8ème journée : Statu quo au sommet du championnat, une Lazio renversante, le Napoli recolle au trio de tête

Par Michaël Magi publié le 22 Oct 2019

Cette 8ème journée marquait les débuts sur le banc de deux coachs : Stefano Pioli au Milan et Claudio Ranieri, avec la Samp. Même résultat comptable mais impressions contrastées. Le Milan affrontait Lecce à domicile et a concédé le nul (2-2), bien que menant deux fois au score… et en dépit d’un Çalhanoğlu retrouvé, auteur d’un but et d’une passe décisive – ratio statistique qu’il n’avait plus connu depuis février 2019. Manque de réussite pour les rossoneri puisque Lecce est revenu sur un penalty malheureux et une frappe improbable de Calderoni dans les arrêts de jeu. Ranieri, quant à lui, a ramené un peu d’ordre dans la défense de la Samp, sur laquelle la Roma s’est cassée les dents (0-0). Deuxième clean-sheet de la saison pour les blucerchiati qui avaient jusque-là encaissé 16 buts en 7 rencontres.

Pour le reste, pas de changement dans la course au scudetto. La Juventus n’a pas fait un grand match mais a vaincu Bologna (2-1), grâce à un but de Pjanic ; but qui fera naître quelques polémiques, sachant qu’il provient d’une récupération peut-être entachée d’une faute de Pjanic sur Orsolini et Mbaye. L’Inter l’a aussi emporté. Et en se faisant peur. Les nerazzurri menaient 4 à 1 à la 71ème minute sur la pelouse de Sassuolo avant de connaitre une étonnant trou d’air. Si les buts de Đuričić et Boga ont fait passer des sueurs froides au dauphin, il conserve toutefois l’essentiel : la victoire. Enfin, pas de frayeur pour le Napoli qui a disposé sans trembler de l’Hellas (2-0), grâce à un doublé de Milik, sans doute soulagé d’ouvrir enfin son compteur. Belle opération du reste, puisque les partenopei reviennent à un point de l’Atalanta, tenue en échec 3 buts partout sur la pelouse de la Lazio. A noter enfin, la précieuse victoire de Cagliari contre le SPAL (2-0) qui grimpe à la 5ème place : la dernière fois que les sardes ont connu un aussi bon classement au soir d’une huitième journée, c’était en 2004 (4ème).

On a aimé

La rimonta de la Lazio : Ridicule et ridiculisée pendant une mi-temps, la Lazio a su trouver les ressources pour refaire son retard. Grâce à deux penalties justifiés, inscrits sans ciller par Immobile et une frappe de mule de Joaquin Correa sous la barre d’un Gollini pourtant très bon ce dimanche.

Le triplé de Cornelius : Prêté par l’Atalanta et entré en cours de jeu dès la 12ème minute en remplacement d’Inglese, touché à la cheville, Andreas Cornelius a fait vivre un enfer à une Genoa démobilisée. Un but de la tête à la 42ème minute, une belle reprise du gauche 4 minutes plus tard, une frappe hors surface 5 minutes après la reprise. Le natif de Copenhague, qui inscrit le premier triplé de sa carrière, a été le grand artisan du naufrage du Grifone et précipite le destin d’Andreazzoli, dont les jours sont désormais comptés.

Le moment de la journée

A chaque journée de Serie A, ces cris racistes. C’est cette fois Ronaldo Vieira qui en a été la cible, à plusieurs reprises, pendant le match qui opposait la Samp à la Roma au Marassi. Les champions du week-end : les tifosi de la Roma, apparemment désireux de ne pas se laisser distancer dans la course à la bêtise. Nul, comme les trois derniers résultats d’une Lupa qui piétine… La Direction de la Roma s’est toutefois désolidarisée officiellement de ces agissements.

Mis en lumière

Andreas Cornelius a certes été immense, dimanche soir, pour mater la Genoa. Mais il serait injuste de ne pas saluer l’étincelante performance de Dejan Kusulevski. Prêté lui aussi par l’Atalanta, le jeune ailier droit suédois est l’une des révélations du début de saison. En plus d’avoir inscrit le 5ème but des crociati – sur une boulette partagée de la défense genoana – Kulusevski a aussi adressé deux passes décisives qui viendront compléter les trois premières qu’il avait déjà données jusque-là, lui permettant, à 19 ans, de figurer en tête du classement des meilleurs passeurs. Gasperini se frotte sans doute les mains de le voir grandir plus vite que prévu.

Cornelius

 

Michaël Magi



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