Mauro Zarate est revenu à la Lazio sur la pointe des pieds, conscient qu’il doit se racheter auprès de ses supporters. L’attaquant argentin a décidé de faire profil bas et de se mettre au boulot. Pour une renaissance ?
Souvenez-vous de lui, ce joueur qui a enchanté les tifosi laziales dès son arrivée du Qatar en juillet 2008, sous forme de prêt avec option d’achat. Lors de la première journée de championnat contre Cagliari, il inscrit un doublé. A la fin de la saison, il impressionne l’Italie entière grâce à des actions individuelles dignes des plus grands ainsi qu’une victoire en Coupe d’Italie contre la Sampdoria dont il a été le principal artisan en menant une équipe biancoceleste assez médiocre vers un trophée que le club n’avait plus remporté depuis 2004. Le club ennemi de l’AS Roma croit à cette époque enfin trouver une idole susceptible de rivaliser avec la star adverse, en l’occurrence Totti. Ainsi, grâce à cette saison brillante (16 buts au total), la Lazio lève son option d’achat, estimée à 23,5 millions d’euros. Il s’agit du plus gros transfert du club sous l’ère Lotito. Mais après le départ de Delio Rossi, les deux saisons suivantes ont été plus difficiles pour lui, le laisser aller de Ballardini conjugué à la rigueur défensive trop stricte de Reja l’empêchent de progresser. Ce dernier l’incite à partir sous prétexte qu’il ne donne pas assez le ballon. Faute d’avoir trouvé un club susceptible de fournir une offre suffisante aux dirigeants Laziales, Zarate enfile la tunique de l’Inter Milan en toute fin de mercato la fin de saison passée sous forme de prêt payant moyennant 2,7 millions d’euros et une option d’achat à 15 millions.
Dans une équipe milanaise désorganisée et en fin de cycle, “Maurito” est complètement perdu. De plus, ces rapports avec Ranieri sont exécrables, il disparait même régulièrement des feuilles de matches. Stramaccioni lui redonne un peu de temps de jeu en fin de saison où il retrouve quelques sensations avec deux buts décisifs contre le Genoa (match que l’Inter Milan remporte 5-4) et contre Cesena (2-1). Tout cela n’est évidemment pas suffisant pour que le président Moratti lève l’option d’achat qui est bien trop chère pour un joueur qui n’a disputé que 10 matchs comme titulaire en championnat durant toute la saison. Logiquement, il retourne à la Lazio en juin dernier sur la pointe des pieds, club que son agent a avoué en mars dernier que son poulain considérait comme sa maison. Il a par ailleurs déclaré qu’il n’aimait aucun autre club au monde à part Velez son premier club professionnel pour lequel il pense en fin de carrière jouer gratuitement. Aveu démagogue ou pas, il se réentraine depuis le mois de juillet avec ses coéquipiers laziales. Pektovic, son nouvel entraîneur bien plus ambitieux qu’Edy Reja dans le jeu, semble apprécier sa percussion et la folie qu’il peut apporter dans ses dribbles. L’attaquant argentin retrouve le sourire et enthousiasme qu’il avait perdu lors de la fin de son premier passage à Rome.
L’objectif avoué cette saison de Zarate est de retrouver les sommets de la Serie A et de faire réentendre parler de lui dans le monde du football dans la mesure où la saison dernière il avait disparu de la circulation dans l’effectif pléthorique de l’Inter Milan. Pour le club, l’objectif est de lui faire retrouver une valeur marchande pour mieux le revendre à l’avenir, puisqu’il avait, rappelons-le, été acheté à 23,5 millions d’euros à Al Sadd. Avec pour coéquipiers, Hernanes, Klose et Lulic en attaque, il peut redevenir honnêtement très performant sur le front de l’attaque laziale. Auteur d’une préparation d’avant-saison convaincante, Zarate arrive à un point crucial de sa carrière, se relancer ou plonger. La balle est dans son camp.
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