Bilan des joueurs italiens : Alessandro Florenzi

Par Julien Camarda publié le 24 Avr 2020

Si le championnat est officiellement arrêté à cause de la situation sanitaire alarmante en Italie, la rédaction de Calciomio vous propose de dresser les bilans individuels des internationaux italiens cette saison. On poursuit aujourd’hui avec Alessandro Florenzi, latéral droit du Valence CF prêté par l’AS Roma.

Ce qu’on attendait de lui avant le début de saison

Romain de naissance, Alessandro Florenzi est sous contrat avec les Giallorossi depuis 2011. Après un prêt séduisant à Crotone en Serie B (11 buts et 2 passes décisives en 37 rencontres), il revient à Rome pour la saison 2012/2013. L’an dernier, le numéro 24 giallorosso conclue une saison 2018/2019 intéressante : 29 matchs, 3 buts et 2 passes décisives sous les ordres d’Eusébio Di Francesco puis de Claudio Ranieri. Après 8 saisons dans la capitale, le latéral droit récupère le brassard de capitaine laissé par l’emblématique Daniele De Rossi.

Tantôt milieu de terrain, tantôt arrière latéral, Florenzi est polyvalent et dispose de bonnes facultés d’adaptation. Pour la saison à venir, il doit s’affirmer et montrer qu’il a tout d’un leader pour porter l’AS Roma. Il aura tout le temps de le démontrer entre Serie A, Coppa Italia et Europa League.

La situation aujourd’hui

Cette saison, Paulo Fonseca arrive aux commandes de l’AS Roma. Exit Totti et De Rossi, en théorie Alessandro Florenzi doit reprendre le flambeau romain. Mais la réalité est tout autre. Son temps de jeu s’amenuise au fur et à mesure. En 14 matchs de Serie A cette année, il n’aura été que très peu décisif : 1 seule passe décisive en 1 003 minutes jouées. En concurrence avec Davide Santon, Mert Çetin ou encore Bruno Peres, Alessandro Florenzi ne parvient pas à prendre le meilleur sur ses coéquipiers. Au mercato hivernal, après discussion avec le staff romain, l’international italien préfère quitter la capitale pour Valence et ainsi trouver plus de temps de jeu en vue de l’Euro. Peu après son transfert vers l’Espagne, Paulo Fonseca déclare : « Honnêtement, ce qu’il s’est passé, c’est qu’il voulait jouer davantage. […] Je pense que c’était une bonne solution pour Florenzi. ».

Après avoir quitté Trigoria, Florenzi rend hommage à son club de cœur en postant sur les réseaux sociaux une photo de lui enfant vêtu de giallorosso : « Cet enfant sera toujours là pour poursuivre ses rêves. Quoi qu’il arrive. MERCI ROME« . Fraîchement débarqué dans la péninsule Ibérique, Albert Celades lui fait confiance et l’aligne aussitôt dans son 4-4-2 au poste d’arrière droit face au Celta Vigo (1-0). Après les éloges pour des débuts réussis, Florenzi retombe sur terre la journée suivante à Getafe (3-0). Pour un tacle non maîtrisé sur Cucurella, il prend un carton rouge direct.

Entre grippe, varicelle et coronavirus, Florenzi vit une saison compliquée. De plus, son futur reste incertain, Valence n’est pas sûr de miser sur lui l’an prochain et un retour à Rome avec Fonseca paraît compliqué. Il faudra trouver une porte de sortie avec à la clé une place de titulaire si l’international italien veut faire partie des 23 pour l’Euro. En Italie, la Fiorentina serait intéressée pour récupérer le joueur de 29 ans mais son salaire (3 millions par an) reste un investissement conséquent. En Espagne, Monchi, qui a fait son retour au FC Séville, suit également la situation.

Notes d’indispensabilité en Nazionale

4,5/10 : A maintenant 29 ans, c’est le moment ou jamais pour Florenzi. Lancé en Nazionale par Cesare Prandelli en 2012, son premier but vient lors de sa première titularisation, en octobre 2013, face à l’Arménie (2-2). Aujourd’hui, l’arrière droit italien compte 35 sélections. Il fait partie des plus capés mais n’a jamais réussi à s’imposer durablement.

Le poste d’arrière latéral (droit ou gauche) est sans doute l’une des incertitudes de Roberto Mancini. Le Romain a participé à 4 matchs de qualifications pour l’Euro et devra garder un œil sur la concurrence. Mattia De Sciglio, Gianluca Mancini et Giovanni Di Lorenzo prétendent également à un poste de titulaire. Avec le report de la compétition, Davide Zappacosta aura aussi sa carte à jouer. La balle est dans le camp du ct azzurro.

Julien Camarda

Rédacteur



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