Aaron Ramsey : le bilan de ses premiers mois en Italie

Par Ben Soffietti publié le 17 Mai 2020

L‘été dernier, la Juventus a enregistré sa première recrue en la personne d’Aaron Ramsey, en fin de contrat à Arsenal. À 29 ans, il a découvert l’Italie, prenant petit à petit ses marques dans l’institution piémontaise, s’intégrant dans la rotation de Maurizio Sarri. Alors que la Serie A pourrait reprendre autour de la mi-juin, Calciomio dresse un bilan des premiers mois du Gallois avec les Bianconeri.

Une opportunité qui ne se refuse pas

Formé à Cardiff City, Ramsey s’était engagé avec Arsenal alors qu’il n’avait pas encore 18 ans. Il a connu, avec Szczesny, la politique des Gunners fondée sur les jeunes joueurs, politique souvent critiquée puisqu’Arsenal a cessé de jouer les premiers rôles en Angleterre. Après les onze années de son aventure londonienne, au cours de laquelle Ramsey a soulevé trois FA Cup, le milieu désirait découvrir un nouveau pays et une opportunité comme la Juventus ne se refuse pas. C’est ce que le Gallois confiait début mai à la Gazzetta dello Sport : « La Juve est un grand club. […] Quand elle appelle, c’est difficile de refuser. Et puis, je voulais sortir de ma zone de confort. » Une zone de confort dont il avait totalement fait le tour. Et voilà Ramsey, nouveau joueur de la Vecchia Signora.

Une place dans l’entrejeu à partager

Ramsey arrive à Turin au moment du grand changement. Après cinq saisons à la tête de Bianconeri, Allegri cède sa place à Sarri. Dans son nouveau club, l’ancien Mister du Napoli a pléthore de solutions au milieu avec Pjanić, Bentacur, Khedira, Rabiot, Matuidi et Ramsey. De quoi provoquer un véritable casse-tête, d’autant que Sarri ne se fixe pas sur un unique schéma. Il alterne entre un 4-3-3, qui assure la continuité avec son prédécesseur, un 4-4-2 ou un 4-3-1-2. La polyvalence de Ramsey lui permet de s’imposer dans chacun de ces systèmes. Or, de petits pépins physiques l’empêchent de prendre part aux premières journées de championnat.

Il faut donc attendre fin septembre pour voir la première titularisation du Gallois, contre l’Hellas, assortie d’une prestation complète et d’un premier but. Cela convainc Sarri de lui confier les clés du jeu en le positionnant derrière les deux attaquants dans son 4-3-1-2. Deux prestations abouties contre Brescia et la Spal mais Sarri souhaite imposer Bernardeschi en trequartista, donc Ramsey se retrouve cantonné à un rôle de remplaçant, qu’il occupe une partie de l’automne et au début de l’hiver. Cependant, durant cette période, il retrouve ponctuellement cette position, contre l’Atletico puis le Lokomotiv Moscou, rencontre lors de laquelle il ouvre le score.

Un avenir en suspens

Lorsque la pandémie a mis un terme provisoire à la saison de la Juventus, Ramsey a été stoppé en plein élan. En effet, suite à la défaite contre l’Hellas le 8 février, le Gallois a enchaîné trois titularisations pour deux buts, contre la SPAL et l’Inter, étant un des rares combatifs lors de son entrée en jeu contre Lyon en Champions League.

Tantôt dans un milieu à quatre aux côtés de Bentacur, tantôt dans un milieu à trois, Sarri s’est fortement appuyé sur les qualités de son numéro 8 : l’endurance, la justesse technique, la capacité à être au départ et à la conclusion des actions. Un atout qui lui vient de la Premier League qu’il connaît comme sa poche : « La Premier League est très différente de la Serie A, elle se joue de surface à surface. La Serie A est plus tactique », déclarait le joueur à la Gazzetta dello Sport.

Aujourd’hui, l’avenir de Ramsey reste toutefois incertain sur les rives du Pô. Même si Sarri est convaincu de l’apport de son milieu, les dirigeants bianconeri rêvent d’un retour de Pogba cet été. Et Ramsey pourrait servir de monnaie d’échange.

Le choix de la Juventus d’engager Ramsey l’été dernier s’avère donc être une plus-value. Moins utilisé que Rabiot ou Matuidi, le Gallois a réussi à enchaîner les matchs et demeure le milieu le plus décisif. Mais, concernant son avenir à Turin, rien n’est certain.

Ben Soffietti

Rédacteur



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