico Bernardeschi était considéré comme un élément moteur au sein du groupe bianconero. Très apprécié par l’entraineur toscan avec ses qualités physiques impressionnantes et sa grande polyvalence, l’ancien feu follet de la Fiorentina jouissait alors d’un temps de jeu assez important malgré une concurrence féroce en attaque. Barré par un trio Dybala-Ronaldo-Mandzukic qui avait squatté les feuilles de matchs pendant une bonne partie de la saison, l’Italien avait en effet su tirer son épingle du jeu en disputant plus de la moitié des rencontres du calendrier. Mais en dépit de ces minutes de jeu très gratifiantes, Bernardeschi n’avait en réalité pas vraiment convaincu les supporters et le monde bianconero.

Jamais vraiment décisif et beaucoup trop brouillon dans de nombreux moments, l’ailier italien a ainsi plus que souvent laissé une immense sensation de gâchis à chacune de ses sorties. Car s’il ne faut pas oublier une chose, c’est que Bernardeschi est bourré de talents, mais qu’il ne l’a pour l’instant jamais vraiment prouvé sur la durée. Il y a bien ce match contre l’Atletico lors de la remontada la saison passée, ou il a surement réalisé sa plus belle performance sous le maillot turinois, mais c’est à peu près tout. Alors quand Maurizio Sarri a été nommé nouvel entraineur du club cette saison, l’objectif était double pour Bernardeschi : s’installer pour de bon dans le onze titulaire de la Juventus, et devenir enfin un vrai élément décisif dans l’équipe bianconera.

La situation aujourd’hui

Pourtant, aujourd’hui, le malheureux Bernardeschi sombre petit à petit dans une infernale spirale de négativité. En juillet dernier, quand Sarri a posé pour la première fois ses fesses et son paquet de clopes dans la salle de presse du Juventus Stadium, ce dernier assurait vouloir « enfin donner de la continuité à Bernardeschi », notamment « en le spécialisant dans un vrai rôle » et en arrêtant de la balader un peu partout sur le pré. On pensait alors que Bernardeschi allait camper pour de bon sur le coté droit du fameux 4-3-3 du Napolitain, et qu’il profiterait alors d’une stabilité tactique lui permettant d’enfin exprimer tout son potentiel. Mais après près de 8 mois de compétition, le constat est tout autre ! Bernardeschi n’est jamais parti titulaire dans le 4-3-3 de Sarri, et Douglas Costa ou Cuadrado lui ont à chaque fois volé la vedette.

Pire encore, l’Italien a découvert un autre inattendu rôle de trequartista qui ne lui convient pas spécialement, mais où ses caractéristiques physiques étaient jugées « essentielles pour aider l’équipe défensivement« . Résultat, cette saison, l’ancien de la Fio n’a jamais convaincu et est apparu en difficulté à de nombreuses reprises, tout en se mettant à dos une partie des supporters. Et pour arroser le tout, l’Italien est depuis quelques matchs expérimenté en tant que milieu relayeur ou mezzala comme on dit en Italie. Un rôle une nouvelle fois incrédule, qui le pousse aussi sur le banc à pratiquement tous les matchs. Car cette saison, Bernardeschi n’a même pas encore disputé plus de 1000 minutes de jeu, et son dernier match complet date du 15 janvier dernier. Lors d’un match de Coppa Italia où Sarri avait fait beaucoup tourner…

Notes d’indispensabilité en Nazionale

6/10 : Malgré un temps de jeu considérablement réduit cette saison, avec notamment un nouveau poste qu’il doit encore comprendre et parfaire, Bernardeschi reste une valeur sure en Nazionale, où Mancini apprécie son volume de jeu et ses qualités techniques. D’ailleurs, le coach italien l’a répété, et Bernardeschi devrait bien évoluer sur le coté droit du 4-3-3 de la Nazionale. Reste seulement à savoir si le joueur turinois arrivera en équipe d’Italie dans de bonnes conditions, lui qui disparait tout doucement mais surement des radars en club…

Boris Abbate

Rédacteur



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