Aleksandar Kolarov, comme le bon vin

Par Loris Meucci publié le 27 Jan 2019

Les années ont beau passer et les cheveux blancs se multiplier sur le crâne du Serbe, rien n’y fait : à 33 ans, Kolarov ne cesse d’enchainer les matchs et les bonnes performances. Véritable homme fort de l’AS Roma depuis son arrivée en 2017, il est désormais et plus que jamais incontournable au sein de son équipe.

Toujours plus haut, toujours plus fort

L’apport offensif de Kolarov est depuis bien longtemps un secret de Polichinelle. Cependant, il n’a jamais été aussi important que depuis son retour en Serie A. Preuve en est, la saison passée est la plus prolifique de sa carrière avec 14 offrandes et 3 réalisations toutes compétitions confondues. Des statistiques proches du Madrilène Marcelo qui confirment le poids du Serbe dans les attaques romaines. Cette saison si ses centres sont moins exploités, il ne se fait pas prier pour frapper coup francs et penalties lorsque l’occasion se présente. Avec 5 buts au compteur, il est l’actuel deuxième meilleur buteur du club derrière Stephan El Shaarawy (6).

Au delà des chiffres qui ne sont pas toujours révélateurs, Kolarov est clairement un atout majeur de l’AS Roma et tient la forme de sa vie à tel point que Di Francesco ne se passe jamais de lui. Toujours prêt a en découdre, la machine à centrer sait faire bien d’autres choses. Percuter, temporiser, dribbler, trouver l’axe d’une passe limpide… Autant de possibilités de jeu qui font de lui une évidence dans ce rôle prépondérant d’animateur du flanc gauche. Kolarov détient la panoplie parfaite de l’ailier reconverti en défenseur. Il continue de s’illustrer dans le camp adverse, parfois au détriment d’un marquage serré, mais toujours avec le numéro 11.

L’employé modèle

Le capitaine de la Serbie a très vite adopté la culture du travail. S’il doit bien lui arriver de défroncer les sourcils, le sérieux et la discipline sont de mise dès lors qu’il enfile ses crampons et exerce son métier, que ce soit en match comme à l’entrainement. Un adepte du fameux adage « on joue comme on s’entraine« . Ce sens de la rigueur ne peut qu’être bénéfique pour les nombreuses jeunes pousses qui le côtoient. D’autant plus que le Serbe se tient prêt a sévir en cas de besoin : « Nicolo Zaniolo par exemple. Il a un futur radieux. J’apprécie la manière dont il se comporte, il travaille et il est sérieux… Mais si je devais le surprendre à trop planer, je serais le premier à lui taper les ailes. »

Par ailleurs, Aleksandar Kolarov est un joueur discret qui fait peu de bruit en dehors du rectangle vert. Sa sincérité et son franc-parler sont appréciés de tous. Même lorsqu’il lance un pic aux Ancelotti du dimanche : « Les supporters en général comprennent peu le football », la plèbe acquiesce. Signe d’un joueur qui force le respect.

Loris Meucci



Lire aussi