Andrea Poli, capitaine courage

Par Matteo Pogliani publié le 14 Mar 2019

Le 1er juillet 2017, Andrea Poli rejoint pour quatre saisons Bologna après un dernier exercice fantomatique à Milan versant rossonero, sous les ordres de Montella. Un nouveau départ à l’époque pour devenir le pilier d’un projet sportif intrigant sur le papier. Aujourd’hui, si le projet est quelque peu remis en question avec un maintien à risque, Poli est lui pourtant devenu capitaine des Rossoblù.

Leader annoncé

Andrea Poli fait partie de ces anciens jeunes joueurs italiens dont les débuts en Serie A, pour lui en 2007 du côté de la Sampdoria (dirigée à cette époque par Mazzarri), ont vite laissé présager à une carrière de grandEt pourtant, à 27 ans, le natif de Vittorio Veneto doit quitter son club de coeur pour tenter de redonner un sens et un second souffle à sa carrière. La place choisie est celle de Bologna, où on lui promet un rôle de premier plan, lui qu’on envoyait l’été précédant du côté de la Juventus ou du Napoli.

Profil bas, travail dur, coeur énorme, voilà la recette que Poli a concocté pour se remettre en jeu. Et ce n’est pas l’expérience qui manque lui qui a évolué aussi à l’Inter et qui compte bientôt 250 rencontres de Serie A. Il ne lui a pas fallu longtemps pour s’imposer du côté du Dall’Ara: une première saison en tant que titulaire inamovible dans l’entre-jeu de Bologna, une deuxième comme pilier et capitaine d’un groupe dont on promet une belle saison.

Malheureusement, alors que la phase retour est déjà entamée, Bologna lutte pour le maintien avec une 18ème place et un changement d’entraîneur récent marqué par l’arrivée de Mihajlovic à la place de Pippo Inzaghi.

Tuttocampista tutto fare

Poli se trouve à la tête sur le terrain d’un bateau qui pourrait bien chavirer définitivement. Ce qui remet en question le projet général du club. Sur le terrain, Andrea est toujours autant dévolu au maillot rossoblù. Capitaine courage, combattant sur tous les ballons, marathonien pour couvrir l’intégralité du terrain, il ne se ménage jamais perdant quelques fois un peu de lucidité technique. A l’image d’un Parolo côté Laziale, Andrea a la capacité de savoir interpréter les deux phases de jeu. Défensivement au soutien d’une arrière-garde qui encaisse trop, en attaque en ajout de joueurs offensifs qui jusque l’arrivée de Sansone et Soriano avaient du mal à s’exprimer pleinement. Peut être une qualité qui lui doit d’être tombé un peu dans l’anonymat, la débauche d’efforts usant saison après saison physiquement l’international italien. Aujourd’hui, fort de son expérience, il tient tant bien que mal les rennes du milieu de terrain bolognais avec Pulgar et Dzemaili et nul doute que Sinisa aura besoin du meilleur Poli pour se sortir de cette passe délicate. Quant à lui, si la Nazionale paraît désormais inaccessible, un maintien avec Bologna en tant que capitaine resterait une belle satisfaction pour lancer sa seconde vie footballistique.

Matteo Pogliani

Rédacteur



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