Retour sur Italie-Géorgie, 2-0
1. PRELIMINAIRES
La Nazionale de Lippi s’impose deux buts à zéro face à la Géorgie ce soir à Udine. Ce match s’inscrit dans le cadre des éliminatoires pour le mondial 2010, groupe 8. L’Italie n’a pas tremblé, l’Italie n’a pas souffert, l’Italie s’est logiquement imposée. Il y avait un messi sur la pelouse ce soir et il se nomme Daniele De Rossi. D’une frappe splendide et lointaine pleine lucarne, il ouvrait le score à la 17ème minute de jeu et en fin de match, sur un décalage de Del Piero, il trompait une nouvelle fois le portier géorgien. L’Italie s’empare de la tête du groupe avec 6 points puisque l’Irlande a été contrainte de concéder un score nul et vierge au Montenegro.
2. AVANT MATCH
3. LA FORMATION
Ce soir Lippi insère Aquilani dans le onze de départ et propose un 4-3-3 aux allures de 4-2-3-1, sauce Donadoni, selon les phases du match. En effet, si quelques modifications interviennent dans la défense du fait des blessures, l’entre jeu et l’attaque ne changent guère. La seule différence est probablement que Lippi a accordé sa confiance à Aquilani en trequartista alors que Donadoni la confiait à Perrotta, actuellement blessé et qui n’est donc pas dans le groupe.
En défense donc, pas de surprises vis-à-vis des probables formations annoncées depuis quelques jours, sur notre site notamment. Il fallait attendre la fin de l’échauffement pour savoir si Legrottaglie qui avait fait preuve d’une légère douleur pouvait participer. Et il a été disponible. Il est donc aligné à droite de Cannavaro dans l’axe. Dossena remplace Grosso blessé et Zambrotta occupe le flanc droit.
Au milieu, il y a alternance dans la formation. Tout d’abord, un 4-3-3 classique avec De Rossi qui joue devant la défense à la tête d’un triangle aux autres sommets duquel se trouvent Pirlo à droite et Aquilani à gauche. Du nouveau donc, où Lippi n’hésite pas à replacer De Rossi, très solide défensivement, devant la défense, démarche entreprise par Donadoni et libérant ainsi Pirlo. Toutefois, ce milieu à trois n’est pas équilibré. Pirlo reste sur ses gardes d’un point de vue défensif et assure la couverture du milieu de terrain tandis qu’Aquilani lui, se permet plus de libertés offensives. Ce qui prend alors des allures de 4-2-3-1 sur les offensives. Et ce, surtout en seconde période avec l’entrée de Palombo, plus solide que Pirlo, ou tout au moins en meilleure condition physique. Aquilani est alors délivré davantage des tâches défensives.
Le jeune romain, que l’on voyait jouer plus bas, occupe une place clé, presque en trequartista au soutient de Toni sur les phases offensives (surtout en seconde mi-temps), il rejoint son côté gauche dans le triangle du milieu pour défendre. Sur les ailes Di Natale est titularisé à gauche dans son stade, Camoranesi à droite. Ce qui donne la formation suivante :

Formation modulable : 4-3-3 classique, qui prend parfois des allures de 4-2-3-1
En seconde mi-temps, on peut voir la formation suivante suite aux entrées de Palombo, Del Piero et Iaquinta :

Formation suite aux 3 changements
Voici la formation mise en place par Hector Cuper :

Formation titulaire géorgienne - 4-3-3 : Ent : H.Cuper
4. RESUME
Une entame de match clairement dominée et maitrisée
De toute évidence, les Azzurri ne sont pas entrés sur la pelouse pour faire de la figuration. D’entrée de jeu, ils marquent leur envie par une domination territoriale signifiante qui relaie Buffon au rang de lointain spectateur. En effet, dans ce premier quart d’heure de jeu, le portier de la Juve n’aura rien à faire. Cette domination italienne tarde cependant à déclencher des occasions franches. Devant une équipe géorgienne qui refuse le jeu en ce début de match, les attaques se résument à quelques centres aisément contenus par la défense géorgienne qui empêche Toni de mettre la tête. Les offensives sont construites mais n’inquiètent pas. Il faut attendre la 14ème minute de jeu pour que Toni, en se démenant bien, ne serve Di Natale dans la profondeur pour un face à face avec Loria. L’attaquant de l’Udinese est en partie marqué par les centraux géorgiens mais il parvient tout de même à frapper ; la balle trop molle finit à petit pas sa course à côté du montant gauche.
Un but venu d’ailleurs. Il y avait un homme nommé De Rossi …
Devant ce bloc, De Rossi comprend qu’il faut essayer autre chose. Ainsi, à la 16ème minute de jeu, il se débarrasse assez aisément de Koblashvili, de quelques petit pas se met sur le pied gauche et décoche un missile. La balle achève sa course dans les filets de Loria après avoir fleureté avec la lucarne. Quel but ! Quel culot ! Et on a envie de dire que c’est tout sauf de la chance. On peut notamment se souvenir de sa frappe semblable face à Chypre que Giorgallidis avait repoussée des poings ou encore de son but similaire face à la Géorgie justement en qualifications pour l’Euro 2008. Dans une position tout aussi lointaine mais bien plus excentrée, il avait ouvert les compteurs, la seule différence étant qu’il avait frappait … du pied droit ! Sur le but, Marcello Lippi qui avait sorti le costard pour la soirée, serre les poings ; il est satisfait !
Ce but bouste davantage encore l’équipe qui se créer quelques occasions par l’intermédiaire de Camoranesi ou encore Toni qui réalisent quelques beaux mouvements sans toutefois parvenir à porter réellement le danger.
Attention danger
Cinq minutes avant la demi-heure de jeu, les Géorgiens lancent leur seconde offensive, après une première balle perdue par Pirlo qui lançait une contre-attaque rapidement interrompue par la défense. Sur cette occasion la catastrophe est évitée de peu. Sur un centre de Mchelidze côté droit, Kenia se retrouve seul (à l’exception de Dossena qui vient tacler devant lui) face à Buffon au second poteau. Après avoir manqué sa reprise, il rate sa seconde frappe qui est trop écrasée et que Buffon capte sans problème. Avec plus de réussite, il aurait sans doute pu égaliser … sur la première occasion franche de son équipe.
Doucement vers la mi-temps
L’alerte a retenti dans la tête des Azzurri qui, mis à part un coup franc lointain capté directement par Buffon, ne laisseront plus d’autres occasions à leurs adversaires avant la mi-temps. En revanche, Aquilani opérera deux longues ouvertures intéressantes pour Di Natale sur des montées du bloc Géorgien. Toutefois, la première termine en touche et sur la seconde, tout juste quelques minutes plus tard, l’attaquant de l’Udinese est signalé hors jeu. Juste avant la mi-temps, Pirlo est averti pour une légère faute, un bête tirage de maillot.
Les équipes regagnent les vestiaires sur ce score de un but à zéro en faveur de l’Italie. A la mi-temps, les compteurs reflètent cette première période. Tout d’abord, le score récompense les efforts italiens. Puis au nombre de frappes cadrées, on en dénombre 4 pour l’Italie et 2 pour la Géorgie, soit l’image d’une Italie qui essaie certes mais qui est peu dangereuse et qui doit faire face à un adversaire qui cadre ses seules occasions sur lesquelles il aurait pu avoir plus de réussite. Pas de danger donc mais attention au match piège face à cette équipe qui se découvre peu. Tel est l’état d’esprit qui ressort à la mi-temps.
Bonne nuit les petits
Au retour des vestiaires, le premier changement intervient. Palombo que l’on avait déjà pu voir face à l’Autriche, entre en jeu à la place de Pirlo ou presque. En fait, De Rossi passe à droite pour le laisser évoluer à gauche dans ce milieu défensif à deux. Quelques permutations entre les deux joueurs. Certainement pas de lien de cause à effet (à méditer), mais le match commence à perdre le dynamisme que lui imputait la Nazionale. Ainsi dans les dix premières minutes de jeu, à l’exception d’une tête dangereuse de Di Natale démarqué dans la surface, le jeu perd de son efficacité et de sa construction. Beaucoup de déchets et d’occasions qui n’aboutissent pas. Le match en devient même ennuyeux pour les tifosi.
Du sang neuf
C’est à ce moment là que Lippi décide d’injecter encore du sang neuf. Del Piero remplace Di Natale, un choix moyennement apprécié par le Stadio Friuli qui aurait aimé que son petit prodige continue. Mais les tifosi s’en remettront vite, lançant même une ola par la suite. Ils poussent leur équipe et des “Italia, Italia, …” descendent des tribunes. Une première occasion dangereuse est sauvée de peu par la Géorgie. Et à la 23ème minute de jeu, Dossena est l’auteur d’une belle remontée de balle. Il sert alors Del Piero dans la surface de réparation. Le capitaine de la Juve entreprend ce qu’il sait faire de mieux. Il repique intérieur et enroule sa balle, cherchant la lucarne opposée. Mais la balle passe à côté des buts.
Toni qui commençait à disparaitre, est lui aussi remplacé, non pas par Gilardino mais par Iaquinta. La sortie de Toni est un peu à l’image de sa prestation, lente, et laisse entrevoir de la déception sur son visage. Après une frappe peu inquiétante d’Aquilani, Iaquinta se met rapidement en évidence. Suite à un bon travail de récupération, il cède le ballon et lance un appel dans la profondeur. Il est presque idéalement servi mais dans son mouvement il chute, et sa frappe ne peut que finir dans le petit filet extérieure.
Et comme en première période, l’Italie n’est pas loin de se faire surprendre, mais Buffon veille. Sur une balle en profondeur, il est contraint à une sortie aux pieds, qui a plongé le stade dans l’inquiétude l’espace d’un court instant. Peu de travail pour Buffon mais encore une fois réalisé à la perfection. Cannavaro aussi aura l’occasion de se mettre en avant en cette fin de match. Il repousse tout d’abord un ballon qui envoyait un attaquant géorgien face à Buffon avant de réaliser un bon tacle au bord de sa surface et d’éloigner le danger.
Pour finir en beauté
Ce maigre score laissent les tifosi d’Udine un peu sur leur faim. Il reste tout juste deux minutes dans le temps réglementaire lorsque Del Piero est servi dans une position similaire à celle où il a entrepris d’envelopper sa frappe tout à l’heure. Cette fois-ci, il feint la frappe et décale au second poteau. De Rossi jailli et trompe une nouvelle fois Loria. L’Italie mène alors par deux buts à zéro, ce qui constitue le score final.
Trois points bienvenus
L’Italie éprouve régulièrement des difficultés dans ces matchs internationaux de tout début de saison. Avec ces six points, la Nazionale, toujours à court de physique, élément qui ressort clairement de la seconde période, remplit son contrat à la perfection.
L’Italie n’a pas brillé, l’Italie n’a pas flanché, l’Italie a fait le nécessaire et ne se met pas dans une position délicate. La méthode Lippi n’a cependant pas convaincu tous les tifosi …
5. LES PAGELLE
6. ANALYSE
Aquilani en trequartista
Alors qu’on voyait Aquilani dans un rôle plus défensif, c’est à dire dans un milieux à trois classique, les clés de l’organisation offensive lui ont été confiées en seconde période. Dans un rôle de trequartista que Donadoni aimait confier à Perrotta, tout comme Spaletti, le jeune romain avait une lourde mission.
Et comme pour Perrotta, juger son match est source de polémiques. En effet, en ce poste, le joueur passe souvent inaperçu et sa prestation presque invisible si l’on y porte pas attention. Pourtant, on ne peut pas dire que l’on n’ait pas vu Aquilani et qu’il n’ait rien démontré !
La comparaison avec Perrotta semble incontournable. Aquilani touche beaucoup de ballons et en perd peu dans des positions pourtant avancées. ll est capable d’orienter et de servir de pivot à une contre attaque. Mais contrairement à Perrotta il ne cherche pas vraiment à s’infiltrer aux premiers plans, à percer ; il joue plus reculé, en dehors des débats parfois a-t-on envie de dire. De plus, son travail défensif est moindre que celui de son coéquipier à la Roma. Il est vrai qu’en première période, il réalisait un effort louable tant son pressing était important par moment, mais sur les contre attaques, notamment en seconde période, il ne se sentait plus concerné par les débats. L’entrée de Palombo apportait certes de la puissance physique mais il n’en reste pas moins que seuls De Rossi et le joueur de la Sampdoria étaient insuffisants pour contenir l’offensive géorgienne. Heureusement que Camoranesi a de solides capacités défensives et qu’il en a fait usage une nouvelle fois ce soir.
Si Aquilani n’a pas convaincu tout le monde ce soir, on pourra tout de même se satisaire de ses qualités de milieu offensif, un poste où les où les prétendants italiens ne se bousculent pas. Aquilani sera certainement la relève de Perrotta, capable de jouer à ce poste comme en milieu défensif, et c’est une bonne chose puisqu’il offrira des alternatives à Lippi.
Un milieux défensif suffisant ?
Comme il l’a été indiqué, le milieu défensif à deux avec un trequartista avait déjà été mis en place par Donadoni en match de préparation à l’Euro face à l’Espagne (défaite 1 à 0 mais score nul à la pause où des changements importants sont effectués comme la sortie de Pirlo) . Et il était ressorti de ce match, l’insuffisance défensive du duo Pirlo-De Rossi. Non pas une prestation catastrophique loin de là, mais un milieu souvent débordé qui peine, à l’image d’un Pirlo qui a du mal à se placer. L’architecte n’est pas un guerrier ! Contrairement à De Rossi, il n’est pas un habitué de ce milieu à deux.
Si Pirlo et De Rossi se sont quelques fois retrouvés à deux pour défendre en première période, c’est surtout l’entrée de Palombo qui est importante. Elle propulse définitivement le romain en trequartista. Ce qui semble signifier que Lippi est conscience des difficultés de Pirlo à subir un impact offensif dans un milieu à deux. Et que de fait, il faut trouver une alternative. Ce soir, l’essai s’appelait Palombo mais les prochains pourraient se nommer Montolivo ou encore Nocerino.
De Rossi est lui, toujours plus à l’aise dans ce schéma de jeu qui lui colle à la peau. Sa prestation de ce soir n’en est que l’illustration, même si l’on y retirait les buts, De Rossi a ratissé le milieu de terrain de bien belle manière.
Pourra-t-on compter sur un retour à son plus haut niveau de Pirlo et qui saura s’intégrer dans ce milieu à deux ? Ou la solution ne serait-elle pas de sortir l’architecte Pirlo en cas de mis en place d’une telle formation ? L’entrée de Palombo n’est probablement pas anodine … Devant un potentiel offensif plus prononcé, difficile de dire si Pirlo tiendrait le choc ou non. Et les choses ne vont pas en évoluant depuis février dernier …
Construction du jeu
Si beaucoup de critiques fusent autour des derniers matchs de Pirlo, il y a un constat simple que l’on peut faire. Lorsqu’il sort où est absent, la construction devient secondaire, difficile, presque inexistante, et l’on se contente trop de longues balles. Ce but en fin de match n’est que le contre exemple qui ponctue une seconde mi-temps peu flatteuse dans la construction. Simple baisse de forme ou conséquence de la sortie de Pirlo ?! Chacun son avis ! Mais ne disait-on pas que Pirlo n’était pas en forme à l’Euro ? Pourtant, au combien l’a-t-on regretter face à l’Espagne !
Il parait tout de même regrettable que l’essentiel de la construction vienne des milieux défensifs, que ce soit Pirlo ou De Rossi, qui a une nouvelle fois montré ses qualités à ce sujet ce soir. Et c’est en faisant ce constat que l’on est tout de suite moins convaincu par la prestation d’Aquilani qui n’a pas su prendre les choses en main en seconde période.
Une défense solide
Ce soir, on a enfin pou revoir une charnière centrale digne de la Nazionale. Legrottaglie aux côtés de Cannavaro, ça semblait être le dernier choix pour Lippi (qui ne l’avait même pas convoqué face à l’Autriche avant la blessure de Chiellini) et pourtant c’est visiblement le bon calcul. Difficile de parler de révélation lorsqu’une prestation dure … Legrottaglie a été impeccable ce soir. Toujours présent dans le dos de l’attaquant qui fait point d’ancrage, il anéantit à la base même les offensives adverses. Ses “un contre un” sont gagnés, au sol et dans les airs. Il accorde une importance à la relance, peut-être même plus que Cannavaro dans ce match. Seul bémol, sa présence décale Cannavaro à gauche de la défense où il est légèrement moins bon, pour preuves, ses quelques anticipations manquées, ce qui lui arrive quasi exclusivement sur ce côté quelques fois (mais il y a aussi le fait qu’il est tout juste de retour à la compétition).
Pour Zambrotta le verdict est mitigé mais Ancelotti récupèrera un homme en meilleure condition qu’en début de saison. La déception vient de Dossena qui n’a vraiment pas pesé offensivement, ce que son entrée face à l’Autriche avait pu laissé entrevoir. Il faut dire que jouer dans le couloir de Camoranesi et dans celui de Di Natale n’offre pas les mêmes libertés de débordement. Pas de bilan hâtif pour le joueur de Liverpool, juste une petite déception donc, relativement au match de ce soir.
A la recherche d’un attaquant
Lippi cherche un attaquant. Après avoir donné sa confiance à Gilardino, il relançait Toni sorti à la mi-temps face à Chypre. Malheureusement guère plus de mieux pour l’attaquant du Bayern. Presque à la surprise générale, c’est Iaquinta qui est apparu le plus conquérant dans son entrée. Ce soir il a semblé plus efficace que le Grand Toni en seulement vingt minutes de jeu. Là aussi, on ne peut pas croire que Toni ce soit éteint, pas plus que Gilardino ait retrouvé son niveau de Parma du jour au lendemain ou que Iaquinta devienne dès le prochain match titulaire. Dans ce compartiment du jeu, laisser faire le temps pourrait éclaircir la méditation.
Ce qui rassure ce soir en revanche, ce sont les hommes de couloir. Camoranesi a été au moins aussi bon que face à Chypre et il est toujours aussi généreux dans l’effort. Notamment sur le plan défensif où sa couverture est importante. Malheureusement, il parait difficile de lui trouver une doublure qui alterne ces deux facettes. Son absence pourrait devenir problématique s’il continue de la sorte.
De l’autre côté Di Natale aussi est l’auteur d’un bon match mais devant cette Géorgie refermée, il n’a malheureusement pas eu assez d’espace pour s’affirmer. Sur le plan défensif, on peut regretter qu’il ne soit pas aussi complet que Camoranesi. L’éternel discours ! Si Del Piero n’a pas eu beaucoup de temps pour briller ce soir, il a lui aussi de bonnes dispositions défensives et offensivement, il est toujours présent. Mais ce couloir gauche ne lui convient vraiment pas. Il a besoin de revenir plus axial pour être à l’aise. Les profils des capitaines de la Juve et de l’Udinese sont bien différents, un même poste mais des utilisations différentes est sans doute ce que l’on savait déjà et qui se confirme de match en match.
7. FEUILLE DE MATCH
Buts : De Rossi al 16’ p.t. e al 45’ s.t.
Avertissements : Pirlo, Aquilani & Kenia
Italie (4-3-3/4-2-3-1) : Buffon, Zambrotta, Legrottaglie, Cannavaro, Dossena, Pirlo (1′ seconde période : Palombo), De Rossi, Aquilani, Camoranesi, Toni (25’ seconde période : Iaquinta), Di Natale (11′ seconde période : Del Piero).
Remplaçants : De Sanctis, Barzagli, Cassetti, Gilardino
Capitaine : Cannavaro
Entraineur :Lippi.
Géorgie (4-3-3) : Loria, Lobjanidze, Salukvadze, Kaladze, Eliava (1′ en seconde période Kvirkvelia), Monteshashvili (24’ seconde période : Odikadze), Khmaladze, Kobiashvili, Kenia, Mchedlidzde (10’ seconde période : Siradze), Iashvili.
Remplaçants (Kvaskhvadze, Shashiashvili, Kvakhadze, Alekside).
Capitaine : Kaladze
Entraineur : Cuper
Arbitre : Einwaller - Autriche
Temps additionnel : 2 minutes en première période, 4 en seconde
Spectateurs : 22.900 (528 340 euros)
8. VIDEOS
Le premier but
Le second but
Place aux commentaires à présent …
le 11 septembre 2008 à 03h52
Tidosi - tidosi@calciomio.fr
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28 commentaires pour “Retour sur Italie-Géorgie, 2-0”
Bon ça nous fait 6 points, c’est parfait.
Je me pose la question suivante.
Que devient le cas Amauri ? On en a beaucoup entendu parlé puis plus rien du tout. C’est toujours d’actualité ou non ?
l’Italie d’aujourd’hui vit des heures sombres. le peur est de retour, avec tout ce qui va avec : racisme, fascisme, couvre feu militaire dans certaines villes. le foot reflet de la société, plus que jamais : de rossi proche de l’extreme droite, aquilani villieriste (”on paye trop d’impots! y a trop d’immigrés!” cf so foot).
alors ouais, je suis d’accord avec cet article, de rossi a été génial, aquilani a montré des actions de grandes classes! mais ne soyons pas nationalistes, et gardons un regard critique sur des hommes qui par leur statut peuvent influencer la conscience de plus d’un supporter…
si j etais lippi je ferai jouer legrotaglie comme titulaire a la place d ebarzagli et dosena a la place de grosse
Pinelli ce serait dingue de juger la prestation d’un joueur en fonction de ses points de vue politique, surtout qu’Aquilani est pas du tout calé en politique, et pense ce que pensent la majorité des italiens avec ce que les journaux et tv leur rapportent..
mission accomplie 6 pts en 2 match c’est parfait south africa se reproche d’avantage.bonne continuation a lippi et a ses poulains.
forza italia!
superbe article merci Forza Italia!!!!
ouais fab, je suis d’accord avec toi, je prends sans doute tout cela trop à coeur… tu as raison sur les médias et leur poids sur la société en général, mais j’aurai aimé que mes “idoles” soient capables d’un -meme relatif- esprit critique…
Tu sais Pinelli, personne n’a la raison divine. Ils défendraient leurs points de vue aussi bien que tu défends les tiens … C’est fondé sur un vécu, parfois influencé par les médias mais il n’y a pas que cela ! Et qui pour juger celui qui a raison, celui qui a tord ?
moi je suis pour que les joueurs de foot affichent leur idées politiques. pas de soucis, le pluralisme est le garant de la démocratie, meme si c’est plus compliqué que ça. par contre, je m’opposerait toujours au fascisme et au racisme. l’histoire de l’italie a prouvé que le fascisme était un danger pour ce pays : les liens entre les partis et syndicats fascistes et l’Etat ont été au paroxysme meme dans les années 70 (sans parler de musso…). ce n’est pas très important le qui a raison ou qui a tort. tu me avoir une autre opinion que moi. mais à partir du moment où les groupuscules que soutient de rossi organisent des milices pour allez marave des immigrés, je dirais toujours NO PASARAN!
calciomio est un site qui parle de foot, mais le foot englobe tout. je veux pas vous emmerder avec mes idées ou quoi ou qu’est ce, mais je voulais juste dire ma déception de voir des joueurs qui sont des modèles poru des jeunes à la recherche de repère avoir ce type de discours et de comportements.
je viens de lire sur orange sport que le boss de la fédé italienne voulait construire des prisons dans les stades de foot… ben ça me choque, et je pense que il y a la place sur ce site pour le dire. après, si vous ne souhaitez plus parler de ce genre de pb, dites le moi, pas de soucis, je comprendrai… (dsl de prendre autant de place!)
Quel joueur précieux que ce DE ROSSI!!
et une fois de plus bravo pour la justesse et la précision de votre analyse.
j’espère que LIPPI saura instiller peu à peu la nouvelle génération de joueurs que je trouve trés prometteuse .
moii jspr que amauri viendra
J’espère ne pas te décevoir Pinelli, mais le fondement de Calciomio se résume au rectangle vert et en dérive peu ! Alors bien sur, certains évènements qui s’en écartent un peu méritent d’être soulignés … Mais nous essayons de ne pas mélanger sport et politique (qui sont, je te l’accorde, parfois liés). Non pas que ton commentaire ne soit pas le bienvenu, mais il n’entre pas vraiment dans l’état d’esprit de Calciomio. Ta liberté d’expression t’appartient, nous ne désapprouverons ton commentaire que s’il devient vulgaire ou trop hors sujet. Voilà j’espère que tu nous comprendras !
Certains s’offusquent de la volonté de construire des prisons dans les stades italien, mais je vous signale qu’il en existe deja depuis plusieurs années dans certains stade de france tel que le parc des princes avec présence d’un substitut du proc à chaque match….avant de crier au scandale pour ce qu’il se passe dans un autre pays (le mien en l’occurence, crier d’abord au scandale chez vous et faites le ménage chez vous.
Ciao tutti e forza ragazzi, forza ITALIA !!
tidosi, pas de soucis, le msg est passé! palermo : chez toi, chez moi, tu en as d’autres des blagues du meme genre? les français ont utilisé les camps de concentrations avant la 2e guerre mondiale contre les réfugiés anarchistes espagnols, à Argelès par ex! avant de voir des frontières, je préfère voir les hommes qui y sont enfermés… bref!
perso, je ne suis aps contre la venue d’amauri en équipe d’italie,s’il peut permettre au foot italien de s’enrichir!! et puis ce n’est pas gilardino ni toni sur ce qu’ils ont montré en 2 matches qui peuvent la ramener…
Bonne analyse du match. J’espère tout de même que Lippi appellera Cassano en Octobre, car je trouve que le jeu devient trop prévisible avec les lancements incessant sur Toni. Toutes les autres sélections se sont rajeunies, il serait tant que l’Italie accélère le mouvement, surtout que ce groupe de qualification n’est pas insurmontable.
- Montolivo en alternative à Pirlo qui a du mal à retrouver son niveau.
- Il faut également trouver un substitut viable à Zambrotta qui décline de match en match.
Bref 6 points c’est bien, mais il y a un gros boulot pour Lippi afin de rendre la squadra plus compétitive dans 2 ans.
nb: tifoso de la Roma, je me fais du soucis pour le Milan cette année.
N’empêche il est surprenant de remarquer le niveau en déclin de nos champions du monde …
Zambrotta, Pirlo, Gattuso … Je suis dégouté parce que je suis fan de Gattuso (et de pirlo) … En plus c’était pas moins les bons qu’on possédait !
Zambrotta ça devient urgent de faire quelque chose pour le remplacer. Je l’aime bien ça m’embête, je me suis attaché à toute cette génération mais bon il est à l’ouest maintenant …
Pirlo il nous fait du minimum syndical et encore … on le voit plus, sauf pour les coup francs qui ne font plus autant mouche … puis c’est qu’il commence à faire des fautes maintenant !
Gattuso c’est plus difficile à juger faut attendre de le voir plus longtemps sur le terrain.
Le truc qui me lourde c’est qu’on est lent … des joueurs comme Grosso qui sont pas mauvais certes mais qui sont trop lent, on tombe contre des effectifs jeunes (et de plus en plus souvent) qui nous torches trop souvent sur les cotés et en contre attaque. Pourquoi pas essayer des joueurs comme Motta ? Lippi à deux ans pour fournir de l’expérience à des plus jeunes.
Amauri, j’aimerai bien qu’il vienne, parce que entre un Toni qui passe son temps à avoir l’air hagard en se demandant pourquoi il n’a pas marqué alors que le ballon lui passe à un mètre, qui ne fait aucun travail défensif (pourtant un attaquant on a pas pepette à faire) et qui ne participe pas vraiment aux phases de jeux, en plus il est mou ! Par contre tomber dans la surface il y a pris gout, il nous le fait une fois par match. Il a eu toute la phase de qualif pour l’Euro, l’Euro lui même et maintenant et il à toujours pas brillé … ya qu’au bayern qu’il s’en sort, le syndrome Totti peut-être ?
Cassano a sa place, je suis sur qu’avec plus de sélection et donc plus de confiance il pourrait faire des étincelles. Lui, Di Natale, Del Pierro sont des joueurs qui n’ont pas peur de provoquer.
Enfin, dieu merci on a Buffon !
Pinelli : chez moi, OUI car je suis italien. Je vois pas trop le rapport de ta réponse avec mon post, mais ce que je disais c’est que des prisons sous les stade français, ça existe (un ami en a fait l’expérience avec celle du Parc des Princes - ou si tu ne me crois pas chercher sur internet je me rappel que M6 en avait parlé et filmé ds un reportage) et que des supporters français enfermés ds ces cellules sa existent aussi et ça depuis pas mal de temps. Alors que mainetanant des français s’indignent qu’en Italie ils fassent la même chose (sachant que les prob en Italie sont beaucoup plus important que ceux en france) alors même que ces français ne se sont pas indignés quand on a mis ces même prison ds leur propre pays je trouve ça gros quand même.
Retenons juste les 6 points en 2 matchs: C’est l’essentiel. Pour le reste, le rajeunissement de l’équipe par ex; Il se fera sans doute par petite touche au fur et à mesure. On a encore du temps et le grand Marcello n’est pas adepte des coups. Sa réussite, il l’a bâtie par la gestion des hommes qu’il s’avait choisir et par sa capacité a obtenir d’eux le meilleur. Son calme communicatif et son immense expérience du haut niveau force le respect et je me répète surement mais Lippi est sans aucun doute dans mon esprit le meilleur sélectionneur possible pour la squadra! C’est vrais aussi qu’il a du pain sur la planche et que le renouvellement de l’effectif est nécessaire voir indispensable mais il devra se faire aussi naturellement que possible et ces 2 victoires sont aussi positives en ce qu’elles lui permette de poursuivre dans ses prérogatives plus sereinement, avec moins de pressions médiatique. Quant à savoir si De Rossi est fascite… Je ne le connait pas personnellement donc je ne peut me prononcer. Ce que je sais, c’est qu’à la Roma il a quelques coéquipiers au teint plus que matte sans que cela lui pose le moindre problème. Je sais aussi “qu’il ne faut pas croire tout ce que disent les journaux” ou dumoins savoir faire la part des choses ce qui n’est pas toujour aisé il est vrai. Et quand bien même, il a put dire des conneries, il est connu et reconnu en tant que footballeur, pas pour son QI; Beaucoup de joueurs comme lui ont “zappé” les études, ils sont jeunes, influensables et pas toujours pour les justes causes mais on attend pas d’eux des discours (il n’en a pas fait à ma connaissance). Ce qu’on veut c’est qu’il montre sur la pelouse leur (seul?) talent et à ce niveau, De Rossi est admirable 9 fois sur 10. Alors qu’il soit à 1 sur 10 en idéologie (ce qui reste à prouver)…
“L’Italia s’è desta!”
Il y a du progrès depuis samedi, la forme n’est pas encore optimale mais d’ici un mois nous devrions retrouver une squadra bien organisée. Bravo a De Rossi!
Pourquoi nos attaquants ne marquent-ils pas?
bon, bon, je ne devrais pas m’autoriser à reparler de politique, on m’a demandé de plus le faire… mais je dois répondre à momosse, dsl : d’une, les études ne font pas des hommes plus intelligents, juste plus conformiste (je généralise…)y a qu’à voir les mecs qui sortent de l’ENA, lol! les autodidactes, tu as entendus parler? de rossi est énorme sur le terrain, vraiment, il a une vision du jeu exceptionnelle, un culot monstre et une combattivité exemplaire. les “révélations” de so foot, pour pas leur faire de pub, démontrent que s’il n’est pas fasciste, en tout cas il en est proche. après c’est vrai qu’on ne le connait pas particulierement… bref… quant à l’affaire des prisons, je n’avais pas compris ton précédent post, et j’ai répondu à coté, mais je suis d’accord avec toi!
ps : Burundi, j’ai cru comprendre que tu connaissais l’histoire de pinelli!! merci!!!! ça m’émeus…
Le dernier que j’approuve … hein Pinelli ?!
L’une des pires chose à faire est de généralisé (c’est le cas en général…). J’ai fait pour ma part “bac moins 2″ (en comptant mes 3 ans de CAP)… Et j’ai ramé quelques (nombreuses) années dans un atelier de chaudronnerie. Depuis j’ai évoluer pour parvenir à un taf plus gratifiant et moins abrutissant donc oui, j’ai entendu parler des autodidactes.
Pinelli, tu es sans doute un gars valable -ne serait-ce que parce que les dérives extrémistes sur les stades t’interpellent- mais tu extrapole sur De Rossi, sur les prisons dans les stades et c’est bien de le reconnaître comme tu le fait; Donc on remet les compteurs à zéro, personnes n’a gagné ou perdu puisqu’on est tous a égalité pour ce qui nous passionne, le CALCIO!
De Rossi fasciste tu la sors d’ou?
Le problème du renouvellement des générations est réel dans cette équipe. On a une équipe championne du monde qui était déja une équipe U21 exceptionnelle. Beaucoup de champions du monde jouaient en Espoirs dans cette formation qui trustait les titres dans les mid 90s. Alors c’est vrai qu’une équipe de jeunes formidable n’est pas l’assurance de résultats chez les A (cf Portugal) mais le niveau des azzurrini n’engage pas à un enthousiasme débordant, il suffit de voir le parcours catastrophique aux JO. On pourrait intégrer Montolivo chez les A, pour les autres je serai plus circonspect (aujourd’hui).
Le souci de Lippi c’est que la ligne arrière est à la rue: Zambrotta et Cannavaro ne sont plus que l’ombre d’eux mm, Grosso est sympa mais bon, voila et on a toujours le pb du 2nd central (pitié pas Barzagli). On ajoute à ça un milieu en perte de vitesse également mm si c’est moins criant et une attaque en berne et il y a de quoi se poser des questions sur la performance de l’équipe qui se présentera 1) à la coupe des confédérations 2) à La CM 2010 pour défendre son titre (ouais parce que malgré tout ça je suis sur que l’équipe se qualifiera). Sinon gros +1 à Pinelli pour l’ensemble de son oeuvre.
Je pense que la plupart de nos joueurs champions du monde en 2006 sont maintenant à la fin de leur « cycle de bonification » et entrent, certains plus vite que d’autres, dans une phase de régression. Comme nous l’avons tous constaté, ce qui interpelle est la lenteur d’exécution, les phases latérales moins nourries (quid Zambrotta malgrè le respect que j’ai pour lui), une défense moins solide malgré la belle révérence que va tirer il capitano Cannavaro pour laisser progressivement sa place à Chiellini, Pirlo qui assure un minimum, etc….
Inutile de revenir sur nos attaquants : Toni (tuuuuuut… « il n’y a pas d’abonné au numéro que vous avez formé » …tuuuuut), Del Piero (style oui, mais….), etc….
Il n’y a pas de quoi pavoiser, la tâche du CT Lippi va être ardue pour faire redémarrer la squadra, cependant lorsqu’on voit le talent de Buffon, De Rossi, Di Natale, Chiellini, Pirlo (forza), Zambrotta (forza), Gattuso (forza), etc… plus le talent en pleine floraison de Giovinco et Balotelli, je me dis qu’on a encore nos chances.
Celui qui a +2 se nomme DE ROSSI et c’est super; Il est Italien… Comme Balotelli!
DE ROSSI explose et je lis que c’est un nazillon! j’ai du mal à le croire,quant à AQUILANI je n’ai pas bien compris ce qu’il défendait exactement!revenons au premier c’est classe mondiale ce mec,le seul “azzuri ” au niveau avec BUFFON! oui moi aussi j’ai le sentiment que ZAMBROTTA décline ,une des raisons c’est son passage au barça,il n’y a que les attaquants qui s’y retrouvent et encore deux ans au maximum! pour CANNA c’est pareil au real ,ajoutons sa blessure et ses 35 ans ,il ne reviendra jamais à son meilleur niveau ,mais LIPPI en a besoin pour encadrer les nouveaux.il faut noter qu’au real ts les grands joueurs déclinent très vite(zidane ronaldo beckham figo etc…)!par contre n’enterrez pas GATTUSO?le greffier de la calabre a apporté beaucoup en 2eme mi temps contre chypre,laissons le revenir au top physique.pour PIRLO je crois qu’il n’est pas bien physiquement et n’a pas encaissé la saison loupée de milan +l’euro qui s’est arreté en 1/4.pensons à l’avenir une defense ODDO GAMBERINI CHIELLINI GROSSO me parait plausible(la charnière centrale est ds la tete du c.t)DOSSENA s’est plutot bien débrouillé par contre CASSETTI m’a fichu la trouille!l’talie a les bons joueurs à ts les postes ,LIPPI les essaiera tous il est plus compliqué de trouver la bonne formule avec les bonnes doublures mais faisons lui confiance.
Forza Italia Per Sempre =L
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