Le bilan à la mi-saison : Frosinone

Par Julien Braidotti publié le 26 Déc 2015

frosinone

Ce qui a fonctionné

L’animation offensive. Les résultats ne suivent peut-être pas mais l’animation offensive de Frosinone fonctionne pourtant bien. Dans leur 4-4-2 traditionnel, les nouveaux promus se trouvent facilement en phase offensive, bien aidés par un très bon duo Soddimo/Dionisi côté gauche. On retrouve également Chibsah, Ciofani et Rosi de l’autre côté du pré, loin d’être en reste dès qu’il s’agit d’attaquer. Avec une meilleure finition, Frosinone ne serait probablement pas dans la zone rouge.

La gagne des matchs importants. Perdre contre l’AS Roma, l’Inter ou le Napoli, cela importe peu. C’est regrettable mais au final, les matchs qu’il fallait gagner, c’était ceux contre leurs adversaires directs pour le maintien (surtout à domicile), et c’est ce qui a été fait. On pense notamment aux matchs face à Empoli, Carpi ou dernièrement, face au Hellas.

Les matchs à domicile. Loin d’être ridicules, les nouveaux promus s’en sortent souvent avec les honneurs dès qu’ils reçoivent. Dans un Stadio Matusa rempli à chaque rencontre, les hommes de Stellone et leurs tifosi ont donné bien des sueurs froides à leurs adversaires. Quatre victoires pour autant de défaites et un match nul, voilà un bilan encourageant pour la suite de l’aventure.

Ce qui n’a pas fonctionné

La finition. Comme nous le disions plus haut, l’animation offensive fonctionne plutôt bien mais dès qu’il s’agit de planter du pion, y’a plus personne. Le phénomène est amplifié dès que Frosinone quitte ses terres car avec trois buts en huit matchs, elle est la plus mauvaise attaque du championnat à l’extérieur.

La défense. Que ce soit sur coups de pieds arrêtés, lors d’une contre-attaque adverse ou lorsqu’il s’agit de relancer, la défense gialloblu est rarement rassurante. Malgré un très bon Leonardo Blanchard qui sauve les meubles comme il peut, Frosinone est la plus mauvaise défense du championnat avec 34 buts encaissés. Problème tactique ?

Les déplacements. Un match nul (au Juventus Stadium en septembre dernier) pour sept défaites, dont les trois dernières avec quatre buts dans les valises, le constat est sans appel, les joueurs de Frosinone n’aiment pas quitter leur nid. Mais pour le maintien, il va vite falloir apprendre à voler, sinon l’atterrissage risque d’être violent.

Le joueur à retenir

Danilo Soddimo. À 28 ans, le milieu italien vit sa première saison dans l’élite en tant que titulaire. Déjà présent en Serie C, Soddimo a franchi les paliers en même temps que son club, jusqu’à devenir l’un des indispensables de Roberto Stellone cette saison. La moitié des actions dangereuses de son équipe viennent de ses pieds car avec sa carrure, sa technique et son explosivité, il est la cible favorite de ses coéquipiers dès qu’il s’agit de relancer. Ne reste qu’à soigner le dernier geste pour devenir, pourquoi pas, l’une des révélations de la saison.

Le joueur à oublier

Daniele Verde. Nous l’avions identifié comme la recrue phare du club lors du dernier mercato et l’on s’attendait à l’éclosion du jeune romanista. Malheureusement, il faut croire que son coach ne lit pas Calciomio ou qu’il n’est pas d’accord avec nous le concernant. Résultat, l’Italien de poche est le joueur de champ le moins utilisé par Roberto Stellone en ce début de saison (125 minutes de jeu), et il se murmure qu’un retour dès ce mois de janvier dans la capitale est envisageable. Flop.

Julien Braidotti

Rédacteur Roma



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