Del Neri finalement à Udine

L'aventure de Giuseppe Iachini sur le banc bianconero n'aura duré que le temps d'un été. Pour le remplacer, le club a fait appel au frioulan Luigi Del Neri. Mais est-il vraiment l'homme de la situation ?

Par Gilbert Simonutti publié le 13 Oct 2016

Udinese

D’après la famille Pozzo, Giuseppe Iachini était l’homme idéal pour créer un nouveau cycle qui aurait permis à l’Udinese de retrouver un cercle vertueux après quelques saisons difficiles. Sans être médisant, depuis le départ de Francesco Guidolin, les cycles pour les entraîneurs sont très courts à Udine et celui de l’ancien coach de Palermo n’a pas échappé à la règle. Comme avec Stramaccioni et Colantuono avant lui, les dirigeants bianconeri se sont trompés. Iachini n’a certes pas toutes les fautes mais il y a mis du sien pour écourter son séjour dans le Nord-Est de l’Italie. Une préparation jugée très légère par les habitués du Bruseschi, des choix tactiques peu judicieux, des recrues peu ou mal utilisées sur le terrain et surtout des résultats dans l’ensemble décevants n’ont pas joué en sa faveur au moment de faire un choix. Si à cela vous ajoutez qu’il n’a pas lié avec la Piazza comme on dit dans la Botte, vous obtenez un limogeage au bout de sept matchs et de trois petits mois de travail.

Premier frioulan sur la banc depuis 1994

Pour le remplacer, c’est Luigi Del Neri qui a obtenu les faveurs des dirigeants. Ancien joueur du club lors de la double montée de la Serie C à la Serie A à la fin des années 70, originaire d’Aquileia (40 km au sud d’Udine), l’ancien coach du Chievo incarne la nouvelle politique « Kilometre zero » que l’Udinese commence gentiment à mettre en place dans ses équipes de jeunes. Un Frioulan, le premier depuis Adriano Fedele en 1994, à la barre dans l’espoir de remettre en selle une équipe qui flirte dangereusement avec la zone rouge depuis quelques saisons. A défaut d’être conquis, les tifosi sont tout de même satisfaits de voir l’un des leurs prendre en main l’équipe. Toutefois, le choix de Del Neri semble un peu celui de la dernière chance. Passé à la Juve au plus mauvais moment, il est depuis sur la pente descendante. Sa dernière saison à l’Hellas Verona s’est soldée par une relégation même s’il faut lui accorder que Mandorlini avait laissé une situation quasi désespérée à son successeur. La question est maintenant de savoir s’il est en capacité de remonter la pente et d’y entraîner l’Udinese avec lui. Si un certain scepticisme quant à sa réussite subsiste, De Neri mérite au minimum le bénéfice du doute. Il devra commencer à lever ceux qui entoure l’énigmatique Udinese dès samedi contre la Juventus. Malgré l’esprit de revanche qui l’habitera, on a connu plus simple comme début.

Gilbert Simonutti

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