Alex Sandro, de divin à anodin

Par Antoine Barsi publié le 13 Mai 2018

Alex Sandro, du chaud au froid

La progression de Sandro ? C’est Allegri qui en parle le mieux : « la croissance de Sandro, je l’ai particulièrement observé sur le plan défensif. Maintenant je peux m’appuyer sur une défense à quatre et sans aucun problème ». Comme une évidence, Sandro contraint son entraîneur à le positionner comme titulaire et le début de saison joue en sa faveur dans les statistiques : de septembre à décembre 2017, Alex Sandro a joué 17 matchs sur 25, comptabilisant 13 victoires et seulement 2 défaites. Le Brésilien a joué l’intégralité des phases de poules de la Champions League. Pourtant, Max Allegri ne le titularise pas lors des « gros » matchs de Serie A (Fiorentina, Lazio, Milan AC, Inter..) et le préserve pour l’objectif Champions League. Ce fonctionnement fragilise le joueur, et son entrée dans la compétition (défaite 3-0 face au Barça) va résumer son année plus que terne et sans envie actuelle.

Le Brésilien a dû s’adapter au jeu de son compatriote Douglas Costa, lui-même très offensif, à un Matuidi plus récupérateur, un Mandzukic peu performant et un changement de charnière centrale constant. Le manque de stabilité de l’effectif a eu un impact psychologique indéniable sur son rendement global.

L’appel de Londres

Depuis le début de saison, et les rumeurs de transfert qui ont rythmé le quotidien du joueur piémontais pendant l’été, Alex Sandro semble dans l’ailleurs. Conte et Chelsea lui ont fait les yeux doux, quitte à positionner 70 millions d’euros sur le joueur. Ajoutons à cela, le retour acté de Spinazzola à la fin de saison, ardemment désiré par Allegri et on obtien un inconfort perceptible. Même si celui-ci a été plus décisif devant le but en cette saison, portant son total de but à 4, il semble avoir un impact moins important sur le jeu et un retard défensif accru (11 cartons jaunes contre 6 l’an passé) . Les différents changements de système mis en place par Allegri cette année, l’absence de Mandzuckic et son envie d’ailleurs, semblent être les explications à son mal être. Lui le rescapé du clan brésilien (Dani Alves, Neto, Rubinho et Hernanès) semble en retrait même en dehors du terrain.

Son match contre le Real Madrid en Champions League et son errance défensive sur le penalty sont révélatrices sur l’action. Son statut d’homme décisif à été réétudié par le Mister Transalpin, et comme une évidence le Ghanéen Asamoah a poussé le brésilien sur le banc de touche (avant le match décisif contre l’Inter, 780 minutes ont été Joué par le Ghanéen depuis début 2018 face à 752 pour le brésilien). Lors du sommet de la Serie A, face aux napolitains, le brésilien n’a pas été jugé assez en forme (physiquement ou psychiquement) et a laissé sa place de titulaire à son coéquipier. Même chose lors de la finale de la Coppa Italia.

Clap de fin ?

Et si cette saison sous les couleurs bianconeri était la dernière, pour le natif de Catanduva. Le Brésilien n’a plus l’aura qu’il avait l’année passée. Alex Sandro est sans arrêt noté comme partant dans la presse européenne et la fin d’un cycle semble évident. La volonté de l’après, du nouveau challenge et l’appel financier sont des signes qui indiquent que le départ du latéral gauche paraît gravé dans le marbre. Un renouveau s’annonce à la Juventus et Alex Sandro semble ne pas en faire partie.

Antoine Barsi



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