Les chroniques d’OM-Milan AC : Part II 

Les chroniques d’OM-Milan AC : Part II

Les chroniques d’OM-Milan AC : Part II

L’OM, après avoir réalisé la sensation de sortir le Milan de la Coupe d’Europe 1991, éliminera avec la manière le Spartak Moscou en demi-finale puis échouera aux tirs au but en finale, face à l’Etoile Rouge de Belgrade, malgré une domination de tous les instants.

L’année suivante, en 1992, les phocéens se font sortir lors du tour préliminaire de la Champions League face au Sparta de Prague, alors qu’ils menaient 3-0 à l’aller…une faute professionnelle qui ne sera pas sans conséquences. En fin de saison, après un nouveau titre de champion, Papin, alias JPP fait ses adieux à l’OM au soir d’un OM-Cannes qu’il marquera de son sceau en inscrivant un dernier but ; il annonce au public son départ pour le plus grand club du monde, l’AC Milan, afin de remporter la Coupe d’Europe. Ce soir là, personne ne le sait, mais son acolyte Chris Waddle dispute également son dernier match avant de rentrer sur son île natale. Le transfert de Papin à Milan est LE transfert du mercato estival ; un match amical entre les deux clubs aura même lieu afin de finaliser le transfert. Au Vélodrome, c’est l’OM qui l’emportera 1-0…but de Papin qui disputait ce soir-là son dernier match sous le maillot bleu & blanc.

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Après un an d’intermède (Scudetto pour la Samp), le Milan reprend le pouvoir en Italie en 1992 avec à ses ordres un jeune entraîneur de qualité, Fabio Capello et continue sur sa lancée, atteignant cinquante-huit rencontres sans défaite en championnat lors du mois de février 1993. Dans le même temps, après un an de suspension, le Milan retrouve l’Europe, la grande, la Champions League, réalisant un parcours d’anthologie : dix matchs, dix victoires dont une magnifique victoire à Porto grâce à une papinade de Djipipi.

Pourtant l’armada milanaise connaissait une baisse de régime, une fatigue certaine et surtout commençait à subir les répercutions de la blessure de son champion, Marco Van Basten, lequel après quatre mois de repos forcé, ne récupérait pas son niveau d’avant. Le Milan, en cette fin de saison, est plutôt sur les rotules, ne gagnant qu’une seule rencontre au cours des dix dernières de Serie A, suffisant cependant pour remporter le titre étant donné l’avance accumulée lors des premiers mois. Malgré cette méforme, c’est en grand favori que le Milan se présente à Munich ce 26 Mai 1993, face à lui on retrouve de nouveau l’outsider marseillais, bien moins brillant que l’OM de 1991 mais misant plus sur des qualités de courage, de physique que sur une technique exemplaire. La double confrontation de 1991 est encore dans les esprits, les milanais veulent tout faire pour laver l’affront de l’élimination du Vélodrome et effacer l’image négative qu’ils ont donné en quittant la pelouse deux ans plus tôt.

L’ambiance est électrique pour cette finale, les supporters marseillais, qui craignent Papin, sont ravis en voyant le francese sur le banc des remplaçants. Le match ressemble à ce que l’on pouvait imaginer avec une équipe marseillaise regroupée et qui tente de percer en contre avec Vollër et Boksic mais c’est le Milan qui met la pression se créant de nombreuses occasions par l’intermédiaire de Massaro et Van Basten. Mais dans les buts phocéens, un jeune gardien du nom de Fabien Barthez, fait des parades toutes plus belles les unes que les autres, semblant en état de grâce.

Juste avant la mi-temps, l’OM va se créer sa seconde (et unique) action de la rencontre après une tentative infortune de son attaquant croate en début de match. Les deux équipes sont sur le point de rentrer aux vestiaires sur ce score nul et vierge lorsque l’arbitre accorde, à tort, un corner en faveur des marseillais. Petite cause, grande conséquence : le corner frappé par Abedi Pelé trouve la tête de Basile Boli, lequel prend le dessus sur Franco Baresi et Frank Rijkaard et bat Sebastiano Rossi, l’OM prend l’avantage au score à la dernière minute, sur ce qui sera sa seule « frappe » cadrée de la rencontre.

La seconde mi-temps malgré une pression milanaise désorganisée et l’entrée de Papin ne changera rien à l’histoire ; les marseillais seront peu mis en danger au final durant les quarante-cinq dernières minutes de jeu. Comme deux ans auparavant, l’OM a surpris Milan tactiquement ; cette fois c’est le piège du hors-jeu qui a fonctionné à merveille, la solidarité marseillaise faisant le reste ce qui découragea peu à peu les rossoneri. L’OM allait offrir sa première (et unique pour l’instant) “Grande” Coupe d’Europe au football français, la Champions League, en battant l’ogre milanais. Tout le monde retiendra cette date, 26 Mai 1993, comme celle du changement de mentalité des footballeurs français lesquels avaient appris à l’emporter, Deschamps, le soir du 12 Juillet 1998, n’hésitant pas à dire que le victoire de la France en Coupe du Monde était due à la victoire de l’OM de Tapie cinq ans plus tôt. Pourtant, cette finale n’aurait jamais dû, au vue du match, être remportée par les olympiens qui, s’ils firent preuve de courage, étaient ce soir là inférieurs à leur adversaire. En 1991, l’OM perdait une finale qu’il n’aurait jamais dû laisser filer, deux ans plus tard, c’est de nouveau l’équipe dominée qui faisait la fête au terme de la rencontre…l’incertitude du sport diront les passionnés…

Cependant, cette rencontre, qui reste la dernière entre les deux clubs, se sera également jouée sur la fraicheur des joueurs, les milanais étant complètement cuits. Seul Baresi se sauva ; le jeune Maldini et Rijkaard furent décevants tout comme les milieux Donadoni et Albertini. Van Basten fut presque transparent tout au long du match. Le seul, avec Lentini, à être vraiment en forme fut Massaro, mais lorsqu’on est avant-centre, on se doit de ne pas gâcher autant d’actions de but, surtout en finale de coupe d’Europe. Un mot sur l’après match qui durera plusieurs années, Marseille finira pris la main dans le sac pour tentative de corruption en championnat de France quelques semaines plus tard et un de ses joueurs Jean Jacques Eydelie dénoncera beaucoup plus tard des pratiques de dopage dans le vestiaire phocéen, notamment avant cette finale de Champions League, aveux ? affabulations ? Reste qu’il y a désormais prescription et qu’au Milan AC, on ne l’a jamais vraiment avalé.

L’Homme du match

La tentation est grande de parler de Basile Boli, lui qui est devenu à jamais le héros marseillais pour son but, sa joie étant souvent mise en parallèle avec ses larmes de Bari ( lieu où s’est déroulée la finale perdue face à l’Etoile Rouge de Belgrade en 1991). Mais pour nous, l’Homme de le rencontre sera Daniele Massaro, l’attaquant Milanais, lequel aura condamné son équipe par son criant manque d’efficacité. Un an plus tard, les rossoneri seront de nouveau présents pour la finale de la Champions League, face au Barça et ce soir-là, Massaro inscrira les deux premiers buts du triomphe milanais (4-0), comme quoi la frontière entre maudit et héros est parfois ténue…il en sait quelque chose, lui qui manquera également un des tirs aux buts en finale de la World Cup 94 face au Brésil…

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Toujours est-il que seize ans plus tard, l’OM après un passage en D2 française, affaire VA/OM oblige, connaîtra du temps pour revenir sur le devant de la scène (malgré deux finales perdues en Coupe Uefa en 1999 & 2004). Du côté milanais, le club a su se maintenir tout en haut, remportant encore quelques Champions League (après une traversée du désert de 8 ans), mais connaît depuis deux/trois ans une certaine chute de performance, vivant sur son passé et désormais obligé de compter ses sous. Cette double confrontation entre l’OM et le Milan sera l’occasion pour certains nostalgiques de retourner en enfance, pour les marseillais de se croire revenus sur le toit du monde, pour les milanais d’effacer les mauvais souvenirs de ces défaites cruelles face aux olympiens. Peu importe le résultat, l’ambiance du côté de Marseille risque d’être au rendez-vous, une rencontre qu’il ne faudra manquer sous aucun prétexte.

le 15 septembre 2009 à 08h30
Benjamin Berthod - schuminator@calciomio.fr



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4 commentaires pour “Les chroniques d’OM-Milan AC : Part II”

silviotain    le 15 septembre 2009 à 9:51

j’espere pas perdre la figure ce soir!!!
a cause de berlusc and co
deja ya pas borielo dihio c’est un bon signe


xiaoploumi    le 15 septembre 2009 à 9:52

L’article est plus impartial que la première partie et donc meilleur pour le lecteur. Félicitation à l’auteur qui l’a rédigé.


blaye    le 15 septembre 2009 à 12:43

je ne sent pas ce match pour le milan… j’espere me tromper !


bart    le 15 septembre 2009 à 20:15

Un père marseillais, moi fan du Milan AC et de ses défenseurs Baresi, Maldini, Costacurta.

Que de souvenirs…


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