Bilan de la saison 2016/2017 : Inter (troisième partie)

Par Giuliano Depasquale publié le 18 Juin 2017

Samir Handanovic : 7 penalties et seulement 2 parés pour celui qui en arrêtait autrefois la moitié, minimum. Pour ce qui est de ses prestations au cours du jeu, Handanovic n’a pas été plus rassurant que les autres années, dans ses cages. En somme, le gardien a effectué une saison légèrement en dessous.

Juan Pablo Carrizo : 4 matchs joués, dont un en remplacement d’Handanovic expulsé, et un penalty arrêté en Europa League, contre le Sparta Prague. Il a également joué lors de la dernière journée de championnat, en guise d’adieu.

Jeison Murillo : Dans la continuité de la saison précédente, Murillo a accompagné Miranda au centre de la défense mais il n’a pas réussi à se relever des quelques mois précédents lors desquels il enchaînait les erreurs. Le retour de Medel l’a finalement envoyé sur le banc.

Danilo D’Ambrosio : Inattendu, il a réussi à s’approprier le poste de défenseur droit, tout en assurant de belles prestations lorsqu’il fallait former une défense à trois et en se montrant efficace face au but (3 buts). Il doit tout de même continuer à travailler pour effacer quelques lacunes, car il a été fautif sur quelques buts encaissés.

Cristian Ansaldi : Arrivé avec le poste de latéral gauche dans la poche, Ansaldi ne s’est pas vraiment foulé pour sa première année à l’Inter. Rarement au-dessus du lot, il a surtout traversé la saison en se contentant de prestations moyennes.

Davide Santon : Une véritable énigme de l’effectif. D’abord titulaire avec De Boer, il n’a été utilisé que deux fois avec Pioli. Il est finalement réapparu en fin de championnat, sous Vecchi, et a montré de belles choses pour un joueur sans temps de jeu.

Andrea Ranocchia : Comme l’année précédente, Ranocchia a d’abord commencé la saison en tant que remplaçant, avec quelques fois une place dans le onze de départ, avant de partir en prêt lors du mercato hivernal. Et en neuf matchs joués (TCC), il n’a pas encore réussi à reconquérir le cœur des tifosi…

Yuto Nagatomo : Parfois titulaire, mais surtout remplaçant, que ce soit avec De Boer ou Pioli, le plus ancien joueur du club a d’abord bien commencé sa septième année à Milan avant de se louper à chaque fois un peu plus au fil des matchs. Pourtant, il a eu une belle opportunité avec la blessure d’Ansaldi, lors des dernières journées.

Senna Miangue : Pas mauvais, voire prometteur lorsqu’il est utilisé par De Boer, il a disparu de l’effectif à l’arrivée de Pioli et a vécu l’autre moitié de saison avec Cagliari.

Marco Andreolli : Très peu utilisé, comme chaque année, il a eu sa chance en fin de saison et l’a bien saisi, même s’il n’a clairement pas le niveau pour être titulaire à l’Inter. Son but contre la Lazio a sans doute fait plaisir aux tifosi qui n’oublient pas qu’il fait partie du club depuis très longtemps, malgré ses nombreux prêts.

Trent Sainsbury : Arrivé en janvier, il n’a joué qu’une dizaine de minutes lors de la dernière journée et a trouvé le moyen de recevoir un carton jaune.

Joao Mario : En concurrence avec Banega pendant toute la saison, il n’a pas reçu les opportunités qu’il méritait de la part des entraîneurs. À chaque fois très impliqué sur le terrain, il a montré qu’il avait un très grand potentiel, même s’il est indéniable qu’il a encore une marge de progression, vu ses phases de jeu parfois assez lentes.

Marcelo Brozovic : Une saison typiquement à la Epic Brozo, avec des hauts et des bas. Capable du meilleur, comme du pire, il a répondu présent pour aider l’équipe à certains moments, mais il demeure bien trop inconstant. Les plus rancuniers ne sont pas près d’oublier sa faute de main idiote pendant le match contre la Sampdoria.

Geoffrey Kondogbia : Les premiers mois ont été très durs pour le Français, qui a même été mis de côté quelque temps pour une grossière erreur contre Bologna. Avec Pioli, Kondogbia a retrouvé confiance en lui et a affiché de meilleures prestations, mais il doit encore beaucoup travailler…

Felipe Melo : Fidèle à lui-même, il n’a pas brillé en début de saison et a même handicapé l’équipe à plusieurs reprises, à cause de son jeu médiocre. Il a quitté l’Inter en janvier, mais il continue de supporter ses anciens compagnons et il n’hésite pas à le montrer sur les réseaux sociaux.

Assane Gnoukouri : Inséré quelques fois en début de saison, il n’a pas eu autant d’opportunités que la saison passée. Il est encore jeune et il a encore un long chemin à parcourir avant de vraiment entrer dans la cour des grands. Il a été prêté à l’Udinese en janvier.

Antonio Candreva : La première partie de saison a été excellente pour Candreva, sur qui personne n’avait aucun doute quant à ses qualités. Mais il a lentement sombré, à force d’enchaîner les mauvais centres et ses courses ratées. Même s’il a un statut élevé en Italie, il doit absolument se remettre en question en vue de l’année prochaine.

Gabriel Barbosa : Il aura été le « running gag » pendant toute la saison de Serie A. Les tifosi ont eu beau le réclamer, personne n’a donné la chance au jeune Brésilien de réellement montrer de quoi il était capable. Il a quand même réussi à trouver le chemin des filets lors de ses quelques entrées en fin de matchs : un de plus beaux moments de la saison.

Eder : Mine de rien, il a réussi une belle petite saison avec l’Inter, bien qu’il ait été utilisé comme remplaçant. Avec 10 buts plantés et 6 passes décisives, il s’est montré efficace quand l’entraîneur faisait appel à lui. Avec Eder sur le terrain, les phases offensives retrouvent du souffle en fin de match.

Stevan Jovetic : De Boer ne comptait déjà pas sur lui en début de saison, où il n’a joué que des fins de matchs. Sa situation n’a pas changé avec l’arrivée de Pioli et il a rejoint Séville, où il a effectué une belle deuxième partie de saison.

Jonathan Biabiany : Utilisé en championnat uniquement à l’occasion des dernières minutes du derby retour contre le Milan AC, il n’a pas du tout convaincu, rendant encore aujourd’hui le choix de Pioli très énigmatique. Ses minutes jouées en Europa League ne sont pas non plus très mémorables…

Rodrigo Palacio : Clairement à bout de souffle après de belles années passées à l’Inter, Palacio a remercié le public à l’occasion de la dernière journée. Les supporters les plus fidèles lui pardonneront ses prestations, pour la plupart mauvaises, lors de cette ultime saison avec les Nerazzurri.

Andrea Pinamonti : Rentré à trois reprises, dont eu Europa League, il s’est à chaque fois donné à fond pour tenter de se faire remarquer. Il n’a malheureusement jamais été décisif, mais il semble posséder la hargne nécessaire pour devenir un joueur talentueux, à l’Inter ou autre part.

La saison d’Icardi, Perišić, Gagliardini, Banega, Medel et Miranda sont analysés dans la deuxième partie du bilan.

LES ENTRAINEURS

Frank de Boer : Arrivé à la suite du départ inattendu de Mancini, à la veille du lancement de la Serie A, il n’a pas réussi à imposer son jeu vivace comme il l’aime. Sous ses ordres, les joueurs ont souvent eu l’air perdus, avec pour seule consigne de centrer en vrac. Il n’a pas non plus su apporter la motivation nécessaire au groupe, malgré son apprentissage record de la langue italienne.

Stefano Pioli : Bien plus proche des joueurs que le Néerlandais, il a su redonner confiance en Kondogbia et a motivé l’équipe pour enchaîner une belle série de résultats. Néanmoins, il n’a pas réussi à se renouveler quand ses tactiques s’essoufflaient et a perdu toute confiance du groupe lorsque l’objectif « 3e place » s’est trop éloigné.

LA SAISON PROCHAINE

La saison prochaine, comme les deux précédentes, l’Inter doit au moins se qualifier pour la Champions League. Le club n’aura plus de problème avec le fair-play financier de l’UEFA après une vente et sera libre d’investir, à travers Suning, sur le marché des transferts, à condition de trouver des joueurs talentueux qui acceptent de ne pas jouer de compétition européenne. Le projet est bien en place, avec des investisseurs présents pour renvoyer l’Inter sur le devant de la scène européenne et des personnalités internes qui auront un rôle tout aussi décisif à jouer, comme Sabatini ou Oriali, qui devrait bientôt faire son retour. Le plus important reste tout de même l’entraîneur qui doit être trouvé le plus rapidement possible, afin de construire une tactique solide et un groupe stable, à l’inverse de l’été passé. L’Inter a réellement les moyens de briller, sans pour autant profiter de la quatrième place qualificative pour la C1, mais ce sera aux joueurs de montrer qu’ils se sentent impliqués dans ce projet plus sérieux que jamais.

Giuliano Depasquale

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