Bari, c’est pour bientôt?

Par Rémi Falvo publié le 09 Juin 2020

Quand le FC Bari fait faillite lors de l’été 2018, les Barese ont bien cru un instant que leur drapeau rouge et blanc ne flotterait plus de sitôt dans une tribune au cours d’un match de Serie A. Deux saisons sont passées, enfin une et demie, et le club est déjà aux portes de la Serie B. Alors, Bari en Serie A, c’est pour bientôt?

Dans l’attente d’une décision

Un des problèmes majeurs, un des freins principaux actuellement à la remontée fantastique du club des Pouilles, c’est le Coronavirus. En effet, les coqs sont actuellement deuxièmes du groupe C de Lega Pro, troisième division. Cela les qualifie pour jouer les playoffs, qui, une fois remportés, seront synonymes de montée en Serie B. Mais aujourd’hui, impossible de savoir si le championnat va reprendre, si les playoffs vont avoir lieu sans terminer le championnat… La situation est aussi floue que stressante pour tout le monde qui entoure la SSC Bari.

Mais les Apuliens veulent y croire. Les résultats, qu’ils ne doivent qu’à leurs performances sur le terrain, sont bons. En-dessous des espérances, puisqu’ils sont deuxièmes, et voulaient une qualification directe à la Serie B. Mais la division supérieure leur tend les bras, et le monde du football n’attend que ça. Même Lecce, leur plus grand rival, n’attend qu’une chose : un derby contre son ennemi juré. Ce n’est pas qu’une question de temps, les décisions du gouvernements en matière de santé aideront à y voir plus clair en ce qui concerne l’avenir de ce mythique club du talon de la Botte.

Bari maintient la cadence

Sportivement, rien à dire. Leur écrasante domination en Serie D lors de l’exercice de 2018/2019 était incontestable. En début de saison, l’équipe enchaînait 19 matchs sans défaite, avec un total de 41 buts marqués pour seulement 8 buts pris! Evidemment, l’équipe accède à la Lega Pro, après être resté 33 journées de suite (sur 34 matchs) comme leader du championnat. Même si l’exercice suivant, en Lega Pro est plus laborieux, tout est relatif. Les Barese sont deuxièmes du Girone C, à neuf points du leader Messina. Mais dans l’approche qu’a le club, sa politique sportive, on sent qu’ils ont à cœur de retrouver l’élite rapidement. Car une fois l’accession à cette troisième division acquise, le club s’est payé Mirko Antenucci, l’attaquant qui évoluait à la SPAL, pour 800 000 euros. Gros transfert pour le niveau auquel évolue le club. Club qui a aujourd’hui un budget de 7,6 millions d’euros, équivalent d’une L2 française comme Châteauroux, mais pas plus qu’une Serie C quelconque en Italie. Bari n’est plus qu’un nom. Pourtant, le club est toujours attendu au tournant par les adversaires chez qui il se rend chaque week-end. Dans tous les cas, le recrutement d’Antenucci était ce qu’on appelle une bonne pioche. Avec une volonté d’effet immédiat. A 35 ans, ce n’est pas pour se préparer à l’avenir que la direction du club biancorosso l’a fait venir. Mais bien pour claquer des buts maintenant, tout de suite. En 29 matchs joués sur 30, le joueur est le plus utilisé par son coach Vincenzo Vivarini.  Et pour cause : c’est le meilleur buteur du championnat, avec 21 réalisations. Il est le grand artisan de cette deuxième place, et du fait que son équipe soit la meilleure attaque du championnat, ex-æquo avec Messina.

Lorsque l’on y verra un peu plus clair, Bari saura comment gérer son avenir. Une chose est sûre, les Barese regardent en avant, ce qui se passe derrière n’intéresse personne.

Rémi Falvo

Rédacteur



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