Calciostory : Lazio-AS Roma 2010, opposition contrastée

Le 18 avril 2010, la Lazio accueille son voisin et ennemi de tant de batailles dans le cadre d’une partie placée sous haute tension. A cinq petites journées de la ligne d’arrivée, cette opposition de style et de dynamique rajoute ce brin d’excitation qu’un derby romain adore réclamer. Entre une écurie qui vise le titre et l’autre devant assurer son maintien, la lutte s’annonce intense.

Par Anthony Maiorano publié le 15 Avr 2018

D’un côté, une Lazio collectionnant les désillusions et toujours pas assurée de sa permanence dans l’élite. En face, l’AS Roma du vieux sage Ranieri qui reste elle sur cinq affirmations d’affilée et semble surfer sur la bonne vague après un début d’exercice hésitant. Mieux encore, elle a profité sept jours auparavant du faux pas de l’Inter sur le terrain de la Fiorentina pour lui subtiliser la place de leader pour la première fois depuis le début. Une situation dérangeante pour son éternel rival qui ambitionne avec malice de le faire trébucher. Un piège à louve mis sur pied par le coach Edy Reja qui s’appuie sur un solide 3-5-2 et un entrejeu agressif souhaitant faire déjouer les métronomes De Rossi et Pizarro mais également bloquer les couloirs en comptant sur Lichtsteiner et Kolarov. Aux avants-postes, Rocchi et Floccari sont alignés d’entrée. La Roma riposte avec un 4-3-3 qui peut se substituer en cours de match en 4-3-1-2 et qui voit le capitaine Totti agir en soutien des deux attaquants que sont Vucinic et Toni.

Des leaders fantomatiques

Les maîtres des lieux entrent mieux dans la rencontre, avec une supériorité au milieu de terrain assez évidente. Et même si le défenseur Stendardo doit hisser drapeau blanc après seulement quatre minutes, la détermination reste elle intacte. Les latéraux Cassetti et Riise sont dans leurs petits souliers et peinent terriblement à apporter le surnombre. Du coup, les situations offensives ne sont de loin pas légion pour Totti et consorts. Et même si ce dernier revient très bas à la recherche désespérée de ballons, il est automatiquement muselé par le bulldog Brocchi. Devant, Toni a une peine du diable à conserver le cuir et faire remonter les troupes, surveillé de près par Dias. Et c’est en toute logique que Rocchi, bien lancé dans le dos d’un Burdisso léthargique, ouvre la marque tout en souplesse et lucidité. Pour le Vénitien, il s’agit de sa cinquième réalisation en douze derbys. Une partition offerte pas du tout au goût du coach romain, qui prend son courage à deux mains en proposant une douche anticipée à De Rossi et Totti. Un choix fort et payant. La marque des grands techniciens.

Une histoire de penalty

Taddei et Menez remplacent les deux symboles romains. Le but ? Reconquérir la possession du ballon et forcer la décision sur les ailes. En l’espace de cinq minutes, le derby va basculer et prendre une tournure ébouriffante. Kolarov, en chaleur, se joue de Taddei et Cassetti et offre à Floccari la possibilité de prendre une sérieuse option sur l’enjeu. Lamentablement exécutée et repoussée par Julio Sergio, la tentative du Transalpin donne littéralement des ailes au rival qui bénéficie à son tour du fait de jeu identique. Une aubaine pour Vucinic, peu en vue jusqu’à présent, qui remet les deux équipes en équilibre avant d’envoyer un missile des suites d’un coup-franc bien placé et tiré en plein centre des buts d’un Muslera pantois. Malgré certaines situations bouillantes initiées principalement par le feu follet Zarate, le score restera lui figé jusqu’au terme. Cela faisait huit ans que la Roma ne s’affirmait pas lors des deux derbys de la saison et récupère à nouveau le statut de chef de file. Avant de subir une étonnante et navrante défaite une semaine plus tard à domicile face à la Sampdoria, la condamnant à terminer à deux points du titre. Tout ça pour ça !

Anthony Maiorano

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