Benevento : surprises, certitudes et promesses

Par Ben Soffietti publié le 22 Jan 2021
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En 2017, Benevento vivait, pour sa première saison en Serie A, un véritable cauchemar, enchaînant quatorze défaites consécutives en début de saison et finissant logiquement dernier. Quatre ans après, suite à une saison en boulet de canon en Serie B, le club désormais entraîné par Filippo Inzaghi retrouvait la Serie A. Et à une semaine de la mi-championnat, Benevento réalise un parcours surprenant et les malheurs de la première fois semblent déjà oubliés.

Un bilan comptable satisfaisant malgré des résultats irréguliers

S’il avait fallu attendre la 19ème journée de l’édition 2017-2018 pour voir le premier succès de l’histoire des Stregoni en Serie A, cette saison, ils ont démarré fort. Confiants après leur excellent parcours en Serie B, les hommes d’Inzaghi surprennent dès la première journée en allant renverser la Sampdoria qui menait de deux buts (2-3).

Malgré un passage à vide de quatre revers consécutifs, Benevento a enregistré des résultats prometteurs, en tenant en échec la Juventus et la Lazio dans son enceinte et en allant chercher de précieux succès contre des concurrents pour le maintien : victoire à Cagliari, à Udine et sur le terrain de la Fiorentina. Dans ce bilan encourageant, le seul gros point noir, correspond aux confrontations avec les autres promus puisque paradoxalement, malgré un meilleur classement, les Giallorossi se sont inclinés lourdement contre le Spezia Calcio (0-3) et à Crotone (4-1).

Alors que la phase aller se termine ce weekend avec la réception d’un fragile Torino, Benevento a déjà égalé son record de six victoires, datant de sa dernière – et seule – aventure en Serie A, et contre I Granata, les Stregoni semblent favoris dans la conquête d’une nouvelle victoire.

Un schéma de jeu bien huilé: inspiré d’Ancelotti ?

Après la saison dernière, Benevento a retouché son effectif et accueilli des renforts d’expérience. Dans cette optique, Glik, Lapadula et Ionita sont venus renforcer un groupe déjà, en partie, habitué à la Serie A, avec Schiatarella, Sau ou Maggio.

Inzaghi opte pour un 4-3-2-1, comme le faisait son ancien entraîneur Carlo Ancelotti, lors de la victoire en Champions League en 2007. Devant un Montipò rassurant, auteur de cinq clean-sheet et 47 arrêts, Glik est le patron de la défense. L’ancien monégasque n’a pas loupé la moindre minute de jeu et malgré un trou d’air contre Crotone, participe à l’assise défensive sereine des siens, épaulé par Caldirola, Barba ou Tuia. Cependant, suite aux huit buts encaissés en deux matchs, devant l’Atalanta et Crotone, Benevento affiche une des pires défenses du championnat. Cette statistique est toutefois à nuancer car plus de la moitié de buts subis l’ont été uniquement sur quatre rencontres (18 sur 34).

Au milieu, trois profils défensifs quadrillent le terrain. C’est souvent Schiatarella qui évolue en sentinelle, laissant à Dabo, Hetemaj ou Ionita, la tâche d’harceler les porteurs de balle et de venir bloquer les couloirs. Devant, les petits gabarits que sont Insigne (1m72), Lapadula (1m78), Caprari (1m76) ou l’ancien Sau (1m69) attirent les ballons dans les pieds, jouant sur des remises ou s’appuyant sur leur aisance technique. A l’image de Kaka’ et Seedorf dans le système d’Ancelotti, Insigne et Caprari (ou Sau), utilisés comme trequartisti,  ont de larges libertés offensives, rentrent à l’intérieur et cherchent les espaces entre les lignes. C’est comme cela que Caprari trouva idéalement son buteur pour une réalisation contre l’Hellas ou qu’Insigne, sur un service d’Hetemaj, marqua contre le Genoa. Les attaquants sont à la fois les meilleurs buteurs et passeurs des Stregoni : par exemple, Caprari en est à quatre buts et trois assists. Enfin, les latéraux profitent de la rentrée dans l’axe de deux meneurs pour apporter le surnombre, en centrant ou en marquant, à l’image de Letizia, auteur de trois réalisations.


Suite à son échec à Bologna, Pippo Inzaghi a su donner une vraie identité de jeu à Benevento. Une équipe rigoureuse en défense et dans les phases de transition, qui se projette vite vers l’avant. Ainsi, en conservant cette exigence et cette volonté de jeu, les Stregoni devraient continuer d’ensorceler leurs adversaires et ainsi obtenir leur maintien.



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Ben Soffietti

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