Bernardeschi, grand perdant de l’été bianconero ?

Par Arno Tarrini publié le 03 Sep 2019
Bernardeschi

Après un été mouvementé, la Juventus n’a toujours pas trouvé l’équilibre dans son effectif. Résultat : face à Parma et au Napoli, la Vielle Dame avait un banc qui ferait rêver l’Europe entière, composé, entre autres, de Matthijs De Ligt (remplaçant face à Parma, titulaire face au Napoli), Paulo Dybala, Mario Mandzukic ou encore Federico Bernardeschi. Et si l’Italien, qui avait acquis un statut de titulaire sous Allegri, était la principale victime de cette Juve « new look », emmenée par Maurizio Sarri ?

Un symbole des problèmes de riche de la Juve

Le mercato est fermé et la Juventus, hormis les ventes de Kean et Cancelo, n’a pas dégraissé et a enregistré de nouvelles recrues (Ramsey, Rabiot, De Ligt, Demiral, Danilo…). Gonzalo Higuain a fait son retour à la pointe de l’attaque, aux côtés de Cristiano Ronaldo, son ancien coéquipier au Real Madrid, et du virevoltant brésilien Douglas Costa dans le système de jeu en 4-3-3 mis en place par Sarri.

Ainsi, des joueurs comme Dybala et Bernardeschi se retrouvent sur la touche, alors qu’ils ont tous les deux été des éléments importants de la Juve d’Allegri. Mais c’est certainement l’ancien de la Viola qui est le plus à plaindre. Loin d’être un joueur ultra-décisif (2 buts et 3 passes décisives en Serie A en 2019), Bernardeschi sort d’une saison plutôt aboutie, avec 28 matchs de Serie A disputés, dont 14 en tant que titulaire, après avoir bataillé pendant des mois pour obtenir plus de temps de jeu.

Il avait définitivement acquis la confiance du « Mister » à la suite de son match XXL face à l’Atletico Madrid en Champions League (3-0, une passe décisive, un pénalty prvoqué). Ce qu’a réussi à faire le natif de Carrara n’est pas donné à tout le monde : mettre sur le banc la Joya, Paulo Dybala et s’imposer comme titulaire en attaque aux côtés de CR7. Mais aujourd’hui, avec toutes les options offensives dont dispose Sarri, son rôle dans l’effectif est compliqué à définir. À 25 ans, et avec l’Euro 2020 en ligne de mire, l’international italien, à qui on prête parfois un rôle de leader, subit les conséquences d’un été mouvementé à Turin, avec l’arrivée de Sarri.

Une hiérarchie offensive difficile à établir

Paulo Dybala, annoncé sur le départ depuis le début de l’été, est toujours là, et devrait logiquement s’imposer comme une solution en attaque, au moins en tant que remplaçant. Les deux joueurs ayant un profil similaire, il est dur de savoir qui tirera son épingle du jeu. De plus, dans le couloir droit, c’est Douglas Costa qui semble avoir les faveurs de Maurizio Sarri. Dybala et Bernardeschi devront certainement se partager des bouts de matchs. Mais l’ailier droit de formation a un avantage : il peut jouer quasiment à tous les postes en attaque (Ailier, 10, Attaquant de soutien…) et apporte un repli défensif plus accru.

Un rôle à jouer dans la quête du triplé

Pour la Juventus, comme pour d’autres équipes en Europe, la saison risque d’être longue. Et avoir un effectif de cette qualité pourrait bien, à nouveau, faire la différence dans le sprint final en Serie A et dans la phase à élimination directe en Champions League.

Bernardeschi, plus défensif et plus polyvalent que ses concurrents, pourrait avoir un rôle à jouer dans la quête de la Juventus et du président Agnelli, avec des objectifs qui restent inchangés : gagner la Champions League et conserver son hégémonie sur le championnat italien. Mais pour conserver sa place en équipe nationale et disputer l’Euro 2020, Federico Bernardeschi va devoir encore élever son niveau et être encore plus décisif.

Arno Tarrini

Étudiant en journalisme, passionné de sport, d'économie et de politique. Amoureux du ballon rond.



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