Dybala doit démarrer fort !

La Serie A va très prochainement reprendre ses droits, et sauf incroyable retournement de situation, Paolo Dybala fera partie de l’aventure turinoise. Et malgré une finale de Champions League où il aura été transparent, il a largement participé aux titres gagnés par la Juventus. Et une « Joya » qui prendra ses responsabilités facilitera un départ canon des Bianconeri.

Par Joseph Cocilovo publié le 16 Juil 2017

Comme la plupart des joueurs ou supporters de la Juventus, Dybala a encore la « gueule de bois » de cette frustrante défaite face au Real Madrid. Il fait malheureusement partie de ceux qui, sur le terrain, ont eu une absence de 45 minutes qui ont compromis toute chance de victoire. Cependant, résumer la saison de l’Argentin là-dessus serait une erreur contreproductive. Car à l’instar de Mandzukic, il fait partie de ceux qui se sont transcendés grâce à la refonte tactique orchestrée par Allegri. Le paradoxe de l’ancien palermitain réside dans le fait qu’il se montre bien plus décisif offensivement depuis son retrait d’un cran sur le terrain. En Serie A, il a joué 11 matchs en tant qu’avant-centre « pur », en soutien de Gonzalo Higuain. Dans cette position, il comptabilise 4 buts et 2 passes décisives. Une statistique « faible » qui s’explique par ce rôle de soutien de son compatriote. Le souci venait plus d’un sentiment de bridage de son potentiel, une barrière qui ne lui permet pas de s’exprimer et de montrer son talent balle au pied sur le terrain. Allegri l’a vu, et il a pris les mesures nécessaires.

Le joyau de la couronne

Il serait illusoire de dire que le 4-2-3-1 a été mis en place pour lui. Néanmoins, il est de ceux à qui il a été le plus bénéfique. En effet son nouveau rôle de numéro 10 lui sied comme un gant. En 25 apparitions sous sa nouvelle mue, il a marqué 15 buts et délivré 5 passes décisives, des statistiques plus révélatrices de son talent. Tout cela s’explique par une liberté de mouvement plus présente, il n’est plus le soutien de l’attaquant et peut se permettre de jouer pour lui. Mais bien entendu, de nouveaux droits impliquent de nouveaux devoirs, et c’est dans l’apport défensif qu’il doit maintenant beaucoup plus s’impliquer. Il doit dorénavant développer un volume de jeu bien plus conséquent, et mettre au diapason chacun de ses coéquipiers. Pressing, relance, surnombre, voilà toute la panoplie qu’il doit désormais déployer dans l’entrejeu turinois, pour tirer son équipe vers le haut. Et si, pour lui, la deuxième partie de saison fut une réussite, tout cela est maintenant passé et il faut regarder vers l’avenir.

Symbole, renouveau et stabilité

La Juventus n’a plus grand-chose à prouver sur la scène nationale, il est vrai. Mais dans le football comme dans la vie, le plus dur n’est pas d’atteindre les sommets, mais d’y rester. Et si la Juve a quasiment tout raflé ces 6 dernières années, la montée en puissance des autres cadors de Serie A nous promet une lutte acharnée la saison prochaine. Les premières journées seront décisives, autant psychologiquement, qu’au niveau comptable. Et la plus grande responsabilité de Dybala demeure ici, dans la capacité à se dépasser pour son équipe, et au final, la faire gagner. Il devra avoir une concentration constante, tirer le meilleur de lui-même, de ses qualités. Les dirigeants turinois ont décidé de lui faire confiance, de lui donner les clés de l’entrejeu, pour les mener à la victoire finale, en Italie, et dans leurs rêves les plus fous, en Europe.

Joseph Cocilovo

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