Bakayoko : opération rachat

Par Florian Sapetti publié le 01 Avr 2019

Tiemoué Bakayoko est arrivé à Milan en fin de mercato cet été en prêt onéreux avec option d’achat venant du Chelsea.  Le Milan AC a deboursé 5 millions d’euros avec un droit de rachat à 35 millions d’euros. Après des débuts compliqués avec sa nouvelle équipe, Gattuso l’a positionné au milieu de terrain, devant la défense et ses prestations ont été convaincantes. Leonardo et Maldini décideront-ils de le prendre à titre définitif ?

Un début poussif, des prestations en dessous de son réel niveau

Le milieu de terrain français a eu des débuts compliqués : Les dirigeants du Milan AC en le prenant du Chelsea pour une somme importante (coût de l’opération 40 millions d’euros) avait dans l’optique  de retrouver le joueur qui nous avait fait rêver en Ligue 1 et en Ligue des Champions sous le maillot du Monaco. Joueur doté d’un physique imposant avec son 1,89m, l’objectif était de donner à Gattuso un joueur capable de faire reposer aussi bien Kessie que Biglia durant la saison. Bakayoko se souviendra de sa première semaine en Italie et de sa première fois sous le maillot rossonero.

C’était en août dernier, lors d’un Milan – Napoli. Le Milan menait de 2 buts et le français était entré en cours de jeu pour gérer l’avantage rossonero. Au final, les Napolitains remontent le Milan pour s’imposer 3-2. En conférence de presse, Gattuso dénigre publiquement sa nouvelle recrue :« Bakayoko doit apprendre à recevoir le ballon, il doit apprendre à se positionner. Il y travaille mais ça ne sera pas facile ». Des déclarations qui ne laissent pas le doute à l’interprétation, la déception était importante.

Une insertion progressive jusqu’au poste de titulaire indispensable

Au fil des semaines, Gennaro Gattuso insère progressivement Tiemouè Bakayoko dans le milieu de terrain milanais. Il joue quelques minutes par match, mais rentre toujours dans l’optique de s’intégrer avec ses nouveaux coéquipiers et prendre confiance en lui. Les médias italiens ne lui font pas de cadeaux et le définissent comme « un cadeau empoisonné ». Mais en octobre dernier, la blessure de Biglia redéfinit les hiérarchies dans le milieu de terrain milanais. L’argentin, blessé au mollet, avait laissé un grand vide. Gattuso décide de promouvoir Bakayoko comme son remplaçant naturel avec des résultats probants.

Et à partir de ce moment là, l’international français a enchainé les bonnes prestations, il récupérait une quantité phénoménale de ballons, et distillait le jeu proprement. Les résultats du Milan AC et du bloc équipe ont également suivi. On a même vu en Bakayoko des qualités techniques intéressantes. Cette période a aussi permis aux Rossoneri d’être plus solide défensivement et d’avoir un milieu de terrain type : Bakayoko – Kessie et Paquetà (depuis janvier).

Son riscatto : une priorité absolue

Aujourd’hui, Bakayoko est devenu un élément indispensable pour l’équipe de Gattuso. Son contrat stipule que le Milan AC a un droit de rachat contre une somme avoisinant les 35 millions d’euros. Les dirigeants milanais sont satisfaits de Bakayoko mais son droit de rachat dépendra de la position finale au championnat. En effet, si les Rossoneri terminent le championnat dans le top 4, son riscatto sera une formalité. En revanche, si les hommes de Gattuso devaient finir hors du top 4, la permanence de Bakayoko à Milan serait beaucoup moins sure (pour respect du fair play financier imposé par l’UEFA).

Pour finir, voici un autre argument qui laisse perplexe : le Milan AC a pris depuis ces dernières années 20 joueurs en prêt avec option d’achat sans exercer ce droit de rachat. L’exemple le plus frappant est celui de Alberto Aquilani en 2012. Le droit de rachat pour l’italien était obligatoire à condition qu’il atteignait 25 présences avec les Rossoneri. A décembre, il en avait rejoint déjà 18 présences. Et pourtant le joueur romain est retourné à Liverpool à la fin de son prêt. Alors, Bakayoko sera-t-il l’exception qui confirme la règle ?

Florian Sapetti



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