AS Roma 2021, et si c’était un bon cru ?

Par Loris Meucci publié le 26 Oct 2020

Après avoir connu un mercato agité et indécis jusqu’à la dernière la dernière seconde ainsi qu’une première journée de championnat perdue sur tapis vert, l’AS Roma aurait pu aisément s’embourber dans ses habituels travers. A l’inverse, les hommes de Fonseca ont su faire abstraction de ce faux départ et réaliser finalement un vrai bon début de saison. Si certains symptômes récurrents sont encore bel et bien présents chez cette Roma version 2020-21, ses troupes semblent malgré tout mieux armées qu’à l’accoutumée et son plan de bataille plus abouti.

Une colonne vertébrale conservée

Un mercato mouvementé. Des négociations longues et endiablées. Mais au bout du compte et contre toute attente, la Roma a conservé ses atouts majeurs. A commencer par Edin Dzeko, qui était à deux phalanges de s’engager avec la Juventus, et qui a finalement rempilé pour une sixième saison sous la tunique giallorossa. Les années ont beau filer mais le géant bosnien reste toujours un pion essentiel au dispositif romain. Que ce soit par ses qualités ou son expérience, il est une référence à son poste et un véritable repère pour ses coéquipiers. Dans l’entre-jeu, la Roma a aussi su retenir Jordan Veretout, longtemps courtisé par le Napoli. Le Français sort d’une nouvelle saison de haut niveau et s’est imposé comme l’homme à tout faire du milieu. Enfin, au terme de pourparlers interminables avec Manchester United, l’acquisition de Chris Smalling à titre définitif a été actée. La défense romaine peut donc encore compter sur sa force tranquille.

Un mercato interne très intéressant sur le plan sportif car en plus de solidifier les lignes, il donne de la continuité à un groupe qui en a souvent manqué. Paulo Fonseca ne s’en plaindra pas, il connaît de mieux en mieux ses hommes et peut désormais parfaire certains automatismes.

Des renforts ciblés et un système sur-mesure

Seulement trois nouvelles têtes ont fait leur apparition cette saison à Trigoria : Pedro, Kumbulla et Mayoral. Le premier s’est naturellement imposé comme un détonateur de l’attaque et a montré qu’il en avait encore sous le capot à 33 ans. Le deuxième devrait rapidement intégrer la défense type à trois aux côtés de Mancini et Smalling et ainsi tenter de confirmer les espoirs entrevus la saison passée avec l’Hellas. Quant au jeune espagnol formé au Réal Madrid, il succède numériquement à Nikola Kalinic mais il pourrait néanmoins s’avérer une alternative sérieuse au poste de numéro neuf.

Mis à part ces trois là, on prend les mêmes (ou presque) et on recommence. Le 3-4-2-1 est définitivement adopté. Exit donc le 4-2-3-1 et ses ailiers purs : Under, Kluivert et même le déroutant Perotti sont priés de plier bagage. Les ailes, ce sont les pistons qui depuis les arpentent. Et plutôt de belle manière du côté de Spinazzola. La verticalité et la densité axiale sont quant à elles beaucoup plus prononcées à travers les rôles de Mkhitaryan et Pedro, ainsi que les projections tour à tour de Pellegrini ou Veretout. En ce qui concerne la défense à trois, elle est évidemment encore perfectible mais présente à la fois complémentarité et potentiel.

En outre, tous les postes de l’effectif romain sont soigneusement doublés. Sur le banc, certains comme Carles Pérez poussent fort. D’autres s’inscrivent de manière plus standard mais tout aussi importante dans la rotation. Toujours est-il que l’ensemble du groupe est correctement fourni et équilibré tout en ayant relativement peu changé. Si quelques postes restent encore à pérenniser, notamment celui de piston droit, la Roma a trouvé une formule qui tient la route et qui pourrait à terme en surprendre plus d’un.

Loris Meucci



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