Alessandro Diamanti, une fin de carrière sous le soleil de l’Australie

Par Ben Soffietti publié le 02 Mai 2021

Aujourd’hui, nous sommes le 2 mai 2021. Date de l’anniversaire d’un ancien international azzurro : Alessandro Diamanti. Présent lors de l’Euro 2012 avec la Nazionale, Diamanti a disparu des radars ces dernières saisons, mais il continue toujours de jouer au football. Alors qu’il fête ce jour ses 38 ans, l’ailier au pied gauche soyeux s’éclate en Australie. Une fin de carrière à l’autre bout du monde que Calciomio vous fait découvrir.

Diamanti, footballeur et voyageur

L’ailier débute sa carrière professionnelle lors de la saison 1999-2000, à Prato, au quatrième échelon professionnel. Il porte les couleurs de quinze clubs en 19 ans de carrière avant de poser ses valises au pays des Kangourous. Il y découvre un quatrième pays dans son parcours de globe-trotteur et un troisième continent. Et pour la première fois depuis son aventure à Bologna, entre 2011 et février 2014, Diamanti vit plus d’une saison dans un club.

Ce club, c’est le Western United FC, localisé dans la grande ville de Melbourne, bordée par l’océan Pacifique, au sud-est de l’Australie. Un cadre paradisiaque pour l’ailier qui a connu avant-ça presque tous les coins de la Botte, en passant deux fois par Londres et par la pollution du port chinois de Guangzhou. Après toutes ces expériences, Diamanti s’épanouie en Océanie, comme il le déclarait à Sky Sports : « Aujourd’hui, je me sens très bien. Dans la tête, physiquement. »

Joueur de l’année pour sa première saison

Lorsque Diamanti accepte de rejoindre Western United, le club vient tout juste de rejoindre l’A-League, la première division australienne. Il intègre une équipe novice mais découvre un championnat séduisant : « Le football est organisé et discipliné […]. C’est physique et plutôt rapide » comme il le déclarait au site DerbyDerbyDerby. Il regrette en revanche le fait que ce soit une ligue fermée, dans laquelle « la menace d’une rétrogradation donnerait un avantage à tous les clubs au cours de la saison. »

Brassard sur le bras, positionné en meneur de jeu, Diamanti, dont la crinière est bien moins développée qu’à son époque Nazionale, performe avec son club. Sept buts, sept passes décisives et une cinquième place au classement qui permettent à Western United de jouer les play-offs. Malheureusement, le rival de Melbourne City, qui appartient au même propriétaire que Manchester City, élimine l’équipe de l’Italien, qui se console en recevant le prix de meilleur joueur de la saison : la médaille Jonny Warren.

Faire progresser l’A-League

L’ancien ailier de Bologna et de la Fiorentina se réjouit de participer à la croissance de son club : « Sur le terrain, j’ai le sourire sur les lèvres. Mais ne vous laissez pas tromper. Je suis très exigeant avec mes coéquipiers, le staff et le club. Je le fais parce que je sais que pouvoir avoir des succès, tu dois viser haut. » En effet, ses coéquipiers sont pour la plupart des locaux, qui ne connaissent pas le gratin européen à l’exception de Victor Sanchez, qui a joué plus de deux cents matchs avec l’Espanyol ou encore Besart Berisha passé par l’Allemagne. Et si Diamanti s’éclate en Australie, il n’en oublie pas son ADN d’Italien comme il le disait à DerbyDerbyDerby avant le play-off de la saison passée : « Nous voulons être l’équipe la plus ennuyeuse possible. Savez-vous pourquoi ? Les équipes qui remportent des trophées sont  »chiantes », les belles ne gagnent jamais« . Même si ce précepte n’a pas permis aux Noirs et Verts d’aller au bout, Diamanti aimerait bien terminer sa carrière par un trophée, lui qui n’a comme seule ligne à son palmarès, un titre de champion de Chine.

Cependant, cette saison, Diamanti est plus irrégulier et malgré sept passes décisives, il n’a pas trouvé le chemin des filets. Son équipe est sixième du championnat, bien partie pour disputer les play-offs. À 38 ans, Diamanti semble ne pas vouloir raccrocher tout de suite, comme il le confiait au site Gianlucadimarzio.com : « Je veux encore me divertir et rêver. […] Avant les matchs, je sens encore les papillons dans le ventre comme si j’étais un petit garçon, c’est peut-être ça mon secret. » La passion semble donc intacte pour Diamanti, au plus grand bonheur de l’Australie.

Ben Soffietti

Rédacteur



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