pugliese007, le 04 July 2012 - 21:22, dit :
Salut,
Concernant les 3 capi UCN de Bari, y'a rien de véridicte; juste un journaliste qui a fait scandale.
Aucunes preuves d'entrées d'argent sur le compte des 3 leaders, et c'est inimaginale de demander à son équipe de perdre un derby.
Je peux te l'assurer, la rivalité qu'on a, à l'encontre de Lecce est impressionnante voir même dangereuse
(l'année passée, j'ai assisté au fameux 0-2 avec le but csc de Masiello, ça brûlait et explosait dans tous les sens)
Sur youtube, tape bomba carta bari lecce.. ça se passe de commentaires.
Pour moi dans cette histoire, le plus ridicule, c'est que la justice italienne ait relâchée Masiello qui a avoué truquer des matchs
Pauvre calcio

Disons que, en réalité, que ce soit vrai ou non, moi ce qui me fait sourire c'est que journalistes comme anonymes se plaisent à rappeler volontairement (ou dans d'autres), que ce sont des Ultras qui sont mêlés à l'affaire (à croire que c'est un plaisir d'ajouter ce terme comme un adjectif dépréciatif...) alors que le terme "supporters" plus général suffirait largement(même si plus exactement dans ces cas là le terme criminel suffit). C'est marrant cette chasse aux sorcières ainsi que cette haine anti-Ultras. A la rigueur, ce non-intérêt, je le respecte, là n'est pas le problème. Ce qui me dérange vraiment par contre, c'est de voir que beaucoup usent des mêmes procédés qu'ils reprochent par exemple aux Français lorsqu'ils parlent du Calcio Italien, à savoir leur méconnaissance, et leurs haine non dissimulées...
Et puis, pour en revenir aux magouilles, elles existent de la même façon dans d'autres associations, dans les clubs directement affiliés aux clubs, mais aussi au sein même des clubs avec des dirigeants peu scrupuleux qui s'en mettent fréquemment plein les poches. C'est le calcio dont son ensemble qui est pourri comme l'a encore mis en évidence l'affaire du calcioscommesse. Alors réduire le mouvement Ultra a des escroqueries qui finalement existent dans tous les pans de la société et du sport, c'est dérangeant. Oui là comme ailleurs, des dérives existent, ce n'est pas pour ça qu'il faut jeter l’opprobre sur tout une culture...
Merci à toi Pugliese d'avoir remis les choses à leurs places.
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Petit mot à propos du match amical Rapid Vienne - AS Roma.
Pas mal de Romains sont venus en secteur dont environ 80 ultras. Une très large majorité des présents faisaient partie de la Nord même si on a pu noté l'absence remarquée des Fedayns. Egalement quelques capi de la Sud présents, bref belle mobilisation pour un match de pré-saison.
On aurait pu s'attendre à une entente avec les autrichiens vu les liens avec le Pana, mais finalement l'atmosphère sera assez électrique à cause des tifosi du Rapid qui ont également fait le déplacement.
Bonne ambiance, de bons chants, un Zeman toujours adulé, bref la tifoseria Romanista a fait une nouvelle belle démonstration de sa présence derrière les siens.
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Sinon, un peu d'histoire maintenant. Pour Cedgenin

pour répondre à un post lu sur un autre topic, la Fossa Dei Leoni a bien été le premier groupe Ultra d'Italie, fondé en 1968. Ce nom fait référence à l'ancien terrain d'entrainement de l'équipe Milanaise qui était surnommé de cette façon. Les Boy's de l'Inter ont suivi en 69. La ville Milanaise a donc été un des coeurs du début du Mouvement. En revanche, le premier groupe adoptant la dénomination Ultra' en Italie, et se répondant comme tel fut les Tito Cucchiaroni de la Sampdoria de Gènes du nom d'un ancien joueur Argentin. Les Ultras Granata du Toro ont ensuite suivi avant que le phénomène ne se propage à toute l'Italie. A leurs débuts, on peut noter que beaucoup de groupes ont adopté des noms à forte connotation politique (mais aussi guerrière). Pourquoi ? Ceci va de pair avec les forts bouleversements que connait le pays ; l'année 68 en Italie comme ailleurs marque un vrai tournant dans la société ; d'où des termes tels que Brigate, Nuclei Armati ou Commando. Les années 60 - 70 sont marquées par un terrorisme fort et de grandes manifestations organisées dans tout le pays.
Ce qu'il est intéressant de noter au départ, c'est que à l'inverse du mouvement supporter Anglais, d'origine pauvre (la Working Class) rassemblant beaucoup de jeunes défavorisés, le Mouvement Italien rassemble lui des jeunes de 15 à 25 ans, lycéens, étudiants ou fils de bonne famille. Si l'état difficile dans lequel se trouve le pays a été un des moteurs du début du phénomènes, il ne faut pas non plus l'assimiler à une mode révolutionnaire ayant simplement pour objectif de se faire une place dans la société Italienne. Néanmoins, le contexte de ces années reste la base de la forte politisation des premiers groupes. Les jeunes à l'origine de ces entités baignent eux même dans une société et un cadre familial où les idéaux politiques sont très présents. La politique fait partie de leur vie quotidienne, d'où le terme d'ailleurs de "Génération Militante". Ceci explique en partie pourquoi on a (et c'est encore le cas aujourd'hui) pu voir nombres de groupes arborant des signaux politiques, le stade n'étant finalement que le prolongement de leur vie quotidienne. Fréquemment, l’émergence de ces groupes s'est caractérisée par un lieu géographique de base. Pour reprendre l'exemple des Tito que je connais bien, au départ, les membres du groupes faisaient tous parti du quartier de Sampierdarena. Ils avaient l'habitude de se retrouver dans un bar, de fréquenter le même lycée. C'est une constante dans les débuts de tous ces groupes. A la base, on retrouve un groupe de quelques personnes se connaissant déjà sur un territoire bien déterminé. Bref, voici pour le très bref historique, je ne vais pas me relancer dans un énième pavé qui n'intéressera personne.
Enfin, pour en revenir à la Fossa Dei Leoni tout de même puisque je suis parti de ça, l’auto-dissolution du groupe en novembre 2005 a sonné comme un véritable coup de tonnerre dans le panorama Ultra. Tout d'abord car l'unité au sein du groupe a toujours semblé régner. Et surtout car il s'agissait du plus ancien groupe d'Italie. Des désaccords avec les autres groupes Milanais ainsi que des tensions internes à la tribune ont finalement pris le dessus. La disparition du groupe a néanmoins marqué un vrai tournant dans l'ensemble du mouvement Italien.