Alexis Sanchez, el niño de nouveau maravilla : de quoi convaincre l’Inter de miser sur lui l’an prochain ?

Par Fabio Pendolino publié le 19 Juil 2020

Avec ses trois buts et neuf passes décisives, Alexis Sanchez semble en pleine possession de ses moyens et enchante les supporters nerazzurri. Alors qu’il a, pour le moment, mis les pépins physiques de côté, l’Inter devrait-elle envisager de le garder au-delà de son prêt ?

Buteur et passeur lors du dernier match de la Beneamata contre la SPAL, Alexis Sanchez a régalé en l’absence de Lukaku. Avec deux buts et six passes décisives après la pause forcée, le Chilien est l’un des joueurs les plus en forme dans l’effectif nerazzurro. Certains parlent de la faiblesse des adversaires contre qui le joueur s’est montré mais aucun autre interista n’a créé autant : Sanchez a participé à un but toutes les 56 minutes depuis la reprise. Une autre statistique peut être parlante : sur les sept matchs où Sanchez était titulaire, l’Inter a marqué 25 buts (3,5 de moyenne). Sur les 26 autres matchs, l’Inter en a marqué 47 (1,8 de moyenne), avec les équipes affrontées qui pourraient, encore une fois, être un facteur limitant l’impact de ce chiffre.
Comme le souligne Conte, « Sanchez ne sera pas un grand buteur mais il créée beaucoup de situations dangereuses. Il se sent désormais bien, nous l’avons longtemps attendu. Il peut encore progresser, et forme avec Lautaro un bon duo. Il ne faut pas oublier que pendant les trois quarts du championnat, nous avons eu la Lu-La (Lukaku – Lautaro, NDLR) ». Lorsque l’on parle d’el niño, le même aspect finit toujours par ressortir : sa fragilité physique. Il aura ainsi manqué, jusqu’à aujourd’hui, 15 matchs pour blessure cette saison.
Ces histoires semblent en tout cas être, pour l’instant, de l’histoire ancienne. Le joueur est maintenant décisif et intégré aux schémas de Conte – de quoi justifier un achat par l’Inter ?

Un salaire contraignant

Le directeur de l’Inter Beppe Marotta a dit de Sanchez « on ne le découvre pas aujourd’hui mais il montre désormais toutes ses qualités. Il est sous contrat avec Manchester United, nous évaluerons la situation en ayant conscience du fait que ce soit un joueur à acheter ». Après s’être mis d’accord avec le club anglais sur une prolongation du prêt jusqu’à la fin de saison, l’Inter essaierait de prolonger son prêt pour l’Europa League, avec la possibilité de payer une clause si les deux clubs devaient se rencontrer en finale de la compétition. Cet accord pourrait même se concrétiser sur du plus long-terme, étant donné l’affection que porte Conte pour le cinquième chilien de l’histoire du club (Zamorano, Pizarro, Jimenez et Medel). Les sentiments semblent même être réciproques, Sanchez déclarant que venir à l’Inter « l’a fait à nouveau tomber amoureux du football ». Si le joueur conserve sa forme, il est facile de comprendre pourquoi l’Inter travaillerait sur un accord avec le club anglais. Son profil atypique et les duos qu’il peut former avec Lukaku ou Lautaro semblent taillés pour le 3-5-2 de Conte.

Plusieurs freins se dressent toutefois sur cette optique. Acheté 34 millions d’euros à Arsenal il y a deux ans, Sanchez a encore un contrat avec les Red Devils courant jusqu’en 2022. Il possède donc une valeur d’environ 17 millions d’euros et difficile d’imaginer Manchester United accepter un montant moindre, malgré l’âge du joueur (31). Plus important encore, son salaire, qui est payé seulement en partie par l’Inter cette saison. Ainsi, grâce au Decreto Crescita qui bénéficie aux clubs italiens, la Beneamata paie 5 millions d’euros nets au Chilien, pendant que les Anglais lui versent environ 7 millions d’euros. Alors que le salaire le plus haut parmi les Nerazzurri pointe à 7,5 millions d’euros nets (Lukaku et Eriksen), difficile de le voir rester à Milan sans qu’il ne fasse de concessions de ce côté. À voir comment il sera considéré par Manchester United à la fin du prêt : l’Inter pourrait prolonger le prêt l’année prochaine en prenant une partie de son salaire en charge, ou essayer de le signer de façon permanente s’il accepte de réduire ses émoluments ?

Fabio Pendolino

Rédacteur



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