Le Torino se sépare de Mihajlovic, Mazzarri lui succède

Après un an et demi à la tête des Granata, Sinisa Mihajlovic a été remercié par le Torino suite à la défaite 2 à 0 en Coppa Italia contre la Juventus, laissant la place vacante à Walter Mazzarri. Retour sur son expérience piémontaise.

Par Rémi Falvo publié le 06 Jan 2018

Un Mihajlovic furieux, se faisant expulser par l’arbitre du soir Doveri, c’est la dernière image qu’il restera du désormais ex-coach du Torino. La deuxième défaite de la saison face à la Juventus fut celle de trop pour Urbano Cairo, qui a décidé de se séparer de son sanguin entraîneur.

Un bilan mitigé

Quand il arrive dans le deuxième club de Turin, Mihajlovic s’imagine pouvoir travailler en toute tranquillité dans un club qui finalement lui ressemble: un outsider bouillant. Nul doute que le technicien a du être déçu. Dès ses débuts en 2016, il s’imagine construire une nouvelle équipe composée des cadres tels quel Belotti, Baselli… Et avec le renfort de 3 hommes : Maksimovic, Soriano et Giaccherini. Bien que les 2 premiers soient toujours là, aucun des 3 autres ne compte parmi l’effectif turinois aujourd’hui. Cependant, la performance de cette première partie de saison justifie son éviction: 5 victoires en 19 matchs, et une amère 10ème place qui n’a pas pu éviter de passer les fêtes avec un certain sentiment de regret. Car bien qu’au-delà de la défaite, ce Torino-Juve était un match à ne pas perdre, derby oblige, mais ce n’est certainement pas le motif principal de la séparation Urbano-Mihajlovic. Aucun président de club de Serie A ne peut prendre la décision de se séparer de son entraîneur après une défaite 2 à 0 face à la Juventus, ce serait une décision complètement disproportionnée. Non, ce que reproche la direction turinoise au Serbe, c’est son incapacité à avoir su donner une dynamique à son équipe, à lui faire enchaîner deux succès.

Buongiorno Walter!

Place donc à Walter Mazzarri. L’ex-coach du Napoli et de l’Inter vient de signer un contrat qui le lie au Torino jusque 2020. Une chose est sûre, le taux de coups de sangs dans les vestiaires ne risque pas de diminuer avec le nouveau coach. Comme son prédécesseur, Mazzarri ne tient pas en place sur son banc, se fait régulièrement expulser, et bouillonne tellement à l’intérieur de lui-même qu’il ne termine jamais un match avec sa veste sur les épaules. Mais ce n’est pas pour faire des économies sur les vestes du club que Cairo l’a fait venir, mais bien pour redonner un élan positif à son effectif qui semble tout de même en avoir besoin. Mazzarri aurait pu rester à Watford l’an passé, il était en contrat jusque 2019, mais il a senti le vent tourner quand on a commencé à parler de « vestiaire désuni » dans lequel il n’arrivait plus à fédérer à cause du fait qu’il ne maîtrisait pas assez bien l’anglais… Enfin, son équipe a fini 17ème, peut-être qu’on attendait mieux de lui. Il quitte donc Watford à la fin de la saison 2016-2017. Il est quand même l’un des rares à avoir usé de la défense à 3 en Angleterre, avec Antonio Conte. Sauf que Mazzarri ne possédait pas le même effectif, et termine sa saison en ayant pris 68 buts en 38 matchs. Cette même défense à 3 va certainement faire son retour au Torino, où elle avait disparu depuis que Ventura a laissé sa place à Mihajlovic. Le Toscan est donc prêt à relever un nouveau défi, retourner dans un pays qu’il avait quitté plutôt sur une mauvaise note avec l’Inter, puisqu’il s’était fait limoger à la mi-saison par Tohir pour laisser la place à Mancini. Une autre époque.

Rémi Falvo

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