180 minutes d’angoisse pour l’Udinese

Par Gilbert Simonutti publié le 08 Mai 2016

Udinese

Après la victoire contre la Fiorentina (2-1) le 20 avril dernier, tout le monde a tiré un soupir de soulagement dans la nouvelle Dacia Arena. L’Udinese semblait avoir définitivement assuré son maintien. Deux défaites plus tard (contre l’Inter et le Torino), les Bianconeri replongent de plus belle dans le bas du tableau. Si la défaite à San Siro était dans la logique des choses, celle à domicile contre les Granata n’était pas du tout prévu par les dirigeants frioulans. Le pire est que les joueurs y ont mis la manière. un 1-5 retentissant qui a fait passer l’attaquant du Toro Martinez pour Messi ou Ronaldo et la défense bianconera pour une garnison de l’armée mexicaine. La peur refait donc surface au plus mauvais moment de la saison. Le plus inquiétant est que derrière, aussi bien Palermo que Carpi engrangent des points et sont sur une dynamique positive. Tout le contraire des Zebrette qui sont apparues molles et sans envie le weekend dernier. Pour ne pas à avoir à jouer une finale contre Carpi lors de l’acte ultime du championnat, l’Udinese doit absolument gagner à Bergame aujourd’hui. Même si un succès sur le terrain d’une Atalanta qui ne demande plus rien à cette saison ne garantira pas officiellement le maintien, il permettrait de voir un peu venir en espérant un faux d’un des deux poursuivants contre la Lazio ou la Fiorentina. Dans le cas contraire, Udine s’apprêterait à vivre une semaine comme elle n’en a plus connu depuis bientôt deux décennies. La peur au ventre avec le risque de connaitre l’une des plus grosses désillusions de l’histoire du club.

Si Pozzo et De Canio prônent un optimisme d’apparence, le tension est palpable et la relégation pointe le bout de son nez aux portes du Frioul. Comment a-t-on pu en arriver là se demande les tifosi. Les erreurs sont nombreuses. L’après Guidolin a été mal géré et Colantuono n’était pas l’homme de la situation pour redresser la barre. Si les Pozzo ont assuré pendant des années sur le marché des transferts, force est de constater que les arrivées depuis deux-trois saisons ne sont pas à la hauteur des espérances. Qu’on le veuille ou non, le manque de cadres italiens dans le groupe est un handicap pour une équipe devant se battre pour s’en sortir. Pour finir, la gestion du cas Di Natale qui quittera le club presque fâché a frôlé le ridicule. Cela fait beaucoup et c’est souvent dans ce genre de saison que la relégation arrive. Une chose est sure cependant, les tifosi répondront à nouveau présents aujourd’hui. Toutes les places visiteurs ont trouvé preneur en quelques heures signe de l’attachement de la ville et de toute la région pour son club. Aux joueurs de répondre présent à leur tour maintenant.

Gilbert Simonutti

Rédacteur



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