A quoi s’attendre avec ce nouveau Napoli?

Par Rémi Falvo publié le 17 Août 2019

La voici, la reprise du championnat! Elle arrive à grands pas pour tous les clubs de Serie A, et notamment pour le Napoli. Lors du dernier exercice, Ancelotti et ses hommes ont quelque peu déçu leurs supporters, par leur rapide élimination en Champions League, et également par le fait d’avoir lâché extrêmement tôt le Scudetto au rival juventino. Faut-il s’attendre à mieux pour cette année?

Un mercato sobre

L’été à Naples s’est passé de manière agitée, mercato oblige. Les noms qui claquent bien à l’oreille, comme James Rodriguez, Nicolas Pepe, Mauro Icardi, et dans une moindre mesure Edinson Cavani, sont entendus à longueurs de journée dans la ville Campanaise. Ils font la une des journaux locaux, parfois nationaux, tant le sujet est bouillant. A l’arrivée, aucun de ceux-là ne s’engagera de suite avec le Napoli cet été. Pour une partie des tifosi, ça a déjà été très mal vécu, comme un signe annonciateur d’une saison difficile. D’une lutte avec la Juventus une fois de plus démesurée. Mais un regard différent peut être porté à ce mercato. Le gros point positif, la bataille qui était loin d’être gagnée, c’est de pouvoir conserver au moins une saison de plus les « bigs », à savoir Kalidou Koulibaly, Allan, et Insigne. Et si le vrai gros coup du mercato Napolitain, c’était ça? Car conserver au sein de l’effectif trois joueurs en constante progression revient à un enrichissement de l’effectif, quelque part. Pas nécessaire donc de faire venir un crack. Pourtant, le renfort en défense centrale de Kostas Manolas arrive à point nommé. Koulibaly a enfin trouvé un compère en défense centrale aussi compétent que lui. Il n’aura plus à rattraper seul les erreurs de ses coéquipiers derrière. Si avec cela, un latéral venait renforcer cette défense azzurra, le Napoli deviendrait une sacrée équipe complète. Elle a toujours impressionné par son jeu offensif, mais si en plus de ça, elle compte des pointures derrière… Cela en fait un vrai concurrent pour la Juventus.

Ancelotti, acte 2

La pré-saison fût plutôt mitigée pour les Napolitains. Même s’ils ont battu Liverpool 3-0, ils restent tout de même sur un bilan de trois victoires, un nul et trois défaites sur leurs sept matchs. Le nul conte la Cremonese, promu de Serie B, et la défaite particulièrement lourde (4-0) face au Barça ont fait tout même quelques dégâts dans l’optimisme des supporters. Mais tout cela ne compte qu’à moitié, quand on sait que tous ces matchs sont des amicaux, servant au coach, pour qu’il puisse faire ses expériences de pré-saison. Parlons-en, du coach. Carlo Ancelotti. La nouvelle saison sera d’un point de vue personnel la deuxième au club pour lui. C’este un entraîneur qui ne peut être considéré comme un « coach-flash », à la Di Matteo, par exemple, ou comme tous ces entraîneurs qui obtiennent le meilleur de leurs hommes sur le coup, mais qui ne tiennent pas sur la durée. Pour Carlo, c’est l’inverse. Prenons l’expérience au PSG par exemple, où le Mister lors de sa première saison ne remporte pas la Ligue 1, mais qui, lors de son second mandat, porte le club plus haut qu’il n’a jamais été sur la scène européenne : en demi-finale de Champions League. En se faisant éliminer de manière très honorable par le Barça, sans perdre. Tout cela pour dire, cela risque d’être la saison d’Ancelotti. Après avoir testé plusieurs systèmes tactiques, Carlo a finalement trouvé son schéma préférentiel, en 4-2-2-2, et parvient globalement à tirer le meilleur de ses joueurs de cette manière. Le temps que cela se mette en place la saison passée, les Napolitains ont laissé filer des points. Que ce soit en Serie A ou en Champions League, les azzurri ont payé cher ce temps d’adaptation. Mais à présent, plus d’excuses. Les Campanais arrivent, le couteau entre les dents, se connaissent déjà plus ou moins tous, se comprennent, et sont prêts à faire trembler l’Italie, et l’Europe, qui sait.

Rémi Falvo

Rédacteur



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