Bilan de la saison 2015-2016 : AS Roma

Par Julien Braidotti publié le 01 Juin 2016
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AS Roma

L’AS Roma sortait d’une saison 2014/2015 globalement compliquée, mais les dirigeants de l’AS Roma décident de conserver Rudi Garcia et de lui offrir un mercato digne de leurs ambitions. Prêt d’un an plus tard, on peut dire que certaines choses ont fonctionné, d’autres beaucoup moins. Première de Serie A après la dixième journée et une Juventus à 11 points derrière, tout était réuni pour faire une belle année. Cette première place, la Louve ne la reverra plus, elle se fera également éliminée par Spezia en coupe d’Italie et malgré un groupe abordable, passera tout prés d’une élimination au 1er tour de Champions League. À la fin de la phase aller du championnat, la Roma est 5ème, à 7 points de la première place occupée par le Napoli. C’en est trop pour les dirigeants américains qui se séparent de Garcia et le remplacent par un nom bien connu dans la capitale italienne, Luciano Spalletti. Grâce à lui et malgré une élimination en Champions League face au Real Madrid (dont ils n’auront pas à rougir), les giallorossi, méconnaissables, vont réaliser une phase retour impressionnante, accrochant une 3ème place qui était loin d’être gagnée au mois de Janvier.

LA SAISON DE L’AS ROMA

Roma 2015-2016

– 3ème de Serie A

– Éliminée en 8ème de finale de Coppa Italia par la Spezia

– Éliminée en 8ème de finale de Champions League par le Real Madrid

– 47 matchs, 24 victoires, 14 nuls, 9 défaites, 94 buts marqués, 61 buts encaissés

L’ÉQUIPE TYPE


Meilleur buteur : Mohamed Salah, 15

Meilleur passeur : Miralem Pjanic, 13

Joueur le plus utilisé : Kostas Manolas, 3842

LES +

RADJA NAINGGOLAN

L’indispensable. Sans son Belge à la crête dorée, la Roma n’est plus la même. Que ce soit en milieu défensif, en milieu relayeur ou carrément en n°10, le « ninja » déçoit rarement. Grâce à son impact physique et son volume de jeu, il n’est pas rare de le voir à la récupération, à la construction et à la finition d’une même action. Il peut tout faire, il sait tout faire et il le fait souvent très bien. Le genre de joueurs que la Roma ne doit plus laisser filer.

KOSTAS MANOLAS

Déjà lors de sa première saison en giallorosso, Manolas nous avait fait forte impression mais on attendait la confirmation. La réponse ne s’est pas faite attendre car dès le début et tout au long de cet exercice 2015/2016, le colosse Grec n’a laissé que des miettes à ses adversaires. Rarement prit à défaut, imprenable en duel aérien ni à la vitesse, un sens du placement et de l’anticipation en constante évolution, Kostas a tout simplement été l’un des meilleurs défenseurs centraux de Serie A cette saison.

DIEGO PEROTTI

Si la Louve a réalisé une aussi belle phase retour, c’est en grande partie grâce à lui. Titulaire et décisif dès son arrivée dans la capitale, il réussit à apporter une technique, une détermination et un point d’appui offensif qui manquait cruellement au jeu stéréotypé de l’aire Garcia. Rapidement positionné en faux-neuf par Spalletti et délogeant au passage un Dzeko inefficace, l’Argentin a fait des ravages dans les défenses italiennes et a terminé la saison avec un ratio de 3,6 dribbles réussis par match, 3 buts et 7 passes décisives en 16 rencontres.

LES –

EDIN DZEKO

Avec 10 buts et 7 passes décisives, on pourrait croire que son bilan n’est pas si mauvais, mais pour ceux qui l’ont vu jouer cette saison et au vu des attentes placées en lui, le bilan est forcément bien plus mitigé. Fantomatique lors des gros matchs, ratant des occasions immanquables et des passes faciles, le tout accompagné, bien souvent, d’une nonchalance à faire pâlir Balotelli, ça fait beaucoup ou trop peu, c’est selon. Pour un joueur qui était censé faire franchir ce fameux palier à la Roma, on peut dire que la déception est à la hauteur des attentes, énorme.

IAGO FALQUÉ

Gêné par des blessures à répétitions, l’ailier espagnol n’a jamais pu trouver sa place ni le rythme nécessaire pour donner la pleine mesure de ses capacités. Préférant trop souvent la solution de facilité, Falqué n’a jamais réussi à apporter sa rapidité et sa fougue qui le caractérisaient au Genoa l’an passé.

SEYDOU KEITA

Le doyen du milieu giallorosso n’a fait que le strict nécessaire lors de ses 20 apparitions. On l’a senti plus emprunté ou moins concerné que l’an passé, se contentant de faire acte de présence et jouant la passe facile la plupart du temps. À 36 ans et un contrat qui devrait, à priori, ne pas être renouvelé, peut-être n’avait t’il plus la motivation.

LES AUTRES

Wojciech Szczęsny : Malgré 54 buts encaissés, le portier Polonais a réussi une très belle saison. Réalisant des arrêts aussi décisifs que spectaculaires tout au long de l’année.

Morgan De Sanctis : Avec l’arrivée de Szczesny, il a dû se contenter d’un rôle de remplaçant.

Bogdan Lobont : Ne se plaint jamais de son rôle de 3ème gardien mais ne joue jamais non plus. « Lobont » soldat.

Alessandro Florenzi : L’un des joueurs les plus en vue du début de saison (quel but face au FC Barcelona!), le couteau suisse italien a réalisé une saison plus qu’honorable, réalisant quelques prestations de très haut niveau.

Maicon : Comme l’année dernière, le vétéran brésilien a eu toutes les peines du monde à se trouver prêt physiquement.

Lucas Digne : L’international Français a réalisé une saison moyenne défensivement mais très intéressante offensivement. Probablement suffisant pour être acheté cet été.

Vasilis Torosidis : Seulement 10 apparitions dont une seule sous Spalletti, le défenseur Grec a été le dernier recours en cas de blessures des autres latéraux.

Emerson : Il a réussi à grappiller quelques minutes de jeu en fin de saison avec des prestations toujours correctes. À revoir.

Antonio Rudiger : Une première partie de saison calamiteuse mais il s’est très nettement amélioré sous les ordres de Spalletti.

Leandro Castan : Le défenseur brésilien n’a toujours pas réussi à se remettre totalement de son opération et n’a participé qu’à 5 rencontres cette saison.

Ervin Zukanovic : Arrivé au mercato de Janvier, le 3ème bosnien de la Louve a livré des prestations correctes la plupart du temps. Une alternative intéressante en défense.

Norbert Gyömber : Considéré comme le 4ème défenseur central dans la hiérarchie, il était là pour faire le nombre en cas de coup dur.

Miralem Pjanic : 12 buts, 13 passes décisives, 85% de passes réussies, des statistiques qui parlent d’elles-mêmes. Il va être difficile de le conserver cet été.

Kevin Strootman : Un an après sa rechute en Janvier 2015, le milieu Hollandais a enfin réussi à retrouver les terrains pour le plus grand bonheur de son équipe et des tifosi.

Daniele De Rossi : Capitan futuro a, une nouvelle fois, alterné le chaud et le froid, notamment à cause de blessures récurrentes. Il a semblé retrouver des couleurs sous Spalletti.

William Vainqueur : Le bon remplaçant. Celui qui ne portera jamais l’équipe vers le haut mais qui ne l’affaiblit pas énormément quand on fait appel à lui.

Salih Uçan : Le pauvre milieu turc a ciré le banc pour la deuxième année consécutive.

Mohamed Salah : Meilleur buteur malgré un passage à vide suite à sa blessure contractée au mois de Novembre, « Momo » a été l’arme offensive n°1 de la Roma cette saison.

Juan Iturbe : Comme l’an passé, « Manu » n’a jamais réussi à retrouver ses pieds perdu à l’Hellas. Prêté au moins de Janvier à Bornemouth.

Stephan El Shaarawy : Les dirigeants giallorossi ont eu du flair en faisant revenir l’attaquant italien au pays. 8 buts et 2 passes décisives en 16 matchs plus une convocation pour l’Euro en guise de récompense, il faraone revient de loin.

Gervinho : Un bon début de saison avec 7 buts et 2 passes décisives mais solidaire avec son coach, « Gervais » quitte la Roma peu après le licenciement de Rudi Garcia.

Umar Sadiq : Le jeune attaquant nigérian s’est vu offrir un peu de temps de jeu grâce à l’accumulation de blessures. Il en a profité pour se faire remarquer en plantant 2 pions.

Francesco Totti : Il capitano a dû vivre l’une des saisons les plus compliquées de sa longue carrière mais pour ceux qui en doutaient encore, le Roi de Rome, c’est toujours lui. Meilleur ratio minute jouées/but de la saison.

LES ENTRAÎNEURS

Rudi Garcia est conservé sur le banc giallorosso pour la 3ème année consécutive et malgré un bon début de saison, la Roma va s’écrouler, comme l’an passé, après une déculottée en Champions League. Le coach Français ne s’en relèvera pas. Il se fait éliminer de la Coppa Italia face à la Spezia dans la foulée et se fait remercier après un match nul de trop face au Milan AC. Pour le remplacer, c’est Luciano Spalletti, un ancien de la maison de 2005 à 2009 qui débarque une nouvelle fois sur les bords du Tibre. Dès son arrivée et jusqu’à la fin de la saison, il va transformer la Roma, que ce soit tactiquement, physiquement ou moralement. Une réussite qui sera accompagnée de 2 matchs d’une grande qualité en Champions League face au Real Madrid, d’une seule défaite (face à la Juve), 6 matchs nuls pour 14 victoires en championnat.

LA SAISON PROCHAINE

L’objectif principal va être, dans un premier temps, de réussir à conserver son effectif actuel. Sur le banc, sauf tremblement de terre, Spalletti va pouvoir continuer son oeuvre et apporter quelques joueurs de son choix. Dans un deuxième temps, il va falloir passer le tour préliminaire de Champions League qui va vite arriver, et qui ne va pas être une mince affaire vu les équipes que la Roma est susceptible de rencontrer (l’équipe n’est pas tête de série). Enfin, comme l’an passé, il y a fort à parier que la Louve voudra jouer les premiers rôles dans la course à la Champions League et, pourquoi pas, remporter un scudetto qui la fuit depuis maintenant 15 ans.




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Julien Braidotti

Rédacteur Roma



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