Bilan des joueurs italiens : Danilo D’Ambrosio

Par Fabio Pendolino publié le 13 Avr 2020

Si le championnat est officiellement arrêté à cause de la situation sanitaire alarmante en Italie, la rédaction de Calciomio vous propose de dresser les bilans individuels des internationaux italiens cette saison. Et après Biraghi hier, on s’intéresse aujourd’hui à Danilo D’Ambrosio.

Ce qu’on attendait de lui avant le début de saison

Le latéral italien a été l’un des meilleurs joueurs pour l’Inter l’an passé, l’un des plus décisifs de l’effectif, même si ses statistiques n’évoquent « que » deux buts et six passes décisives toutes compétitions confondues. Titulaire indiscutable à droite dans la défense à quatre de Spalletti, il pouvait être l’un de ceux qui pouvait souffrir de l’arrivée sur le banc de l’Inter d’Antonio Conte l’été passé. L’ancien entraîneur de la Nazionale est en effet assez rigide sur son système tactique et va former les Nerazzurri à son fameux 3-5-2. Si D’Ambrosio a déjà dépanné au poste de défenseur central, il est plus familier au poste d’arrière droit même s’il a aussi joué dans un milieu à cinq, et même à gauche.

Pour ces raisons, sans être définitivement relégué sur le banc, les tifosi de l’Inter s’attendaient à le voir partir derrière Candreva, en concurrence avec Lazaro, pour le poste de milieu droit. Derrière de Vrij, Godin et Skriniar, en concurrence avec Bastoni et Ranocchia, pour un poste de défenseur central.

La situation aujourd’hui

Avec 18 matchs joués cette saison, force est de constater que l’Italien est loin d’être titulaire. Il reste néanmoins un intéressant second couteau pour Conte et l’Inter, l’entraîneur appréciant les différents rôles que D’Ambrosio sait assumer. L’ex-Juventino parle ainsi d’un « jolly important, à utiliser autant dès le début qu’en cours de match« . Deux facteurs contribuent aussi à ce statut de réserve ; d’un côté, si Godin ne convainc pas avec régularité en défense, la montée de Bastoni au sein de la hiérarchie n’a pas permit à D’Ambrosio de se saisir de ce poste. De l’autre, l’arrivée en janvier de Victor Moses assombrit l’horizon sur le côté droit malgré le départ de Lazaro à Newcastle. Le Nigérian et Candreva semblent en effet un cran au dessus de D’Ambrosio, surtout depuis son retour de blessure.

Plus que son talent pur, c’est sa polyvalence, son abattage et son sens du sacrifice qui font de lui un joueur appréciable pour Conte. Il a toujours créée plus de solutions que de problèmes, depuis son arrivée à la Pinetina en 2014. Ces éléments pourraient d’ailleurs lui valoir une extension de contrat, alors que l’actuel se termine en juin 2021. Une année de plus pour un des désormais tauliers, et hommes forts, du vestiaire nerazzurro ?

Notes d’indispensabilité en Nazionale

4/10 : Une première convocation par le sélectionneur Mancini au ritiro pour remplacer De Sciglio, blessé. Une deuxième, en octobre dernier, où il jouera le match entier contre la Grèce (victoire 2-0). L’ancien entraîneur de l’Inter explique « je l’ai entraîné, c’est un garçon vraiment sérieux qui s’applique. Je sais ce qu’il peut donner, il sait jouer défenseur central et latéral, et c’est un aspect important« . Ici aussi, sa polyvalence peut être un atout important en vue de l’Euro l’an prochain. Surtout, l’Italie devrait sans aucun doute rester dans un schéma proche du 4-3-3 vu lors des dernières sorties – un schéma adapté aux qualités de D’Ambrosio.

Cependant, malgré cette capacité à jouer sur plusieurs postes, il apparaît peu probable que Danilo soit convoqué sans gain de forme vraiment notable ou blessures d’autres joueurs. L’émergence de joueurs de chaque côté de la défense (Pellegrini, Emerson à gauche et Di Lorenzo, Lazzari, voire Florenzi, à droite) rend le choix difficile. Surtout, d’autres joueurs comme De Sciglio ou Spinazzola sont eux-aussi polyvalents et pourraient s’attirer les faveurs de Mancini. Le joueur montre en tout cas une forte volonté, et le sélectionneur connaissant ses qualités, il a les cartes en main pour recevoir de nouvelles sélections comme il l’expliquait : « Je veux vraiment participer à l’Euro, l’âge avançant est une raison supplémentaire – je ne suis plus tout jeune. Je devrai saisir chaque occasion que j’aurai pour m’améliorer parce que je peux le faire. Encore plus avec Conte. Après, comme tout, cela dépendra de mon rendement en club« .

Fabio Pendolino

Rédacteur



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