Bernardeschi, et maintenant ?

Par Paul Vinay publié le 20 Mar 2019

Recruté par la Juventus en juillet 2017 Federico Bernardeschi dispute sa seconde saison chez le champion d’Italie, année de la confirmation pour l’ailier avec en point d’orgue son match de haut niveau face à l’Atlético Madrid. Âgé de 25 ans le jeune prodige de la Fiorentina est en train de passer ce fameux cap qui pourrait le faire entrer dans la cour des grands.

Homme décisif face à l’Atlético

Un homme a fait la une de la presse européenne au lendemain de la qualification de la Juventus pour les quarts de finale de la Champions League, Cristiano Ronaldo. Auteur d’un triplé au moment où il le fallait le Portugais a répondu présent, lui la star de la Vieille Dame depuis l’été dernier. Si la prestation collective de la Juventus a été impressionnante ce mardi 12 mars un homme est également sorti du lot, Federico Bernardeschi ! Préféré à Paulo Dybala au coup d’envoi le natif de Carrara a réalisé une prestation de haut vol face aux Colchoneros avec 3 dribbles réussis (seul CR7 fait mieux sur ce match), 5 tirs tentés et surtout la passe décisive pour l’ouverture du score, ainsi que sa chevauchée fantastique pour ensuite obtenir le penalty synonyme de qualification pour le tour suivant. Une sacrée revanche pour celui qui n’avait disputé que 10 minutes lors du match aller, remplaçant la Joya quelques instants après l’ouverture du score des Madrilènes.

Il est passé devant Dybala

Un coup Dybala, un coup Bernardeschi, voici la rotation qu’a choisi Massimiliano Allegri pour épauler Cristiano Ronaldo et Mario Mandzukic en attaque, avec un avantage pour l’Argentin depuis le début de la saison. Et pourtant au moment d’attaquer la saison beaucoup voyait l’Italien cirer le banc davantage face la grande concurrence sur l’aile (selon le schéma tactique), concurrence composée de Dybala, Douglas Costa et Cuadrado. Les deux derniers ayant un profil de pur ailier et surtout étant blessés depuis quelques semaines (voir plus pour le Colombien), la place se dispute donc bien avec la Joya, profil presque similaire, pouvant jouer également dans l’axe du jeu derrière un attaquant. Si Dybala a longtemps eu les faveurs d’Allegri la donne a changé depuis la déroute collective vue à Madrid fin février et c’est l’international italien qui a pris un gros avantage sur son coéquipier avec 382 minutes disputées lors des 5 derniers matchs pour Bernardeschi contre 167 minutes pour Dybala. Car en plus d’apporter de la percussion, de la vitesse et un vrai danger avec sa patte gauche l’ancien joueur de la Fiorentina abat un gros travail défensif, chose que certains reprochent à son homologue argentin depuis plusieurs matchs.

Leader offensif de la Nazionale ?

Tout le monde le sait, la Squadra Azzurra est repartie de zéro suite au terrible échec contre la Suède il y a plus d’un an et l’arrivée de Roberto Mancini à la tête de la sélection a été synonyme de nouvelle ère avec une grosse place pour les jeunes du pays. Absent pour cause de blessures à trois rassemblements depuis l’élimination pour la Coupe du monde 2018 l’ailier aurait pu voir le wagon partir sans lui, mais les prestations neutres de la sélection lors des deux derniers matchs face au Portugal et aux Etats-Unis ont montré que l’équipe manquait encore d’un leader devant. Présent dans la liste de Mancini pour les matchs face à la Finlande et au Liechtenstein Federico Bernardeschi peut prétendre à ce titre, lui qui a fêté ses 25 ans il y a quelques semaines. Entouré de jeunes espoirs comme Kean et Chiesa le Bianconero se doit de montrer la voie dans cette phase de qualification pour le prochain Euro et comme il l’a récemment déclaré devant la presse : « Nous sommes sur la bonne voie pour négocier l’Euro de la meilleure des manières« . Réponse sur le terrain ce samedi à Udine.

Paul Vinay

Rédacteur



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