A l’assaut de l’Europe entre craintes et espoirs

Par Gilbert Simonutti publié le 20 Oct 2020

La nouvelle campagne européenne débute cette semaine pour les clubs italiens engagés en Champions League et en Europa League. Après une décennie sans succès, le Calcio espère bien soulever à nouveau une coupe d’Europe au printemps prochain mais il faudra faire face à une concurrence des plus féroces.

Beaucoup ont pensé que la finale d’Europe League du mois d’août dernier allait mettre fin à une certaine malédiction pour les clubs italiens en Europe. Mais, défait (3-2) par un FC Séville plus expérimenté, l’Inter n’a pas réussi à faire mieux qu’une place de finaliste comme la Juve en 2015 et 2017 (en CL). Le dernier titre européen pour le Calcio reste encore celui des Nerazzurri en 2010, soit 10 saisons de disette, chose qui n’était encore jamais arrivé depuis la création des compétions continentales au milieu des années 50. 7 équipes italiennes vont tenter de relever le défi à partir de ce soir avec en ligne de mire Istanbul (CL) et Gdańsk (EL), sièges des deux finales en mai prochain.

Les 4 peuvent passer le premier tour en Champions League

En champions League, la Juve qui reste sur 9 scudetti consécutifs semble la mieux armées pour relever le défi. L’arrivée de Cristiano Ronaldo en 2018 était censée apporter ce petit plus qui devait permettre à la Vecchia Signora de faire la différence mais les deux exercices avec CR7 se sont soldé par autant d’échecs cuisants en quarts (Ajax) et en huitièmes (Lyon). Cette fois, les Bianconeri font profils bas et se placent plutôt dans la catégorie des gros outsiders, ce qui pourrait, au final, leur retirer un peu de pression. Dans un groupe avec Barcelone, Kiev et Ferencvaros, la qualification devrait être au rendez-vous mais attention à la double confrontation contre les Catalans. Aux cotés des champions d’Italie, l’Inter, deuxième de Serie A et finaliste d’Europa League, a également une belle carte à jouer. L’effectif est paré pour le double objectif et et l’équipe a gagné en maturité. Mais, les premières sorties italiennes ont montré que Conte a encore beaucoup de travail en défense d’autant plus que le groupe des Nerazzuri (Real, Shakhtar et Borussia M.) est plus compliqué qu’il n’y parait. L’Atalanta a également étoffé son effectif et devrait encore faire parler d’elle, après son quart de finale du dernier exercice, malgré un groupe difficile (Liverpool, Ajax et Mydtjelland). Sans l’effet de surprise, la Dea peut-elle rééditer sa campagne 2019/20? La Lazio de Simone Inzaghi qui retrouve la compétition reine après 13 ans, misera sur sa qualité mais risque d’être juste numériquement avec en prime un début de championnat difficile. Il faudra retrouver la Lazio d’avant confinement pour sortir d’un groupe équilibré (Dortmund, Zenith, Bruges).

Le Napoli, la mieux équipée en Europa League ?

En Europa League, l’Italie sera représentée par trois équipes ambitieuses. La Roma qui vient de retrouver les buts de Dzeko et qui aura un groupe abordable (Young Boys, Cluj et CSKA Sofia) a de quoi voir venir avant la phase à élimination directe. Fonseca a une équipe de qualité, reste a bien l’amalgamer. Pour le Napoli de Rino Gattuso, habitué à la Champions League ces dernières saisons, l’occasion serait belle de renouer avec une épopée européenne et pourquoi pas aller jusqu’au bout comme en 1989. Le début de saison est prometteur et le groupe (Real Sociedad, AZ, Rijeka) dans les cordes de ce Napoli là. Dernier représentant italien, le Milan AC est arrivé en Euopa League par la porte des préliminaires et d’une série de tirs au but interminable contre Rio Ave. Rien que par son nom et son histoire, les Rossoneri font au minimum figure d’outsider dans la compétition. Mais, plus encore que le prestige passé, ce sont les bons résultats actuels qui peuvent laisser espérer un avenir radieux malgré un groupe compliqué (Celtic, Lille, Sparta Prague).

A ces 7 équipes maintenant de faire déjouer les pronostics et de ramener une coupe d’Europe dans le Belpaese. L’attente a été déjà bien trop longue pour les tifosi.

Gilbert Simonutti

Rédacteur



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