Bakayoko et Laxalt au Milan AC, les bonnes affaires ?

Quelques semaines après la reprise en main du Milan AC par les fonds Elliott, le club rossonero s'est plutôt activé sur le marché des transferts en enrôlant Diego Laxalt et Tiémoué Bakayoko. S'agit-il de bonnes affaires ?

Par Christophe Malcangi publié le 22 Août 2018

Du sang neuf, ce n’est pas nécessairement ce dont le Milan AC avait besoin. Après avoir recruté pour près de 150 millions d’euros lors du dernier marché estival, l’institution mère rossonera avait de quoi stabiliser son effectif en vue de la prochaine saison. Mais le contexte n’est plus le même.

A la suite de la reprise des activités par le Fonds Elliott et l’arrivée décisive de Leonardo, le Milan AC n’a pas rechigné, une nouvelle fois, à enrôler des noms afin de dresser son nouveau tableau de bord. Après Higuain et Caldara ce sont deux autres garçons qui sont venus compléter le panier plutôt garni. Un prêt avec option d’achat (40 millions) et un chèque de 18 millions d’euros à l’appui.

Bakayoko, l’inconnue

Le treizième français à endosser la tunique du Milan n’est autre que le milieu de terrain Tiémoué Bakayoko, ancien pensionnaire de Chelsea mais surtout de l’AS Monaco, là où les projecteurs médiatiques avaient éclairé sous ses meilleurs jours le natif parisien. Doté d’un physique considérable (1mètre89, près de 77 kilos), Bakayoko aurait du être le profil adapté aux besoins d’Antonio Conte, en raison de sa capacité de projection et d’adaptation au dispositif spécifique de l’Italien.

Si ensuite la sauce n’a pas pris, c’est bien parce que les facteurs sont multiples. D’abord blessé, le Français avait bien essayé ensuite de faire son trou dans un milieu de terrain compétitif, mais quelques prestations catastrophiques printanières l’ont rattrapé. Loin de son niveau honorable sur le Rocher, Bakayoko a révélé ces derniers mois de la fébrilité et un manque de confiance grimpant, dont une incapacité inquiétante à ne pas conserver son ballon près du rond central. A seulement 24 ans, Bakayoko va ainsi s’offrir un examen de rattrapage au Milan AC. On ne saurait estimer dans quelle disposition sera positionné le tricolore, si celui-ci occupera un poste de regista en doublure d’un fragile Biglia ou celui d’alternative puissante à Franck Kessié, voire à Bonaventura (également décevant récemment). Si le flair n’est pas si mauvais pour relancer un jeune athlète en perte d’appui, il faudra en revanche compter sur un rebond psychologique de la recrue pour rattraper le temps perdu.

Laxalt, valeur sûre ?

Au moins, Diego Laxalt peut vanter son galon et l’expérience engrangée en Serie A. Le latéral gauche uruguayen quitte donc le Genoa après un bail de trois saisons, bien qu’il n’a déçu par ailleurs à Milan sous les couleurs du voisin. Mais la palette du combattant de Montevideo est plus complète, plus raffinée, surtout l’élément a mis en valeur au fil du temps son efficacité et sa polyvalence dans le cadre d’un championnat exigeant, qui requiert des qualités certaines.

A 25 ans Laxalt s’offre la chance de gagner du terrain en Lombardie, d’adapter ses qualités à un nouveau dispositif et à une nouvelle philosophie sur le terrain. Le couloir gauche devrait pour le moment être maintenu au profit de Ricardo Rodriguez, l’éloignement pour raisons de santé d’Ivan Strinic va en revanche lui permettre d’occuper le premier second rôle. Si le joueur est discipliné tactiquement mais aussi capable de marquer, Laxalt devra abandonner sa zone de confort et surtout démontrer détenir des qualités défensives en progression. Pour le moment et sans expérience dans un club de haut niveau l’Uruguayen aura encore tout à prouver, et rien ne lui est garanti… à l’instar de son compère français. Espérons que les deux nouveaux pensionnaires du Milan AC seront les artisans silencieux d’une saison plus enthousiasmante pour les rossoneri, à ce titre on frétille à l’idée d’avoir une vue prochaine sur leurs prestations et surtout sur leur marge de progression dans un futur proche.

Christophe Malcangi

Rédacteur référent pôle news



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