Le bilan à la mi-saison : Palermo

Par Christophe Brefort publié le 27 Déc 2015

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Ce qui a fonctionné

Les bonnes performances des recrues. Il fallait trouver un motif de satisfaction. Disons les nouveaux, enfin deux en particulier. Le premier est le milieu suédois Hiljemark. Opérationnel immédiatement, il n’a pas subi le choc culturel. Très bon impact dans le jeu même si ses performances sont déclinantes depuis quelques semaines… comme celles du reste de l’équipe. Le second est le défenseur central Edoardo Goldaniga. Défenseur buteur, ce jeune passé par la primavera palermitaine et par Perugia la saison dernière en Serie B, est lui aussi dispo et efficace. Il a mis plus de temps à obtenir la confiance des entraîneurs mais n’a plus lâché sa place de titulaire depuis. À noter également les performances globalement satisfaisantes de Trajkovski et d’El Kaoutari en tout début de saison (avant de disparaître de la circulation). Gilardino est quant à lui plus ou moins au rendez-vous.

Ce qui n’a pas fonctionné

Plus de Dybala, plus de résultats. L’absence de Dybala n’a pas été comblée. Le schéma n’a pas été adapté en conséquence cet été, le recrutement devant n’a pas été à la hauteur et même si le reste de l’équipe a très peu bougé, ça ne fonctionne plus. Dybala était le joueur le plus fort mais aussi un homme clé dans l’organisation palermitaine. Plus de Dybala, plus de résultat.

Vazquez ne fait pas tout ce qu’il faut. Il n’est pas à la hauteur. Oui, il est de très loin le leader technique de cette équipe, oui quand il se réveille l’équipe se transforme mais le problème, c’est qu’il dort beaucoup. Est-il trop isolé dans une équipe qui n’est pas à son niveau ? L’entente avec Dybala était-elle si importante que cela pour son rendement ? Laisse-t-il passer le temps en attendant un départ l’été prochain ? En tout cas le Vazquez que l’on voit cette saison est presque invisible et même énervant. Un joueur de son talent doit jouer à un autre niveau.

Zamparini est de retour. Le problème n’est pas tant d’avoir viré Iachini, même si ce choix n’était pas incontestable. Le problème est d’avoir mis le club à feu et à cendres en quelques semaines après plus de 2 ans d’une stabilité qui semblait irréelle. Zamparini est bien de retour, plus en forme que jamais, avec son cortège de mauvaises décisions, au nombre desquelles figure notamment la mise à pied de Rigoni (meilleur joueur de la saison dernière) et Maresca, deux joueurs d’une expérience absolument capitale pour un club en lutte contre le maintien. Les deux joueurs partiront certainement cet hiver, probablement remplacés par des joueurs exotiques qui ne connaissent pas la Serie A. Bref, les caprices et les décisions impulsives font de nouveau partie du paysage rosanero, ce qui ne facilitera pas la tâche des joueurs… et la saison n’est pas finie.

Le joueur à retenir

Stefano Sorrentino. De loin le meilleur joueur rosanero en cette première moitié de saison, il a été l’auteur de performances de très haut niveau. Sans lui Palermo serait probablement relégable. À 36 ans, le gardien continue à se bonifier. Décisif, leader, capitaine, il est un exemple pour ses coéquipiers. Sorrentino est l’une des rares réelles satisfactions et peut-être aussi celui qui empêchera le club sicilien de sombrer à nouveau.

Le joueur à oublier

Uros Djurdjevic. Rien contre le joueur mais il concentre en lui beaucoup des choses qui ne vont plus. Erreur de casting, recruté pour faire le nombre, souvent blessé, peu utilisé quand il ne l’est pas. Dit autrement, on ne sait pas à quoi il sert. Il a quand même marqué un but contre Carpi, décisif qui plus est, lors de sa première apparition, alors bon, laissons lui une chance quand même.

Christophe Brefort

Rédacteur Palermo



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