Jour-J : Italie-Espagne

L'Italie de Ventura s'apprête à recevoir l'Espagne dans le groupe G des qualifications au Mondial 2018, une rencontre qui pourrait être déterminante (ou pas). Car seul le premier du groupe s'envolera directement pour la Russie, chaque point récolté sera donc précieux.

Par Paolo Del Vecchio publié le 06 Oct 2016

Italie-Nazionale

Le point mathématique

Une victoire de chaque côté puisque l’Italie a battu Israël (3-1) et l’Espagne humilié le Liechtenstein (8-0) le mois dernier. L’idée est donc de ne surtout pas perdre ce soir pour ne pas se détacher d’une Roja qui a l’habitude d’infliger des fessées à ses adversaires, un problème pour la différence du buts en cas d’égalité de points. Une victoire serait idéale, certes. Mais le sélectionneur espagnol Lopetegui arrive plutôt bien armé avec ses Iniesta, Silva, Ramos, Piqué, De Gea ou encore Diego Costa (dévastateur ces temps-ci, entraîné par un certain Antonio Conte à Chelsea…). Des joueurs d’une qualité énorme à tous les postes. Si la victoire contre Fabregas et sa bande à l’Euro a fait du bien au moral, il faudra tout de même batailler dur pour tenter d’obtenir un résultat positif ce soir. Ventura poursuit dans l’idée de la continuité depuis cet Euro réussi par l’Italie, avec un schéma identique à celui de Conte et peu de nouveaux venus, du moins dans le XI de départ.

La news effectif

En l’absence de Chiellini, c’est le jeune milanais Romagnoli (21 ans) qui pourrait être la surprise du chef. Il n’a encore jamais évolué ni en Nazionale, ni dans une défense à trois, mais présente toutes les qualités requises pour briller à très haut niveau. Tout comme le juventino, il est gaucher et pourra parfaitement se positionner aux côtés de Bonucci. Barzagli complétera la défense devant Capitan’ Gigi, tandis que Florenzi (en ballottage favorable sur Candreva) et De Sciglio devraient occuper les côtés de l’habituel 3-5-2. De Rossi sera positionné devant la défense alors que Verratti devrait débuter sur le banc, et ce sont Bonaventura et Parolo qui occuperont les postes de relayeurs. Devant, le désormais célèbre duo Pellè-Eder se chargera de poser quelques soucis à la défense adverse, en espérant qu’ils aient le même impact que le 27 juin dernier lors du huitième de finale de l’Euro remporté face à cette même Espagne.

Italie (3-5-2) : Buffon ; Barzagli, Bonucci, Romagnoli ; Florenzi, Parolo, De Rossi, Bonaventura, De Sciglio ; Eder, Pellè.

De son côté l’Espagne devrait continuer sur le 11 proposé contre le Liechtenstein début septembre. L’attaque devrait être menée par le monstre Costa qui réalise un gros début de saison et qui part favori devant Morata. Derrière, les quatre titulaires reprennent tous leur place pour ce match capital. Si les milieux de terrains sont légions, comme d’habitude en Espagne, les joueurs choisis par le sélectionneur espagnol hier à l’entraînement leur permet d’alterner entre un milieu à 5 et à 3.

Espagne (4-2-3-1) : De Gea ; Carvajal, Piqué, Ramos, Jordi Alba ; Koke, Busquets ; Silva, Iniesta, Vitolo ; Diego Costa.

Les cinq dernières confrontations

La Nazionale a un bilan plutôt mitigé face à la Roja, notamment sur les vingt dernières années. Les résultats n’ont d’ailleurs pas été spécialement positifs en compétition avant cet Euro 2016, avec deux éliminations aux tirs au buts en 2008 (Euro) et 2013 (Confederations Cup), un nul en poule et une amère défaite en finale, à l’Euro 2012. La victoire 2-0 du dernier affrontement apporte donc un certain soulagement, mais c’est la seule des cinq dernières oppositions. Elle est précédée de deux défaites et deux nuls. Les deux nations n’ont plus perdu un match de qualifications depuis bien des années, un nul serait logique mais Gigi & Co donneront tout pour la victoire au Juventus Stadium. Un stade imprégné d’un slogan… « Vincere non è importante, è l’unica cosa che conta« . Forza Azzurri !

Paolo Del Vecchio

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