Alex Sandro, l’interminable agonie d’un joueur honni : persona non grata (3/3)

Par Yacine Ouali publié le 01 Fév 2022
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S’il y a un joueur qui symbolise les difficultés de la Juventus cette saison, c’est bien Alex Sandro. Bouc émissaire de l’ensemble de la tifoseria, le latéral gauche brésilien continue malgré tout à être le titulaire à son poste. Incompréhensible pour beaucoup, mais pour combien de temps encore ? Dans ce dossier en trois parties, nous reviendrons sur les trois périodes de la carrière juventina de Sandro, de ses débuts prometteurs à son déclin, en passant par sa lente agonie.

Une saison 2019-2020 en pilote automatique

Quand Allegri quitte la Juventus au début de l’été 2019, c’est la grande débandade au poste de latéral gauche. Sublime espoir depuis le printemps, Spinazzola est inexplicablement vendu à l’AS Roma en échange de Pellegrini, qui finira… prêté au Genoa, laissant Alex Sandro seul latéral gauche de métier à Turin. Une situation ubuesque pour quiconque le voit lentement décliner depuis 2017, mais visiblement pas pour Fabio Paratici, qui laisse Maurizio Sarri débuter la saison de cette manière.

Bien évidemment, le résultat des courses est celui auquel tout le monde s’attendait : plus du tout concurrencé, Alex Sandro se met en mode pilote automatique et traverse la saison 2019-2020 sans éclat ni panache, en faisant juste son travail (mal la plupart du temps) et en laissant tout le temps des boulevards derrière lui. Son seul fait d’armes de la saison sera cette superbe passe décisive pour Cristiano Ronaldo contre la Sampdoria, qui inscrira de la tête l’un des plus beaux buts de sa carrière.

Sous Pirlo, la même mentalité pour le même rendement

En 2020-2021, dans une saison difficile pour l’ensemble de l’écosystème Juventus mais couronnée de la Supercoppa et de la Coppa Italia, Alex Sandro continue de décliner. Plus du tout présent offensivement, le Brésilien se contente de faire le service minimum, au point de grandement irriter des tifosi qui se mettent à demander à grands cris son départ, ou du moins son remplacement. Il est d’ailleurs signifiant que le joueur en lequel Pirlo semblait avoir le plus confiance au poste de latéral gauche était Gianluca Frabotta, un quasi-inconnu promu des U23 par nécessité.

La saison dernière, la nécessité s’est donc faite ressentir d’enfin remercier Alex Sandro. Ou du moins était-ce un besoin vu par les tifosi mais pas par la direction, qui a réalisé son mercato sans véritablement penser à ce poste de l’effectif. Si De Sciglio et Pellegrini sont revenus, ils ne sont pas des joueurs de classe mondiale tels que la Juventus mériterait d’avoir, avec tout le respect qui leur est dû pour leurs bonnes performances cette saison.

Le duo Cherubini/Arrivabene pour faire le ménage

Cette saison, les tifosi peuvent déjà se réjouir que le nouveau duo d’administrateurs délégués voient les défauts de l’effectif comme tout le monde les voyait depuis… 2019. Avec Vlahović et Zakaria et alors que Kulusevski et Bentancur sont déjà partis, le grand ménage est enfin au goût des supporters et en phase avec les nécessités du club. Reste maintenant à enfin prendre soin de ce poste si crucial de latéral gauche.

Alors que Gosens est déjà passé sous le nez des turinois, le temps presse. Affreusement mauvais depuis six mois, Alex Sandro laisse des boulevards dont les adversaires se délectent (ce but de la Sampdoria en Coppa…), et Pellegrini ne dispose pas d’assez de temps de jeu pour montrer son potentiel. Devenu persona non grata pour l’ensemble des tifosi, Alex Sandro ne l’est pas encore tout à fait pour Cherubini et Arrivabene. Mais pour combien de temps encore ?

Alex Sandro, il est temps de partir.

À lire aussi :

  1. Les débuts prometteurs.
  2. L’inéluctable déclin.
  3. L’interminable agonie.


Yacine Ouali



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