Avec Liverani, Parma fait sa mue

Par Gilbert Simonutti publié le 02 Sep 2020

Après presque 4 ans de bons et loyaux services, Daniele Faggiano et Roberto D’Aversa, respectivement directeur sportif et entraîneur du club, ont été remerciés par les dirigeants du Parma Calcio. A leur place, ils ont nommé Marcello Carli et Fabio Liverani. Un changement radical pour un club obligé de repartir de la Serie D en 2015.

Cela n’est pas toujours le cas, mais un directeur sportif se doit de travailler en binôme avec son entraîneur afin d’avoir de bons résultats. C’était d’ailleurs ce qui se passait du coté de Parme où le duo Faggiano-D’Aversa avaient ramené le club en Serie A (2018) avant de le stabiliser sans trop de problème dans l’élite lors des 2 derniers exercices. Un travail de longue haleine, commencé en Lega Pro et qui s’est terminé avec cette saison 2019-20 si particulière. Néanmoins, Les dirigeants parmesans ont choisi de commencer un nouveau cycle avec toujours la vente du club en ligne de mire. Cette nouvelle impulsion sera donnée par Massimo Carli, ancien directeur sportif de Cagliari, qui a tout de suite décidé de faire appel à Fabio Liverani sur le banc des Crociati. Un choix aux antipodes de celui que représentait D’Aversa.

Deux maintiens consécutifs pour D’Aversa

Pour Roberto D’Aversa, qui sera le grand perdant des changements de banc puisqu’il restera très certainement à quai, ce changement arrive alors qu’il venait de sauver sans trop d’encombres le club en Serie A pour la deuxième saison consécutive. Si son jeu laissait parfois à désirer, son pragmatisme lui a permis d’obtenir d’excellents résultats avec le club émilien. 4 championnats avec deux montées et 2 maintiens à la clé ce n’est pas rien. Parmi ses mérites, il y a aussi celui d’avoir lancé quelques joueurs méconnus (Gagliolo, Iacoponi), façonné des prospects de très haut niveau (Bastoni, Kulusevski) et allongé la carrière de vieux briscards comme Bruno Alves ou Gervinho. C’est d’ailleurs à cause du souhait des dirigeants de se séparer des tauliers du club car trop gourmands en salaire que les premières fissures sont apparues dans le rapport avec le coach. Celles-ci n’ont pu être bouchées et la séparation est devenu inéluctable. Quant à Daniele Faggiano, il a très vite rebondi au Genoa où il a essayé également d’emmener D’Aversa mais le courant n’est pas passé entre le technicien et Preziosi.

Place au beau-jeu avec Liverani

La révolution parmesane a pris forme en deux étapes, avec dans un premier temps la nomination de Massimo Carli au poste de directeur sportif puis dans un second temps avec celle de Fabio Liverani au poste d’entraîneur (contrat de 2 ans). Des choix, surtout celui du coach, qui marquent une rupture avec la précédente gestion sportive. Fabio Liverani sort d’un beau parcours avec Lecce malgré la relégation et avec l’étiquette d’un entraîneur qui sait bien faire jouer ses équipes. Le beau jeu est d’ailleurs l’une des raisons du choix du Romain par les dirigeants du Parma Calcio. Des dirigeants qui ont imposé un changement de cap plus général avec des moyens limités. Leur volonté est de baisser la masse salariale tout en rajeunissant l’effectif avec le départ probable de tauliers comme Bruno Alves ou Gervinho par exemple. Tout cela en attendant une éventuelle vente du club (la famille qatari Al-Tana semble toujours intéressée) que les propriétaires actuels (groupe d’investisseurs locaux) souhaitent ardemment mais à condition que le club soit pérennisé sur le long terme. Dans tout les cas, Parma vivra cette saison le tournant le plus important de son histoire depuis sa résurrection de 2015.

Gilbert Simonutti

Rédacteur



Lire aussi