Barzagli et Chiellini, défenseurs des valeurs de la Juventus

La nouvelle est tombée il y a de ça quelques jours, Andrea Barzagli et Giorgio Chiellini ont renouvelé leur bail avec la Juventus, respectivement jusqu'en 2019 et 2020. Malgré l'arrivée de Caldara et les rumeurs d'arrivées en défense centrale, le club champion d'Italie a affirmé avoir toujours besoin de ces deux briscards. mais en quoi La Roccia et Go go Gorilla sont-ils encore indispensables à la vieille dame ?

Par Louis Megel publié le 11 Juil 2018

La saison dernière la Juventus a eu très peur, notamment pour le Scudetto et a parfois semblé manqué de rythme en Champions League notamment face à Totthenam et face au Real lors des matchs aller. Si Chiellini s’est souvent révélé en patron, c’est plus la situation de Barzagli qui inquiète les observateurs du calcio et de la Juve.

Chiellini Il Capitano

33 ans, 34 en août, le défenseur italien est assurément plus proche de la fin que du début de son aventure turinoise. Si son niveau sur le terrain la saison dernière n’a pas inquiété, loin de là, les observateurs, c’est plus ses blessures qui laissent planer quelques doutes. D’autant plus que ses pépins physiques sont quasiment tout le temps de nature musculaire, témoin de fatigue ou de physique entamé. Néanmoins, Chiellini a tout de même disputé 38 des 54 matchs de son club. Soit 70% des rencontres (3 172 minutes). Pas mal. De plus 4 de ses 16 absences sont dues au turn-over de Max Allegri afin de le faire souffler avant des chocs. Au delà du côté sportif toujours très important, c’est sa a qualité de leader et meneur d’homme qui n’a pas d’égal dans ce groupe. Il suffit de lire les mots de ses coéquipiers, notamment Benatia son compère de défense qui ne tarit pas d’éloge son futur capitaine en le qualifiant comme un stimulant pour l’équipe. Puis, avec le départ de Gigi Buffon qui plus apte à récupérer le brassard que ce bon vieux Giorgio ? Quasiment personne. Si le poids d’une année supplémentaire pourrait peser sur le nombre de match joués par Chiello la saison prochaine, le guerrier italien n’en demeura pas moins un pion essentiel de Max Allegri pour les gros matchs. Le coach Toscan pourra aussi s’appuyer sur un des fidèles de la Juve comme un relais  indispensable dans le vestiaire bianconero. Autre fait à ne pas négliger, Chiellini possède un master de gestion d’entreprise qui pourrait lui permettre d’intégrer la direction du club dans un futur proche.

Barzagli, une dernière pige

La saison dernière Andrea Barzagli s’est vu dépasser dans la hiérarchie des défenseurs par le très bon Mehdi Benatia. Si les performances du marocain ont été convaincantes, celles de la Roccia l’ont moins été. En effet, dans les rencontres à haute intensité le défenseur de 37 ans a souvent semblé dépassé par les évènements. On pense alors aux matchs face au Barça au Camp Nou, face au Real à domicile ou encore au déplacement a Meazza contre l’Inter lors duquel Icardi a nettement pris le dessus dans le duel. Mais, quoi de plus normal à cet âge là qu’être dépassé par l’exigence du top niveau. Il ne faut pas non plus oublier tous les autres matchs de Barzagli cette saison, soit 38 sur 54, comme Chiellini mais avec 2372 minutes car, souvent le défenseur expérimenté sort du banc pour verrouiller un résultat en tant qu’arrière droit ou 3ème défenseur central. Ses prestations dans les matchs plus « tranquilles » restent toujours de qualité. Donc pour donner un coup de main quand il y a besoin, dépanner ou même disputer certains matchs, Andrea peut très bien assurer le rôle avec toute l’expérience qu’il a acquis. Mais là où, lui aussi, sera indispensable c’est dans le passage de témoin à la nouvelle génération, l’encadrement des jeunes joueurs ou des recrues. Barza saura transmettre l’ADN Juve à tous ces futurs protagonistes du club.

Louis Megel



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